On the Road to Aachen #17 – Cecilie Hatteland "Je suis très enthousiaste pour l'équipe de cette année."
Français/English/Español --------------- À l’approche des Championnats du monde FEI 2026 d’Aix-la-Chapelle, Le Mag’Équestre part à la rencontre des cavaliers qui s’apprêtent à écrire une nouvelle page de l’histoire du sport équestre. À travers cette série exclusive, découvrez les parcours, les chevaux, les philosophies et les ambitions de ceux qui porteront leurs couleurs sur la mythique piste de la Soers. Des témoignages authentiques où se mêlent passion, travail, émotions et quête de performance au plus haut niveau mondial. De l’expérience des grands rendez-vous aux rêves de gloire, chaque cavalier nous ouvre les portes de son quotidien avant le grand défi d’Aachen. Bienvenue dans « On the Road to Aachen », au cœur de l’aventure des Championnats du monde 2026. Bonne Lecture !
JEUX EQUESTRES MONDIAUX D'AIX-LA-CHAPELLE 2026 !
Samuel Benibre
8/9/202618 min read
Dans le paysage du saut d'obstacles mondial, rares sont les athlètes qui parviennent à concilier l'exigence d'une carrière sportive à 1,60 m avec la conduite d'un véritable empire commercial. La cavalière norvégienne Cecilie Hatteland est de cette trempe-là. Installée au cœur de la planète équestre aux Pays-Bas, à la tête de Hatteland Horses et d'Abenhof Farm, elle mène de front la formation de jeunes chevaux, le commerce international et les exigences du circuit 5*. Forte d'un diplôme universitaire en commerce qui façonne sa discipline au quotidien, la native de Stavanger a su bâtir une structure solide, épaulée par son compagnon Olivier Bujard et sa mère, pour soutenir ses plus grands rêves sportifs.
Alors que les Championnats du Monde d'Aix-la-Chapelle 2026 se profilent à l'horizon, Cecilie aborde cette échéance historique avec une maturité exemplaire et le drapeau norvégien chevillé au cœur. Après avoir défendu les couleurs de son pays lors des Championnats du Monde de Herning en 2022 avec sa fidèle Missy, la voici aujourd'hui armée de son nouveau pilier : Que Pasa JW - LVM. Ce puissant hongre BWP de 10 ans par Di Cantero Van Ter Hulst Z, qualifié pour les grandes échéances mondiales dès ses 9 ans, a confirmé toute son aisance sur les plus belles pistes en herbe du monde, de St-Gall à Maubeuge. Entre le sentiment doux-amer de devoir vendre ses stars pour financer son écurie, la recherche du sponsor idéal et la cohésion d'une équipe norvégienne plus ambitieuse que jamais, Cecilie Hatteland s'est confiée avec candeur pour Le Mag'Equestre.
©Collection Privée
Cecilie, vous menez de front une carrière sportive au plus haut niveau et la gestion de vos entreprises (Mest Invest, Hatteland Horses, Abenhof Farm). Comment parvenez-vous à équilibrer les exigences du circuit 5* avec votre emploi du temps de chef d'entreprise ?
Cela peut être un vrai défi au quotidien ! J'ai la chance immense d'être merveilleusement aidée par mon compagnon, Olivier Bujard, qui a mis sa propre carrière sportive entre parenthèses pour se consacrer au développement de la ferme et des affaires. Ma mère me prête également un grand main-forte pour toute la partie administrative.
Vous avez déjà exprimé le rêve de pouvoir un jour vous consacrer à 100 % au sport et à vos objectifs de compétition sans devoir dépendre du commerce de chevaux. Que manque-t-il encore pour rendre cet objectif pleinement réalisable ?
Un très bon sponsor ! Quelqu'un qui soit passionné par le sport et qui partage les mêmes objectifs et les mêmes rêves que nous. Le haut niveau coûte extrêmement cher et, malheureusement, tant que nous façonnons nos propres chevaux, nous sommes obligés de les vendre au bout du compte pour pouvoir continuer à faire tourner la structure et conserver les autres.
