On the Road to Aachen #10 – Uma O'Neill "Les plus grandes réussites se construisent dans la constance."

Français/English/Español --------------- À l’approche des Championnats du monde FEI 2026 d’Aix-la-Chapelle, Le Mag’Équestre part à la rencontre des cavaliers qui s’apprêtent à écrire une nouvelle page de l’histoire du sport équestre. À travers cette série exclusive, découvrez les parcours, les chevaux, les philosophies et les ambitions de ceux qui porteront leurs couleurs sur la mythique piste de la Soers. Des témoignages authentiques où se mêlent passion, travail, émotions et quête de performance au plus haut niveau mondial. De l’expérience des grands rendez-vous aux rêves de gloire, chaque cavalier nous ouvre les portes de son quotidien avant le grand défi d’Aachen. Bienvenue dans « On the Road to Aachen », au cœur de l’aventure des Championnats du monde 2026. Bonne Lecture !

JEUX EQUESTRES MONDIAUX D'AIX-LA-CHAPELLE 2026 !

Samuel Benibre

8/6/202627 min read

À quelques jours des Championnats du monde FEI d'Aix-la-Chapelle 2026, Le Mag'Équestre poursuit sa série « On the Road to Aachen », consacrée aux cavaliers qui s'apprêtent à écrire une nouvelle page de leur carrière sur la plus grande scène mondiale.

Cette semaine, nous prenons la direction de la Nouvelle-Zélande pour rencontrer Uma O'Neill, qui disputera à Aachen son premier Championnat du monde Seniors. Aux côtés de Luigi d'Eclipse, son fidèle partenaire avec lequel elle évolue depuis plusieurs années, la cavalière néo-zélandaise incarne une génération bâtie sur le travail, la patience et la régularité.

Dans cet entretien exclusif, Uma revient sur le chemin parcouru jusqu'à Aachen, sur la relation unique qui l'unit à Luigi, sur la richesse de l'héritage équestre néo-zélandais et sur les enseignements qu'elle retire d'un parcours où chaque étape compte davantage que les résultats eux-mêmes.

©Sara Shier

Bonjour Uma. Pour commencer, que représente pour vous le fait de porter la fougère argentée néo-zélandaise lors des Championnats du monde FEI 2026 d'Aix-la-Chapelle, l'une des compétitions les plus prestigieuses de notre sport ?

Porter les couleurs de la Nouvelle-Zélande est une immense fierté.

Représenter son pays lors d'un Championnat du monde est déjà quelque chose d'exceptionnel, mais le faire dans un lieu aussi mythique qu'Aachen rend cette expérience encore plus particulière.

C'est un objectif que je poursuis depuis longtemps.

Depuis le début de notre projet, toute notre équipe avait fait de ces Championnats du monde un véritable but, et voir ce travail se concrétiser aujourd'hui est extrêmement gratifiant.

Cette qualification ne représente pas uniquement une réussite personnelle.

Elle récompense aussi toutes les personnes qui travaillent chaque jour à nos côtés.

Arriver à Aachen avec Luigi en pleine forme donne encore davantage de sens à tout ce que nous avons construit ensemble ces dernières années.

En regardant le chemin parcouru, y a-t-il un moment particulier qui, selon vous, a véritablement marqué votre accession jusqu'à ces Championnats du monde ?

Honnêtement, je ne pense pas qu'il y ait eu un instant précis où tout a changé.

S'il fallait retenir une seule chose, ce serait probablement la régularité.

Notre progression est le résultat d'un travail quotidien, réalisé pendant de nombreuses années.

Nous avons avancé étape après étape, en prenant le temps d'apprendre de chaque expérience, de chaque concours et de chaque difficulté rencontrée.

Notre priorité a toujours été de construire quelque chose de solide, afin que Luigi comme moi soyons pleinement prêts lorsque cette opportunité se présenterait.

Avec le recul, je crois que cette patience et cette constance ont été les véritables clés de notre qualification.

Luigi d'Eclipse vous accompagne tout au long de cette aventure. Comment votre relation a-t-elle évolué et pourquoi est-il, selon vous, le partenaire idéal pour un championnat comme Aachen ?

Aujourd'hui, Luigi a quinze ans et nous avons véritablement grandi ensemble.

Notre relation s'est construite au fil du temps, et cette confiance mutuelle est quelque chose que l'on ne peut ni accélérer ni improviser.

Nous nous connaissons désormais parfaitement.

Je sais comment il réagit, ce qui le met en confiance et ce dont il a besoin, tandis que lui connaît ma façon de monter et de communiquer avec lui.

Une autre particularité rend cette histoire encore plus belle : Luigi a déjà découvert Aachen lorsqu'il était jeune cheval.

Pouvoir revenir aujourd'hui dans ce stade avec lui, à l'occasion d'un Championnat du monde, est donc particulièrement émouvant.