Votre hongre BWP de 10 ans, Que Pasa JW - LVM (par Di Cantero Van Ter Hulst Z), est devenu votre pilier pour les grands événements (Grands Prix 4* et 5*, CSIO de St-Gall). Comment évaluez-vous sa progression ces derniers mois ?
Que Pasa s'est formidablement comporté ces derniers mois. Il a bouclé un premier Grand Prix 5* à 1,60 m très solide à St-Gall, avant de confirmer dans la foulée avec une 8e place dans le Grand Prix 3* (1,55 m) de Maubeuge. C'est un cheval d'une grande régularité, qui avait d'ailleurs déjà obtenu sa qualification (MER) pour les Championnats du Monde l'année dernière, alors qu'il n'avait que 9 ans.
Après avoir représenté la Norvège aux Championnats du Monde de Herning en 2022 avec Missy, en quoi l'expérience acquise là-bas vous aide-t-elle à aborder l'échéance d'Aix-la-Chapelle 2026 ?
Notre expérience à Herning a été très positive et nous en avons tiré énormément d'enseignements. Missy n'avait que 10 ans à l'époque, avec encore moins d'expérience que Que Pasa aujourd'hui. Nous avons décidé dès l'année dernière de viser Aix-la-Chapelle, et nous avons construit tout notre programme de la saison en mettant l'accent sur les pistes en herbe.
L'équipe norvégienne s'appuie régulièrement sur votre expérience des Coupes des Nations (St-Gall, Dublin, Barcelone). Comment ressentez-vous la dynamique actuelle au sein du collectif national pour cet été 2026 ?
Je suis très enthousiaste pour l'équipe de cette année. Ce sont toutes de très fortes combinaisons, avec beaucoup d'expérience ensemble. Tous les cavaliers ont déjà couru plusieurs championnats et sont des professionnels aguerris sur lesquels je peux me reposer en toute confiance.
Aux côtés de Que Pasa, vous comptez sur d'autres chevaux comme Franz 183, Katharina van Maarle Z ou le jeune Joye Duhart. Comment structurez-vous la rotation de votre piquet entre le très haut niveau et la formation ?
Cette saison, nous avons manqué d'un peu de puissance de frappe pour sauter les plus gros concours aux côtés de Que Pasa. La plupart des chevaux qui m'ont accompagnée sur les concours étaient là pour emmagasiner de l'expérience. Notre objectif principal cette saison a été purement axé sur la préparation de Que Pasa pour le championnat.
Vous montez sous les couleurs norvégiennes depuis vos années poneys, juniors et jeunes cavaliers. Avec le recul, quel regard portez-vous sur votre longévité avec la veste rouge et bleue de l'équipe nationale ?
Je dirais que ce sont le travail acharné et les grands rêves qui m'ont gardée en selle. J'ai toujours été une passionnée dévouée à mon sport et à mes chevaux.

Vos succès au Moyen-Orient (2e du Grand Prix CSI5*-W d'Abu Dhabi et 4e à Dubaï avec Alex) ont marqué les esprits. Quels enseignements clés avez-vous retirés de ces performances en Coupe du Monde face aux meilleurs cavaliers de la planète ?
L'enseignement majeur a été d'avoir un très bon cheval qui n'était pas suffisamment "commercial" pour être vendu ! (Rires) Cela m'a permis de bâtir une relation très forte avec lui sur plusieurs saisons, d'autant qu'il avait déjà 13 ans à ce moment-là. Pouvoir conserver ses bons chevaux et créer un lien fusionnel est absolument essentiel pour réussir au plus haut niveau.
Le commerce de chevaux est une partie intégrante de votre modèle économique chez Hatteland Horses. Est-ce difficile sur le plan émotionnel de séparer de chevaux que vous avez façonnés jusqu'au sommet ?
Oui, c'est toujours triste de voir partir un cheval qui a été sous notre garde. Mais évidemment, pour ceux que nous avons eu la chance de former jusqu'au plus haut niveau, c'est encore plus difficile parce que nous avons passé beaucoup plus de temps ensemble et tissé des liens d'autant plus forts.