Il possède toutes les qualités nécessaires pour une échéance de cette importance : de l'expérience, énormément de respect des barres, un excellent mental et une vraie capacité à s'exprimer dans ce type d'environnement.

Je crois sincèrement que le cadre unique d'Aachen lui correspond parfaitement.

Au cours des derniers mois, vous avez affronté certaines des plus grandes compétitions nord-américaines, du Hampton Classic à Spruce Meadows en passant par le circuit Major League Show Jumping. En quoi cette expérience vous a-t-elle préparée pour Aachen ?

Nous avons eu la chance de participer à des concours absolument extraordinaires.

En réalité, notre préparation pour Aachen a véritablement commencé dès l'été dernier.

Chaque étape de cette saison avait été pensée dans cette perspective.

Le Hampton Classic, le circuit Major League Show Jumping ou encore Spruce Meadows nous ont permis d'évoluer face à quelques-uns des meilleurs cavaliers du monde.

Ce type de confrontation apporte énormément d'expérience.

Concourir régulièrement à ce niveau nous a permis, à Luigi comme à moi, de progresser techniquement, de gagner en confiance et d'arriver aujourd'hui à Aachen avec davantage de certitudes.

Toutes ces compétitions ont constitué autant d'étapes importantes dans notre préparation.


Les Championnats du monde génèrent inévitablement beaucoup d'attentes. Comment parvenez-vous à gérer cette pression tout en restant concentrée sur votre objectif ?


Bien sûr qu'il y a de la pression.

Mais avec le temps, j'ai appris à la considérer comme quelque chose de positif.

Très souvent, cette pression signifie simplement que des personnes croient en vous et pensent que vous êtes capable de réaliser quelque chose d'important.

Une fois en selle avec Luigi, je ressens énormément de confiance.

C'est un partenaire exceptionnel.

Sa présence me permet de rester pleinement concentrée sur ce que nous avons à faire, sans me laisser envahir par tout ce qui se passe autour de nous.

À partir de ce moment-là, j'essaie simplement de vivre pleinement l'instant présent, de me concentrer sur notre parcours et de profiter de cette expérience unique.

Aachen est célèbre pour son immense stade, son public passionné et son atmosphère unique. Qu'est-ce qui vous enthousiasme le plus à l'idée d'y concourir ?

Participer à une compétition dans un lieu aussi emblématique est un immense privilège.

J'ai surtout envie de profiter pleinement de chaque instant.

Entrer dans ce stade devant des milliers de spectateurs sera certainement impressionnant.

Il y aura forcément un peu d'intimidation.

Mais c'est précisément cette atmosphère qui fait toute la magie d'Aachen.

Très peu de concours offrent un environnement aussi exceptionnel.

Je suis impatiente de vivre cette expérience et de découvrir ce que l'on ressent lorsqu'on pénètre dans cette arène mythique.

La Nouvelle-Zélande possède une tradition équestre remarquable. Que représente pour vous le fait de contribuer à cette histoire sur la scène internationale ?

La Nouvelle-Zélande est un petit pays par sa taille, mais elle possède une histoire exceptionnelle dans les sports équestres.

Pouvoir contribuer, à mon niveau, à cette tradition est un immense honneur.

Nous avons la chance de disposer d'une équipe très talentueuse pour ces Championnats du monde, et je suis particulièrement fière d'en faire partie.

Représenter mon pays dans une compétition comme Aachen est une responsabilité que j'assume avec beaucoup de fierté.

J'espère simplement apporter ma contribution à cette belle histoire que tant de cavaliers néo-zélandais ont écrite avant nous.

Si un spectateur ne devait voir qu'un seul de vos parcours avec Luigi, qu'aimeriez-vous qu'il comprenne de lui, non seulement comme cheval de sport, mais aussi comme partenaire ?

Avant tout, j'aimerais que les gens voient combien Luigi aime réellement son métier.

Dès qu'il entre sur une piste, et plus particulièrement lors des grandes épreuves, il affiche une envie incroyable de sauter.

Il entre en piste avec énormément d'enthousiasme et donne absolument tout ce qu'il possède à chaque parcours.

C'est un cheval qui se bat toujours jusqu'au dernier obstacle.

Au-delà de ses qualités sportives, ce qui le rend véritablement unique, c'est son immense générosité.

Il possède un cœur extraordinaire, et je pense que c'est cette qualité qui fait de lui un partenaire aussi exceptionnel.

Le parcours vers un Championnat du monde est rarement linéaire. Quelle est la plus grande leçon que cette aventure vous a apprise, au-delà des résultats et des statistiques ?


Cette aventure m'a appris que la patience est probablement l'une des qualités les plus importantes dans notre sport.

Il est très facile de se focaliser uniquement sur les classements ou les performances visibles.

Pourtant, construire un cheval capable d'évoluer dans un championnat demande énormément de temps.

Il existe des centaines de journées de travail que personne ne voit.

Des séances ordinaires, des petits ajustements, des moments où l'on doute parfois, mais qui finissent tous par avoir leur importance.

La plus grande leçon de ce parcours est sans doute d'avoir appris à faire confiance au processus.

Lorsque l'on accepte que les progrès prennent du temps, on finit souvent par construire quelque chose de beaucoup plus solide.

Y a-t-il une période plus compliquée dans votre carrière qui vous a finalement permis de devenir une cavalière plus forte ?


Je pense que tous les cavaliers qui atteignent un jour ce niveau ont traversé des périodes difficiles.

Certaines épreuves nous marquent davantage que d'autres.

Il y a quelques années, j'ai été victime d'une blessure assez importante qui a profondément bouleversé mon quotidien.

Cette période m'a obligée à ralentir, à faire preuve de beaucoup de patience et à accepter que chaque petit progrès avait de la valeur.

Avec le recul, je réalise que cette expérience m'a rendue beaucoup plus forte mentalement.

Elle m'a également offert une nouvelle perspective, non seulement en tant que cavalière, mais aussi en tant que personne.

Aujourd'hui, je suis convaincue que je suis une meilleure compétitrice grâce à cette épreuve.

Au plus haut niveau, les performances se jouent parfois sur quelques centièmes ou quelques centimètres. Quels aspects de votre préparation ont fait la différence cette saison ?


Je pense que la régularité a été notre plus grande force cette année.

Nous avons construit toute la saison de Luigi avec un objectif très précis : arriver à Aachen au meilleur moment de sa forme.

Chaque concours, chaque période de repos et chaque séance d'entraînement ont été planifiés dans cette perspective.

Nous accordons également énormément d'importance à nos habitudes.

Nous essayons de conserver une routine stable, aussi bien à la maison qu'en compétition.

Cette continuité aide Luigi à rester serein et me permet, de mon côté, de me concentrer davantage sur le travail à accomplir que sur le résultat final.

À un championnat comme celui-ci, ce sont souvent ces petits détails qui finissent par faire la différence.

Luigi a déjà évolué au plus haut niveau international. Quelles sont les qualités qui, selon vous, ne pourront jamais être traduites par les statistiques ou les résultats ?

Sans hésiter, je dirais son cœur.

Luigi est très attaché à moi, mais aussi à toute l'équipe qui l'entoure.

Il sait qu'il est aimé, et je pense sincèrement qu'il le ressent au quotidien.

C'est un cheval extrêmement athlétique, mais ce qui me touche le plus, c'est sa volonté permanente de tout donner lorsqu'il entre sur une piste.

Cette générosité ne peut pas être mesurée par un classement.

Elle fait simplement partie de sa personnalité.

Il a également consacré plusieurs années à la reproduction, et c'est un immense plaisir de voir aujourd'hui certaines de ses qualités se retrouver chez ses poulains.

De nombreux jeunes cavaliers rêvent un jour de participer à un Championnat du monde. Quel conseil donneriez-vous à la jeune Uma qui poursuivait ce rêve il y a quelques années ?

Je lui dirais de ne jamais comparer son parcours à celui des autres.

Chaque cavalier atteint ses objectifs à son propre rythme.

Il est important de continuer à apprendre, de travailler sérieusement chaque jour et de ne jamais sous-estimer l'importance des petites choses répétées avec constance.

Le succès ne vient généralement pas d'un seul grand moment.

Il est construit par tous ces petits efforts quotidiens que personne ne remarque.

Je lui dirais aussi de rester patiente, de faire confiance au chemin qu'elle emprunte et, surtout, de profiter pleinement de cette aventure.

Parce qu'au final, le voyage est presque aussi important que la destination.

Au-delà du résultat sportif, qu'est-ce qui vous permettrait de quitter Aachen avec le sentiment d'avoir pleinement réussi vos Championnats du monde ?

Si nous quittons Aachen avec la certitude d'avoir donné le meilleur de nous-mêmes, je serai extrêmement fière de ce que nous aurons accompli.

Bien sûr, chaque cavalier rêve de réaliser une grande performance, mais un Championnat du monde ne se résume pas uniquement au classement final.

C'est aussi l'occasion de représenter son pays, de mettre en valeur la relation que l'on construit avec son cheval et de profiter d'une opportunité que peu de cavaliers ont la chance de vivre au cours de leur carrière.

Le plus important sera de savoir que nous sommes restés fidèles à notre façon de travailler, que nous avons fait confiance à notre partenariat et que nous avons abordé chaque parcours avec l'envie de donner le maximum.

Si nous repartons avec ce sentiment, alors, quel que soit le résultat, je considérerai ces Championnats comme une réussite.

Enfin, lorsque l'on repensera aux Championnats du monde d'Aachen 2026, qu'aimeriez-vous que l'on retienne d'Uma O'Neill et de Luigi d'Eclipse ?

J'aimerais que les gens se souviennent avant tout d'un partenariat construit sur la confiance.

Je voudrais qu'ils voient un cheval qui aime profondément son métier et une cavalière qui croit totalement en lui.