Aix-la-Chapelle est souvent décrit comme la "Mecque" du saut d'obstacles, avec sa piste en herbe mythique et son arène gigantesque. En quoi le profil de Que Pasa JW - LVM correspond-il aux exigences d'un tel stade ?
Que Pasa adore sauter sur l'herbe ! Il est très à l'aise sur les grands terrains et l'a déjà prouvé dans le Grand Prix Invitational du Sunshine Tour ainsi qu'à St-Gall. Même si tout le monde me répète qu'Aix-la-Chapelle est différent et encore plus impressionnant, j'ai une confiance totale en mon cheval et en son excellent mental.
Le circuit de la Coupe des Nations EEF (comme à Martofte) sert de tremplin stratégique. Quel rôle jouent ces compétitions dans votre préparation pour les rendez-vous 5* ?
C'est toujours formidable de pouvoir participer à des épreuves par équipes, quel que soit le niveau. Cela aide à créer un vrai esprit d'équipe et à développer cette capacité à gérer la pression : on ne monte plus seulement pour soi, on devient responsable du résultat des autres.
Originaire de Stavanger et désormais installée au cœur de l'Europe équestre avec vos bases aux Pays-Bas et en Belgique, à quel point ce déménagement a-t-il été crucial pour votre carrière ?
La Norvège est un grand pays avec d'immenses distances entre les concours (du moins pour moi qui vivais sur la côte ouest). Être basée dans le Limbourg, aux Pays-Bas, nous a donné accès à beaucoup plus de compétitions, de chevaux et de clients. Notre propre écurie, Abenhof Farm, est devenue un camp de base formidable où nous avons tout ce dont nous avons besoin et les meilleures installations possibles pour façonner des chevaux jusqu'au sommet.
Sur le plan purement technique, quelles sont les plus grandes forces de Que Pasa JW - LVM sur des parcours à 1,55 m / 1,60 m, et quels détails peaufinez-vous encore à l'entraînement ?
Que Pasa est un cheval extrêmement positif qui adore travailler. Quelle que soit la hauteur qu'on lui présente, il donne l'impression de s'en jouer avec facilité. Il est courageux, respectueux et possède une excellente technique. Ce sont tous les ingrédients indispensables pour faire un vrai cheval de 1,60 m !
Comment votre parcours universitaire et votre diplôme de bachelor en commerce influencent-ils la gestion quotidienne de vos écuries et votre approche du sport professionnel ?
La dévotion et la discipline sont les clés absolues.
Si vous deviez écrire le scénario idéal pour vous et l'équipe norvégienne d'ici la fin de la saison 2026, à quoi ressemblerait-il ?
Qualifier une équipe pour les Jeux Olympiques !
©Collection Privée
ENGLISH VERSION !
As the 2026 FEI World Championships in Aachen draw near, Le Mag’Équestre sits down with the riders poised to write the next chapter of equestrian history.
In this exclusive series, discover the journeys, the horses, the philosophies, and the ambitions of those set to fly their national colors on the legendary Soers arena.
These authentic accounts reveal the raw passion, unrelenting work ethic, emotion, and drive for top-tier world performance.
From seasoned championship veterans to those chasing glory, each rider opens the door to their daily life ahead of Aachen's ultimate showdown.
On the Road to Aachen #17 – Cecilie Hatteland
“I am very excited about this year's team.”


In the global show jumping landscape, few athletes manage to combine the demands of a 1.60m sports career with running a true commercial empire. Norwegian rider Cecilie Hatteland is of that rare breed. Based in the heart of the equestrian world in the Netherlands, heading Hatteland Horses and Abenhof Farm, she simultaneously drives the training of young horses, international trade, and the strict requirements of the 5* circuit. Armed with a university degree in business that shapes her daily discipline, the Stavanger native has built a solid structure, backed by her partner Olivier Bujard and her mother, to support her highest sporting ambitions.