Si les spectateurs retiennent l'enthousiasme que Luigi apporte chaque fois qu'il entre en piste, la relation que nous avons construite au fil des années et notre volonté de toujours tout donner, alors je serai très heureuse.

Au fond, c'est probablement ce qui représente le mieux notre histoire.

Une relation basée sur la confiance, le respect mutuel et le plaisir de partager ensemble les plus grands moments de notre sport.

©Quinn Saunders

ENGLISH VERSION !


As the 2026 FEI World Championships in Aachen draw near, Le Mag’Équestre sits down with the riders poised to write the next chapter of equestrian history.

In this exclusive series, discover the journeys, the horses, the philosophies, and the ambitions of those set to fly their national colors on the legendary Soers arena.

These authentic accounts reveal the raw passion, unrelenting work ethic, emotion, and drive for top-tier world performance.

From seasoned championship veterans to those chasing glory, each rider opens the door to their daily life ahead of Aachen's ultimate showdown.

On the Road to Aachen #10 – Uma O'Neill

“The greatest successes are built on consistency.”

With the 2026 FEI World Championships in Aachen just around the corner, Le Mag'Équestre continues its "On the Road to Aachen" series, dedicated to the riders preparing to write a new chapter in their careers on the world's biggest stage.

This week, we head to New Zealand to meet Uma O'Neill, who will be competing in her first Senior World Championship in Aachen. Alongside Luigi d'Eclipse—her loyal partner of several years—the New Zealand rider embodies a generation defined by hard work, patience, and consistency.

In this exclusive interview, Uma reflects on the journey to Aachen, the unique bond she shares with Luigi, the richness of New Zealand’s equestrian heritage, and the lessons learned along a path where every step matters more than the results themselves.

©Sara Shier

Hello Uma. To start, what does it mean to you to wear the New Zealand Silver Fern at the 2026 FEI World Championships in Aachen, one of the most prestigious competitions in our sport?

Wearing the New Zealand colors fills me with immense pride.

Representing your country at a World Championship is already an exceptional achievement, but doing so in a location as legendary as Aachen makes the experience even more special.

It is a goal I have been pursuing for a long time.

From the very beginning of our project, our entire team had made these World Championships our ultimate objective, and seeing all that hard work come to fruition today is extremely rewarding.

This qualification is not just a personal success.

It also rewards everyone who works alongside us every day.

Arriving in Aachen with Luigi in peak form gives even greater meaning to everything we have built together over the past few years.

Looking back on the journey, is there a specific moment that you feel truly marked your progression to these World Championships?

Honestly, I don't think there was one single moment where everything changed.

If I had to single out one thing, it would probably be consistency.

Our progression is the result of daily work carried out over many years.

We moved forward step by step, taking the time to learn from every experience, every show, and every difficulty encountered along the way.

Our priority has always been to build a solid foundation so that both Luigi and I would be fully ready when this opportunity arose.

Looking back, I believe that patience and consistency were the real keys to our qualification.

Luigi d'Eclipse has been by your side throughout this adventure. How has your relationship evolved, and why do you think he is the ideal partner for a championship like Aachen?

Today, Luigi is fifteen years old, and we have truly grown up together.

Our relationship was built over time, and that mutual trust is something you cannot rush or improvise.

We now know each other inside out.

I know how he reacts, what gives him confidence, and what he needs, while he knows my way of riding and communicating with him.

Another detail makes this story even more beautiful: Luigi actually discovered Aachen when he was a young horse.

Being able to return to this stadium with him today for a World Championship is therefore deeply emotional.

He possesses all the qualities needed for an event of this magnitude: experience, tremendous respect for the fences, a great mind, and a true ability to perform in this kind of atmosphere.

I genuinely believe Aachen's unique setting suits him perfectly.

Over the past few months, you have taken on some of the biggest North American competitions, from the Hampton Classic to Spruce Meadows and the Major League Show Jumping circuit. How has this experience prepared you for Aachen?

We were fortunate to compete in some truly extraordinary events.

In reality, our preparation for Aachen started as early as last summer.

Every stage of this season was designed with this goal in mind.

Events like the Hampton Classic, the Major League Show Jumping circuit, and Spruce Meadows allowed us to compete against some of the best riders in the world.

That level of competition brings an incredible amount of experience.

Competing regularly at this level allowed both Luigi and me to improve technically, gain confidence, and arrive in Aachen today with greater certainty.

All these shows served as important stepping stones in our preparation.

The World Championships inevitably come with high expectations. How do you manage that pressure while remaining focused on your goal?

Of course there is pressure.

However, over time, I have learned to view it as something positive.

Very often, pressure simply means that people believe in you and think you are capable of achieving something significant.

Once I am in the saddle with Luigi, I feel an immense sense of confidence.

He is an exceptional partner.

His presence allows me to stay completely focused on what we have to do, without getting overwhelmed by everything going on around us.

From that moment on, I simply try to live fully in the present, focus on our round, and enjoy this unique experience.

Aachen is famous for its huge stadium, passionate crowd, and unique atmosphere. What excites you most about competing there?

Competing in such an iconic venue is a huge privilege.

Above all, I just want to make the most of every single moment.

Entering that stadium in front of thousands of spectators will certainly be awe-inspiring.

There will inevitably be a bit of intimidation.

Yet, it is precisely that atmosphere that creates the magic of Aachen.

Very few shows offer such an extraordinary environment.

I can't wait to live this experience and feel what it is like to enter that legendary arena.

New Zealand has a remarkable equestrian tradition. What does it mean to you to contribute to this history on the international stage?

New Zealand may be a small country in size, but it has an extraordinary history in equestrian sports.

Being able to contribute to that tradition at my level is a huge honor.

We are lucky to have a very talented team for these World Championships, and I am particularly proud to be part of it.

Representing my country at a competition like Aachen is a responsibility I carry with great pride.

I simply hope to make my contribution to this beautiful story that so many New Zealand riders have written before us.

If a spectator were to watch only one of your rounds with Luigi, what would you want them to understand about him, not just as a sport horse, but as a partner?

Above all, I would want people to see how much Luigi genuinely loves his job.

The moment he steps into the arena, especially during big classes, he shows an incredible desire to jump.

He enters the ring with tremendous enthusiasm and gives absolutely everything he has on every single course.

He is a horse that always fights right up to the very last fence.

Beyond his athletic qualities, what makes him truly unique is his immense generosity.

He has an extraordinary heart, and I think that quality is what makes him such an exceptional partner.

The road to a World Championship is rarely a straight line. Beyond results and statistics, what is the greatest lesson this journey has taught you?

This journey has taught me that patience is probably one of the most important qualities in our sport.

It is very easy to focus solely on results or visible performances.

However, developing a horse capable of competing at a championship level takes an immense amount of time.

There are hundreds of working days that nobody ever sees.

Ordinary training sessions, small adjustments, moments of doubt—yet every single one of them matters in the end.

The biggest lesson from this journey is undoubtedly learning to trust the process.

When you accept that progress takes time, you usually end up building something much more solid.

Is there a tougher period in your career that ultimately helped you become a stronger rider?

I think every rider who reaches this level has gone through difficult periods.

Certain trials leave a deeper mark than others.

A few years ago, I suffered a fairly significant injury that completely turned my daily life upside down.

That period forced me to slow down, practice a lot of patience, and accept that every small bit of progress had value.

Looking back, I realize that experience made me much stronger mentally.

It also gave me a fresh perspective, not only as a rider but also as a person.

Today, I am convinced I am a better competitor because of that trial.

At the highest level, performances are sometimes decided by a few hundredths of a second or a few centimeters. What aspects of your preparation made the difference this season?

I think consistency was our greatest strength this year.

We planned Luigi's entire season around one very clear goal: arriving in Aachen at the absolute peak of his form.

Every competition, every rest period, and every training session was scheduled with that in mind.

We also place huge importance on our habits.

We try to keep a stable routine, both at home and at shows.

This continuity helps Luigi stay calm and allows me to focus more on the job at hand rather than the final result.

At a championship like this, it is often these small details that end up making all the difference.

Luigi has already performed at the top international level. What qualities do you feel can never be captured by statistics or results?

Without hesitation, I would say his heart.

Luigi is deeply attached to me, but also to the entire team around him.

He knows he is loved, and I genuinely believe he feels that every day.

He is an extremely athletic horse, but what touches me most is his constant willingness to give his all every time he enters the ring.

That generosity cannot be measured by a ranking.

It is simply part of who he is.

He also spent several years breeding, and it is a absolute joy today to see some of his qualities passed down to his foals.

Many young riders dream of competing in a World Championship one day. What advice would you give to the younger Uma who was chasing that dream a few years ago?

I would tell her never to compare her journey to anyone else's.

Every rider achieves their goals at their own pace.

It is important to keep learning, work hard every day, and never underestimate the power of small efforts repeated consistently.

Success rarely comes from a single breakthrough moment.

It is built by all those small daily efforts that nobody notices.

I would also tell her to stay patient, trust the path she is taking, and above all, enjoy the journey.

Because in the end, the journey is almost as important as the destination.

Beyond the sporting outcome, what would allow you to leave Aachen feeling that your World Championship was a complete success?

If we leave Aachen knowing we gave our absolute best, I will be extremely proud of what we accomplished.

Of course, every rider dreams of producing a great performance, but a World Championship is about much more than just the final standings.

It is also an opportunity to represent your country, highlight the partnership built with your horse, and enjoy a privilege that very few riders get to experience in their careers.

The most important thing will be knowing that we stayed true to our way of working, trusted our partnership, and approached every round with the desire to give everything.

If we walk away with that feeling, then regardless of the result, I will consider these Championships a success.