As the 2026 World Championships in Aachen loom on the horizon, Cecilie approaches this historic milestone with exemplary maturity and the Norwegian flag close to her heart. After representing her country at the 2022 World Championships in Herning with her faithful Missy, she now comes armed with her new mainstay: Que Pasa JW - LVM. This powerful 10-year-old BWP gelding by Di Cantero Van Ter Hulst Z, who qualified for major global events at just 9 years old, has confirmed his comfort on the world's finest grass arenas, from St. Gallen to Maubeuge. Between the bittersweet feeling of having to sell her stars to fund her stable, the search for the ideal sponsor, and the cohesion of a Norwegian team more ambitious than ever, Cecilie Hatteland opened up with candor for Le Mag'Équestre.
©Collection Privée
Cecilie, you balance a high-level sports career with managing your businesses (Mest Invest, Hatteland Horses, Abenhof Farm). How do you manage to balance the demands of the 5 circuit with your schedule as a business owner?
It can be a real daily challenge! I am extremely fortunate to have wonderful help from my partner, Olivier Bujard, who put his own sports career on hold to focus on developing the farm and the business. My mother also gives me a huge helping hand with all the administrative work.
You have expressed the dream of one day being able to dedicate yourself 100% to the sport and your competition goals without depending on trading horses. What is still missing to make that goal fully achievable?
A great sponsor! Someone who is passionate about the sport and shares the same goals and dreams as us. High-level sport is extremely expensive and, unfortunately, as long as we produce our own horses, we are forced to sell them in the end to keep the structure running and retain the others.
Your 10-year-old BWP gelding, Que Pasa JW - LVM (by Di Cantero Van Ter Hulst Z), has become your anchor for major events (4 and 5 Grands Prix, CSIO St. Gallen). How do you evaluate his progress over the past few months?
Que Pasa has performed wonderfully over the last few months. He completed a very solid first 1.60m 5* Grand Prix in St. Gallen, before confirming right after with an 8th place in the 3* Grand Prix (1.55m) in Maubeuge. He is a very consistent horse who had actually already achieved his qualification (MER) for the World Championships last year when he was only 9 years old.
After representing Norway at the 2022 World Championships in Herning with Missy, how does the experience gained there help you approach Aachen 2026?
Our experience in Herning was very positive and we learned a tremendous amount from it. Missy was only 10 years old at the time, with even less experience than Que Pasa has today. We decided last year to target Aachen, and we built our entire seasonal program focusing on grass tracks.
The Norwegian team regularly relies on your experience in Nations Cups (St. Gallen, Dublin, Barcelona). How do you feel about the current dynamics within the national squad for this summer 2026?
I am very excited about this year's team. They are all very strong combinations with a lot of experience together. All the riders have already competed in several championships and are seasoned professionals whom I can rely on with complete confidence.
Alongside Que Pasa, you count on other horses like Franz 183, Katharina van Maarle Z, or the young Joye Duhart. How do you structure the rotation of your string between top-level sport and young horse development?
This season, we lacked a bit of firepower to jump the biggest shows alongside Que Pasa. Most of the horses that accompanied me to events were there to gain experience. Our main goal this season was purely focused on preparing Que Pasa for the championship.
You have ridden under the Norwegian flag since your pony, junior, and young rider days. Looking back, how do you view your longevity wearing the red and blue jacket of the national team?
I would say hard work and big dreams are what kept me in the saddle. I have always been passionate and dedicated to my sport and my horses.
Your successes in the Middle East (2nd in the CSI5-W Grand Prix in Abu Dhabi and 4th in Dubai with Alex) made a strong impression. What key lessons did you take away from those World Cup performances against the world's best riders?
The main takeaway was having a great horse that wasn't "commercial" enough to be sold! (Laughs) That allowed me to build a very strong partnership with him over several seasons, especially since he was already 13 years old at the time. Being able to keep your good horses and build a deep bond is absolutely essential to succeed at the highest level.