Finally, when people look back on the 2026 Aachen World Championships, what would you like them to remember about Uma O'Neill and Luigi d'Eclipse?

I would love for people to remember, above all, a partnership built on trust.

I want them to see a horse that genuinely loves his job and a rider who believes in him completely.

If spectators remember the enthusiasm Luigi brings every time he enters the arena, the relationship we built over the years, and our determination to always give our all, then I will be very happy.

Ultimately, that is probably what best defines our story: a bond built on trust, mutual respect, and the sheer joy of sharing our sport's greatest moments together.

Versión En Español

A medida que se aproximan los Campeonatos del Mundo FEI 2026 de Aquisgrán, Le Mag’Équestre conversa con los jinetes preparados para escribir el próximo capítulo en la historia del deporte ecuestre.

En esta serie exclusiva, descubra los recorridos, los caballos, las filosofías y las ambiciones de quienes se disponen a defender los colores de sus países en el legendario estadio de Soers.

Relatos auténticos donde se entrelazan la pasión pura, la disciplina inquebrantable, las emociones y la búsqueda del máximo rendimiento mundial.

Desde consagrados veteranos de grandes campeonatos hasta quienes persiguen su sueño de gloria, cada jinete nos abre las puertas de su día a día antes del desafío definitivo en Aquisgrán.

On the Road to Aachen #10 – Uma O'Neill

"Los mayores éxitos se basan en la constancia."

A pocos días del Campeonato Mundial FEI 2026 en Aquisgrán, Le Mag'Équestre continúa su serie "Camino a Aquisgrán", dedicada a los jinetes que se preparan para escribir un nuevo capítulo en sus carreras en el escenario más importante del mundo.

Esta semana, viajamos a Nueva Zelanda para conocer a Uma O'Neill, quien competirá en su primer Campeonato Mundial Senior en Aquisgrán. Junto a Luigi d'Eclipse, su fiel compañero con quien lleva montando varios años, la amazona neozelandesa representa a una generación basada en el trabajo duro, la paciencia y la constancia.

En esta entrevista exclusiva, Uma reflexiona sobre su camino hacia Aquisgrán, el vínculo único que comparte con Luigi, la riqueza del patrimonio ecuestre de Nueva Zelanda y las lecciones aprendidas en un camino donde cada paso cuenta más que los resultados.

©Sara Shier

Hola Uma. Para comenzar, ¿qué representa para usted vestir la helecho de plata neozelandesa en el Campeonato del Mundo FEI de 2026 en Aquisgrán (Aachen), una de las competiciones más prestigiosas de nuestro deporte?

Vestir los colores de Nueva Zelanda representa un orgullo inmenso.

Representar a tu país en un Campeonato del Mundo ya es algo excepcional, pero hacerlo en un marco tan mítico como Aachen hace que esta experiencia sea aún más especial.

Es una meta que persigo desde hace mucho tiempo.

Desde el inicio de nuestro proyecto, todo nuestro equipo fijó este Campeonato del Mundo como el gran objetivo, y ver que todo ese trabajo se concreta hoy resulta muy gratificante.

Esta clasificación no representa únicamente un logro personal.

Premia también a todas las personas que trabajan día a día a nuestro lado.

Llegar a Aachen con Luigi en plena forma le da aún más sentido a todo lo que hemos construido juntos en los últimos años.

Mirando hacia atrás en el camino recorrido, ¿hay algún momento en particular que, en su opinión, haya marcado verdaderamente su llegada a este Campeonato del Mundo?

Sinceramente, no creo que haya habido un momento preciso en el que todo cambiara.

Si tuviera que destacar una sola cosa, sería probablemente la constancia.

Nuestra progresión es el resultado de un trabajo diario, realizado a lo largo de muchos años.

Hemos avanzado paso a paso, tomándonos el tiempo necesario para aprender de cada experiencia, de cada concurso y de cada dificultad encontrada.

Nuestra prioridad ha sido siempre construir algo sólido, para que tanto Luigi como yo estuviéramos plenamente preparados cuando se presentara esta oportunidad.

Con la perspectiva del tiempo, creo que esa paciencia y esa constancia han sido las verdaderas claves de nuestra clasificación.

Luigi d'Eclipse la acompaña a lo largo de esta aventura. ¿Cómo ha evolucionado su relación y por qué cree que es el compañero ideal para un campeonato como Aachen?

Hoy Luigi tiene quince años y verdaderamente hemos crecido juntos.

Nuestra relación se ha construido con el tiempo, y esa confianza mutua es algo que no se puede ni acelerar ni improvisar.

A estas alturas nos conocemos a la perfección.

Yo sé cómo reacciona, qué le da confianza y qué necesita, mientras que él conoce mi forma de montar y de comunicarme con él.

Hay otro detalle que hace esta historia aún más bonita: Luigi ya conoció Aachen cuando era un caballo joven.

Poder regresar hoy a este estadio con él, con motivo de un Campeonato del Mundo, es por tanto algo muy emotivo.

Posee todas las cualidades necesarias para una cita de esta importancia: experiencia, un enorme respeto por los obstáculos, una mentalidad excelente y una gran capacidad para desenvolverse en este tipo de ambientes.

Creo sinceramente que el marco único de Aachen le va a la perfección.

Durante los últimos meses, ha competido en algunas de las pruebas más importantes de Norteamérica, desde el Hampton Classic hasta Spruce Meadows, pasando por el circuito de la Major League Show Jumping. ¿De qué manera la ha preparado esta experiencia para Aachen?

Hemos tenido la suerte de participar en concursos verdaderamente extraordinarios.

En realidad, nuestra preparación para Aachen comenzó desde el verano pasado.

Cada etapa de esta temporada se planificó con esa meta en mente.

Citas como el Hampton Classic, el circuito Major League Show Jumping o Spruce Meadows nos permitieron medirnos contra varios de los mejores jinetes del mundo.

Este tipo de enfrentamientos aporta muchísima experiencia.

Competir con regularidad a este nivel nos ha permitido, tanto a Luigi como a mí, progresar técnicamente, ganar confianza y llegar hoy a Aachen con mayores certezas.

Todas estas competiciones han sido etapas fundamentales en nuestra preparación.

El Campeonato del Mundo genera inevitablemente muchas expectativas. ¿Cómo logra gestionar esa presión mientras se mantiene concentrada en su objetivo?

Por supuesto que hay presión.

Sin embargo, con el tiempo he aprendido a verla como algo positivo.

Muy a menudo, esa presión significa simplemente que hay personas que creen en ti y piensan que eres capaz de lograr algo importante.

Una vez en la montura con Luigi, siento una inmensa confianza.

Es un compañero excepcional.

Su presencia me permite mantenerme completamente concentrada en lo que tenemos que hacer, sin dejarme llevar por todo lo que sucede a nuestro alrededor.

A partir de ese momento, simplemente intento vivir al máximo el presente, concentrarme en nuestro recorrido y disfrutar de esta experiencia única.

Aachen es famoso por su enorme estadio, su público apasionado y su atmósfera única. ¿Qué es lo que más le ilusiona ante la idea de competir allí?

Participar en una competición en un lugar tan emblemático es un privilegio inmenso.

Sobre todo tengo ganas de disfrutar plenamente de cada instante.

Entrar en ese estadio ante miles de espectadores será sin duda impresionante.

Habrá inevitablemente un toque de intimidación.

Sin embargo, es precisamente esa atmósfera la que crea toda la magia de Aachen.

Muy pocos concursos ofrecen un entorno tan excepcional.

Estoy impaciente por vivir esta experiencia y descubrir lo que se siente al entrar en esa pista mítica.

Nueva Zelanda posee una tradición ecuestre destacada. ¿Qué representa para usted contribuir a esta historia en la escena internacional?

Nueva Zelanda es un país pequeño por su tamaño, pero cuenta con una trayectoria extraordinaria en los deportes ecuestres.

Poder contribuir, a mi nivel, a esta tradición es un gran honor.

Tenemos la suerte de contar con un equipo muy talentoso para este Campeonato del Mundo, y me siento especialmente orgullosa de formar parte de él.

Representar a mi país en una competición como Aachen es una responsabilidad que asumo con mucho orgullo.

Solo espero aportar mi grano de arena a esta hermosa historia que tantos jinetes neozelandeses han escrito antes que nosotros.

Si un espectador solo pudiera ver uno de sus recorridos con Luigi, ¿qué le gustaría que comprendiera de él, no solo como caballo de deporte, sino como compañero?

Ante todo, me gustaría que la gente viera cuánto disfruta Luigi con su trabajo.

En cuanto entra a la pista, y más aún en las grandes pruebas, muestra un deseo increíble de saltar.

Sale a competir con un entusiasmo enorme y entrega absolutamente todo lo que tiene en cada recorrido.

Es un caballo que siempre lucha hasta el último obstáculo.

Más allá de sus aptitudes deportivas, lo que lo hace verdaderamente único es su inmensa generosidad.

Tiene un corazón extraordinario, y creo que esa virtud es la que lo convierte en un compañero tan excepcional.

El camino hacia un Campeonato del Mundo rara vez es lineal. ¿Cuál es la lección más grande que le ha enseñado esta aventura, más allá de los resultados y las estadísticas?

Esta aventura me ha enseñado que la paciencia es probablemente una de las virtudes más importantes en nuestro deporte.

Es muy fácil centrarse únicamente en las clasificaciones o en los resultados visibles.

Sin embargo, preparar a un caballo capaz de rendir en un campeonato exige muchísimo tiempo.

Hay cientos de días de trabajo que nadie ve.

Sesiones ordinarias, pequeños ajustes, momentos de duda... pero que al final acaban teniendo su importancia.

La mayor lección de todo este camino es sin duda haber aprendido a confiar en el proceso.