Trading horses is an integral part of your business model at Hatteland Horses. Is it emotionally difficult to part with horses you have produced to the top?
Yes, it is always sad to see a horse leave our care. But obviously, for those we have been fortunate enough to produce to the highest level, it is even harder because we spent much more time together and formed even stronger bonds.
Aachen is often described as the "Mecca" of show jumping, with its iconic grass arena and massive stadium. How does Que Pasa JW - LVM's profile match the demands of such a stadium?
Que Pasa loves jumping on grass! He is very comfortable in large arenas and has already proven it in the Sunshine Tour Invitational Grand Prix as well as in St. Gallen. Even though everyone keeps telling me Aachen is different and even more impressive, I have total confidence in my horse and his great mindset.
The EEF Nations Cup circuit (like in Martofte) serves as a strategic stepping stone. What role do these competitions play in your preparation for 5 events?
It is always great to be able to jump in team events, no matter the level. It helps build a real team spirit and develops that ability to handle pressure: you are no longer riding just for yourself, you become responsible for the team's outcome.
Originally from Stavanger and now based in the heart of equestrian Europe in the Netherlands and Belgium, how crucial was this move for your career?
Norway is a large country with vast distances between shows (at least for me, living on the west coast). Being based in Limburg, Netherlands, gave us access to many more shows, horses, and clients. Our own stable, Abenhof Farm, has become a fantastic base camp where we have everything we need and the best facilities possible to produce horses to the top level.
On a purely technical level, what are Que Pasa JW - LVM's greatest strengths over 1.55m / 1.60m courses, and what details are you still fine-tuning in training?
Que Pasa is an extremely positive horse who loves to work. Whatever height you put in front of him, he makes it look easy. He is brave, respectful, and has excellent technique. These are all the essential ingredients to make a true 1.60m horse!
How does your academic background and bachelor's degree in business influence the daily management of your stables and your approach to professional sport?
Devotion and discipline are the ultimate keys.
If you were to write the ideal script for yourself and the Norwegian team by the end of the 2026 season, what would it look like?
Qualifying a team for the Olympic Games!
Versión En Español
A medida que se aproximan los Campeonatos del Mundo FEI 2026 de Aquisgrán, Le Mag’Équestre conversa con los jinetes preparados para escribir el próximo capítulo en la historia del deporte ecuestre.
En esta serie exclusiva, descubra los recorridos, los caballos, las filosofías y las ambiciones de quienes se disponen a defender los colores de sus países en el legendario estadio de Soers.
Relatos auténticos donde se entrelazan la pasión pura, la disciplina inquebrantable, las emociones y la búsqueda del máximo rendimiento mundial.
Desde consagrados veteranos de grandes campeonatos hasta quienes persiguen su sueño de gloria, cada jinete nos abre las puertas de su día a día antes del desafío definitivo en Aquisgrán.
On the Road to Aachen #17 – Cecilie Hatteland
"Estoy muy ilusionado con el equipo de este año."


En el panorama del salto de obstáculos mundial, pocos atletas consiguen conciliar las exigencias de una carrera deportiva a 1,60 m con la gestión de un verdadero imperio comercial. La amazona noruega Cecilie Hatteland es de esa clase de deportistas. Afincada en el corazón del mundo hípico en Países Bajos, al frente de Hatteland Horses y Abenhof Farm, compagina la formación de caballos jóvenes, el comercio internacional y la alta competición del circuito 5*. Respaldada por una licenciatura universitaria en empresariales que marca su disciplina diaria, la natural de Stavanger ha sabido construir una estructura sólida, apoyada por su pareja Olivier Bujard y su madre, para dar sustento a sus mayores sueños deportivos.
Con los Campeonatos del Mundo de Aquisgrán 2026 en el horizonte, Cecilie afronta esta cita histórica con una madurez ejemplar y la bandera noruega en el corazón. Tras defender los colores de su país en los Campeonatos del Mundo de Herning en 2022 con su fiel Missy, llega hoy armada con su nuevo pilar: Que Pasa JW - LVM. Este potente capón BWP de 10 años por Di Cantero Van Ter Hulst Z, clasificado para grandes citas mundiales desde los 9 años, ha confirmado su soltura en las mejores pistas de hierba del mundo, desde St. Gallen hasta Maubeuge. Entre la agridulce sensación de tener que vender a sus estrellas para financiar su cuadra, la búsqueda del patrocinador ideal y la cohesión de un equipo noruego más ambicioso que nunca, Cecilie Hatteland se sincera con total franqueza para Le Mag'Équestre.
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Cecilie, compagina una carrera deportiva al máximo nivel con la gestión de sus empresas (Mest Invest, Hatteland Horses, Abenhof Farm). ¿Cómo logra equilibrar las exigencias del circuito 5 con su agenda de empresaria?
¡Puede ser un verdadero reto diario! Tengo la inmensa suerte de contar con la maravillosa ayuda de mi pareja, Olivier Bujard, quien puso su propia carrera deportiva entre paréntesis para dedicarse al desarrollo de la finca y del negocio. Mi madre también me echa una gran mano con toda la parte administrativa.
Ha expresado en ocasiones el sueño de poder dedicarse algún día al 100 % al deporte y a sus objetivos de competición sin depender del comercio de caballos. ¿Qué falta aún para que ese objetivo sea plenamente realizable?
¡Un muy buen patrocinador! Alguien apasionado por el deporte y que comparta los mismos objetivos y sueños que nosotros. El alto nivel es extremadamente caro y, lamentablemente, mientras formemos a nuestros propios caballos, nos vemos obligados a venderlos al final para poder mantener la estructura y conservar a los demás.
Su capón BWP de 10 años, Que Pasa JW - LVM (por Di Cantero Van Ter Hulst Z), se ha convertido en su pilar para las grandes citas (Grandes Premios 4 y 5, CSIO de St. Gallen). ¿Cómo evalúa su progresión en los últimos meses?
Que Pasa se ha comportado de forma formidable en los últimos meses. Firmó un primer Gran Premio 5* a 1,60 m muy sólido en St. Gallen, confirmando inmediatamente después con un 8.º puesto en el Gran Premio 3* (1,55 m) de Maubeuge. Es un caballo muy regular que, de hecho, ya había obtenido su clasificación (MER) para los Campeonatos del Mundo el año pasado, cuando solo tenía 9 años.
Tras haber representado a Noruega en los Campeonatos del Mundo de Herning en 2022 con Missy, ¿de qué manera la experiencia adquirida allí le ayuda a afrontar la cita de Aquisgrán 2026?
Nuestra experiencia en Herning fue muy positiva y sacamos muchísimo aprendizaje. Missy tenía solo 10 años por aquel entonces, con menos experiencia aún de la que tiene Que Pasa hoy. Decidimos desde el año pasado apuntar a Aquisgrán, y hemos diseñado todo nuestro programa de la temporada priorizando las pistas de hierba.
El equipo noruego se apoya regularmente en su experiencia en Copas de Naciones (St. Gallen, Dublín, Barcelona). ¿Cómo siente la dinámica actual dentro del equipo nacional para este verano de 2026?
Estoy muy ilusionada con el equipo de este año. Son binomios muy fuertes, con mucha experiencia juntos. Todos los jinetes han corrido ya varios campeonatos y son profesionales curtidos en los que puedo confiar plenamente.
Junto a Que Pasa, cuenta con otros caballos como Franz 183, Katharina van Maarle Z o el joven Joye Duhart. ¿Cómo estructura la rotación de su cuadra entre el máximo nivel y la formación?
Esta temporada nos ha faltado algo de potencia de fuego para saltar los concursos más grandes junto a Que Pasa. La mayoría de los caballos que me acompañaron en los concursos estaban ahí para coger experiencia. Nuestro objetivo principal esta temporada ha estado enfocado puramente en la preparación de Que Pasa para el campeonato.