Cuando aceptas que los avances llevan tiempo, sueles terminar construyendo algo mucho más sólido.

¿Hay algún periodo más complicado en su carrera que finalmente le haya permitido convertirse en una amazona más fuerte?

Creo que todos los jinetes que alcanzan este nivel han atravesado momentos difíciles.

Hay pruebas que nos marcan más que otras.

Hace unos años sufrí una lesión bastante importante que cambió por completo mi día a día.

Ese periodo me obligó a desacelerar, a armarme de mucha paciencia y a aceptar que cada pequeño avance tenía valor.

Con el tiempo, me doy cuenta de que esa experiencia me hizo mucho más fuerte mentalmente.

También me dio una nueva perspectiva, no solo como amazona, sino también como persona.

Hoy estoy convencida de que soy una mejor competidora gracias a esa prueba.

En el máximo nivel, los resultados se deciden a veces por pocas centésimas o escasos centímetros. ¿Qué aspectos de su preparación marcaron la diferencia esta temporada?

Creo que la constancia ha sido nuestra mayor fortaleza este año.

Planificamos toda la temporada de Luigi con un objetivo muy claro: llegar a Aachen en el punto álgido de su forma física.

Cada concurso, cada periodo de descanso y cada sesión de entrenamiento se programaron con esa meta en mente.

También le damos una importancia enorme a nuestras costumbres.

Intentamos mantener una rutina estable, tanto en casa como en las competiciones.

Esta continuidad ayuda a Luigi a mantenerse tranquilo y me permite, por mi parte, centrarme más en el trabajo que hay que realizar que en el resultado final.

En un campeonato de este nivel, a menudo son estos pequeños detalles los que terminan marcando la diferencia.

Luigi ya ha competido en la élite internacional. ¿Qué cualidades cree que nunca podrán reflejarse en las estadísticas o en los resultados?

Sin dudarlo, diría que su corazón.

Luigi me tiene mucho cariño, pero también se lo tiene a todo el equipo que lo rodea.

Sabe que es querido, y creo sinceramente que lo percibe a diario.

Es un caballo extremadamente atlético, pero lo que más me conmueve es su voluntad constante de darlo todo cuando entra a la pista.

Esa generosidad no se puede medir en una clasificación.

Simplemente forma parte de su carácter.

Además, dedicó varios años a la cría, y es un placer enorme ver hoy cómo algunas de sus cualidades se reflejan en sus potros.

Muchos jinetes jóvenes sueñan con participar algún día en un Campeonato del Mundo. ¿Qué consejo le daría a la joven Uma que perseguía ese mismo sueño hace unos años?

Le diría que nunca compare su camino con el de los demás.

Cada jinete alcanza sus metas a su propio ritmo.

Es importante seguir aprendiendo, trabajar con seriedad cada día y no subestimar jamás la importancia de los pequeños esfuerzos repetidos con constancia.

El éxito no suele llegar por un único momento brillante.

Se construye con todos esos pequeños esfuerzos cotidianos que nadie nota.

También le diría que sea paciente, que confíe en el camino que está recorriendo y, sobre todo, que disfrute plenamente de esta aventura.

Porque al final, el viaje es casi tan importante como el destino.

Más allá del resultado deportivo, ¿qué le permitiría marchar de Aachen con la sensación de haber triunfado plenamente en su Campeonato del Mundo?

Si nos vamos de Aachen con la certeza de haber dado lo mejor de nosotros mismos, me sentiré enormemente orgullosa de lo que habremos logrado.

Por supuesto, todo jinete sueña con realizar una gran actuación, pero un Campeonato del Mundo no se reduce únicamente a la clasificación final.

Es también la oportunidad de representar a tu país, de poner en valor la relación construida con tu caballo y de disfrutar de una oportunidad que pocos jinetes tienen la suerte de vivir a lo largo de su carrera.

Lo más importante será saber que nos mantuvimos fieles a nuestra forma de trabajar, que confiamos en nuestro binomio y que afrontamos cada recorrido con el deseo de dar el máximo.

Si nos marchamos con esa sensación, entonces, sea cual sea el resultado, consideraré este Campeonato como un éxito.

Para terminar, cuando se recuerde el Campeonato del Mundo de Aquisgrán 2026, ¿qué le gustaría que se recordara de Uma O'Neill y Luigi d'Eclipse?

Me gustaría que la gente recordara ante todo un binomio construido sobre la confianza.

Quisiera que vieran a un caballo que ama profundamente su trabajo y a una amazona que cree plenamente en él.

Si los espectadores se quedan con el entusiasmo que demuestra Luigi cada vez que entra a la pista, la relación que hemos construido con los años y nuestras ganas de darlo todo siempre, me daré por muy feliz.

En el fondo, eso es probablemente lo que mejor define nuestra historia: una relación basada en la confianza, el respeto mutuo y el placer de compartir juntos los momentos más grandes de nuestro deporte.

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Samuel Benibre