Compite con los colores noruegos desde sus etapas en ponis, juveniles y jóvenes jinetes. Echando la vista atrás, ¿cómo ve su trayectoria con la chaqueta roja y azul del equipo nacional?
Diría que el trabajo duro y los grandes sueños son lo que me ha mantenido en la montura. Siempre he sido una apasionada entregada a mi deporte y a mis caballos.
Sus éxitos en Oriente Medio (2.ª en el Gran Premio CSI5-W de Abu Dabi y 4.ª en Dubái con Alex) dejaron huella. ¿Qué aprendizajes clave sacó de esas actuaciones en Copa del Mundo ante los mejores jinetes del planeta?
¡El mayor aprendizaje fue tener un caballo excelente que no era lo suficientemente "comercial" como para venderlo! (Risas) Eso me permitió construir una relación muy fuerte con él a lo largo de varias temporadas, más aún teniendo en cuenta que ya tenía 13 años en ese momento. Poder conservar a los buenos caballos y crear un vínculo de absoluta compenetración es fundamental para triunfar en el máximo nivel.
El comercio de caballos forma parte del modelo económico en Hatteland Horses. ¿Es difícil en el plano emocional separarse de caballos que ha formado hasta la cumbre?
Sí, siempre es triste ver partir a un caballo que ha estado bajo nuestra custodia. Pero obviamente, en el caso de los que hemos tenido la suerte de formar hasta el más alto nivel, es todavía más difícil porque hemos pasado mucho más tiempo juntos y creado lazos aún más fuertes.
Aquisgrán es descrito a menudo como la «Meca» del salto de obstáculos, con su mítica pista de hierba y su gigantesco estadio. ¿En qué medida encaja el perfil de Que Pasa JW - LVM con las exigencias de un estadio así?
¡A Que Pasa le encanta saltar sobre hierba! Está muy cómodo en pistas grandes y ya lo ha demostrado en el Gran Premio Invitational del Sunshine Tour, así como en St. Gallen. Aunque todo el mundo me repite que Aquisgrán es diferente y aún más impresionante, tengo plena confianza en mi caballo y en su excelente carácter.
El circuito de la Copa de Naciones EEF (como en Martofte) sirve de plataforma estratégica. ¿Qué papel juegan estas competiciones en su preparación para las citas 5?
Siempre es fantástico poder participar en pruebas por equipos, sea cual sea el nivel. Ayuda a crear un verdadero espíritu de equipo y a desarrollar la capacidad de gestionar la presión: ya no se compite solo para uno mismo, te vuelves responsable del resultado de los demás.
Originaria de Stavanger y afincada actualmente en el corazón de la Europa hípica entre Países Bajos y Bélgica, ¿hasta qué punto ha sido crucial esta mudanza para su carrera?
Noruega es un país grande con distancias enormes entre concursos (al menos para mí, que vivía en la costa oeste). Estar afincados en Limburgo, en los Países Bajos, nos ha dado acceso a muchos más concursos, caballos y clientes. Nuestra propia cuadra, Abenhof Farm, se ha convertido en una base fantástica donde tenemos todo lo necesario y las mejores instalaciones posibles para llevar caballos hasta lo más alto.
En el aspecto puramente técnico, ¿cuáles son las mayores fortalezas de Que Pasa JW - LVM en recorridos de 1,55 m / 1,60 m y qué detalles perfeccionan aún en el entrenamiento?
Que Pasa es un caballo extremadamente positivo al que le encanta trabajar. Sea cual sea la altura que se le ponga delante, da la impresión de superarla con facilidad. Es valiente, respetuoso y posee una técnica excelente. ¡Son todos los ingredientes indispensables para ser un verdadero caballo de 1,60 m!
¿De qué manera su formación universitaria y su licenciatura en empresariales influyen en la gestión diaria de sus cuadras y en su enfoque del deporte profesional?
La entrega y la disciplina son las claves absolutas.
Si tuviera que escribir el guion ideal para usted y el equipo noruego de aquí al final de la temporada 2026, ¿cómo sería?
¡Clasificar a un equipo para los Juegos Olímpicos!
