On the Road to Aachen #21 – Necmi Eren "Mon objectif est très clair : je viens pour gagner."

Français/English/Español --------------- À l’approche des Championnats du monde FEI 2026 d’Aix-la-Chapelle, Le Mag’Équestre part à la rencontre des cavaliers qui s’apprêtent à écrire une nouvelle page de l’histoire du sport équestre. À travers cette série exclusive, découvrez les parcours, les chevaux, les philosophies et les ambitions de ceux qui porteront leurs couleurs sur la mythique piste de la Soers. Des témoignages authentiques où se mêlent passion, travail, émotions et quête de performance au plus haut niveau mondial. De l’expérience des grands rendez-vous aux rêves de gloire, chaque cavalier nous ouvre les portes de son quotidien avant le grand défi d’Aachen. Bienvenue dans « On the Road to Aachen », au cœur de l’aventure des Championnats du monde 2026. Bonne Lecture !

JEUX EQUESTRES MONDIAUX D'AIX-LA-CHAPELLE 2026 !

Samuel Benibre

8/10/202627 min read

Dans l'histoire du saut d'obstacles moderne, certains cavaliers ne se contentent pas de participer : ils ouvrent la voie à toute une nation. À seulement 24 ans, Necmi Eren incarne la montée en puissance spectaculaire de la Turquie sur la scène équestre internationale. Qualifié pour les Championnats du Monde 2026 à Aix-la-Chapelle, le jeune pilote concrétise un rêve qu'il nourrissait déjà enfant en regardant la mythique piste de la Soers à la télévision aux côtés de sa mère.

Associé à l'incroyable PSS Levilensky — formé au préalable par Chris et Gabrielle Chugg —, Necmi Eren a franchi les étapes avec une régularité impressionnante, brillant en Coupes des Nations et sur le circuit Coupe du Monde. Animé par une force mentale hors du commun, une hygiène de vie rythmée par la méditation et la visualisation, et un respect profond pour ses montures, le cavalier turc n'aborde pas Aix-la-Chapelle en simple figurant : il y vise la finale et le podium. Pour Le Mag'Equestre, Necmi Eren livre un entretien d'une sincérité vibrante sur ses sacrifices, sa quête d'excellence et son rêve ultime d'offrir une médaille olympique à sa mère.

©Collection Privée

Necmi, tout d'abord, félicitations pour votre qualification pour les Championnats du Monde FEI 2026 à Aix-la-Chapelle ! Que représente pour vous le fait de représenter la Turquie lors de l'un des événements équestres les plus prestigieux au monde, à la fois en tant qu'athlète et en tant qu'homme ?

Merci beaucoup ! Concourir à Aix-la-Chapelle est un rêve que je porte en moi depuis mon plus jeune âge. On peut dire que c'est mon rêve d'enfant depuis aussi longtemps que je m'en souvienne. Avoir l'opportunité d'évoluer dans cette atmosphère incroyable, sur un terrain aussi mythique, et de représenter la Turquie sur l'une des plus grandes scènes de notre sport signifie énormément pour moi. C'est un moment de grande fierté et très fort en émotions, à la fois sur le plan sportif et personnel.

Vous avez régulièrement progressé dans le classement mondial au cours des dernières saisons. En regardant en arrière, quelles ont été les étapes clés qui vous ont amené à ce niveau de votre carrière ?

Je pense sincèrement avoir le potentiel pour être beaucoup plus haut dans le classement mondial. Malheureusement, je n'ai pas toujours eu un piquet de chevaux suffisamment fourni sur les épreuves Ranking pour engranger autant de points que je l'aurais souhaité, donc je n'ai pas encore atteint la position visée. Dans notre sport, comme dans toute carrière athlétique, tout ne se déroule pas toujours comme prévu.

Cela dit, les deux dernières saisons ont été fructueuses pour moi, et mon cheval a joué un rôle majeur dans cette progression. En y repensant, l'une des raisons principales de cette réussite réside dans l'équipe formidable qui m'entoure. Ma mère, en particulier, a été déterminante dans la gestion de ma carrière. Elle a sélectionné avec soin les bons concours, planifié notre calendrier stratégiquement et m'a aidé à trouver les chevaux adéquats pour soutenir ma progression. Alliés au dévouement de toute mon équipe, à d'innombrables heures de travail et à la complicité développée avec mes chevaux, nous avons pu aborder les bonnes épreuves, être réguliers et décrocher cette qualification pour les Championnats du Monde. C'est une étape importante, mais je suis convaincu que ce n'est que le début et que je continuerai à grimper dans la hiérarchie mondiale.

Votre partenariat avec PSS Levilensky a donné des résultats remarquables, notamment des victoires et des podiums en CSI3* et sur le circuit Coupe du Monde. Qu'est-ce qui rend ce cheval si spécial et comment votre relation a-t-elle évolué ?

PSS Levilensky est un cheval véritablement d'exception. Ses qualités intrinsèques, son expérience et son respect naturel sont des éléments qu'il faut souligner en premier lieu. Je suis extrêmement reconnaissant envers Gabrielle Chugg, auprès de qui je l'ai acquis. Avant d'arriver dans mes écuries, il avait déjà été formé jusqu'au niveau 1,60 m par Chris et Gabrielle Chugg, ce qui lui a donné des bases extraordinaires.

Ce qui rend Levilensky si spécial, au-delà de son talent, c'est son intelligence, sa gentillesse et sa volonté permanente de bien faire. Dès le début, nous avons créé une connexion très forte en peu de temps. Il a un désir sincère de travailler avec moi, et cette confiance mutuelle n'a fait que grandir. La combinaison de son potentiel hors norme, du travail accompli en amont et de notre complicité a été la clé de tous nos succès.

Aix-la-Chapelle ne ressemble à aucun autre terrain de championnat. Quelles sont vos attentes pour ces Championnats du Monde et qu'est-ce qui définirait une semaine réussie pour vous ?

Mon objectif est très clair : je viens pour gagner. Chaque athlète rêve de courir les Championnats du Monde, mais quand je vais fouler la piste d'Aix-la-Chapelle, je ne veux pas être un simple participant. Mon premier but est de me qualifier pour la finale individuelle, et une fois en finale, de me battre pour la médaille d'or. Pour moi, une semaine réussie signifie évoluer à mon tout meilleur niveau, atteindre la finale et me donner les moyens de jouer le titre. C'est exactement l'état d'esprit avec lequel j'aborde cet événement.

La Turquie a réalisé d'immenses progrès sur la scène internationale du saut d'obstacles ces dernières années. Comment percevez-vous votre rôle dans le sport équestre turc et ressentez-vous une responsabilité vis-à-vis de la jeune génération ?

L'un de mes plus grands objectifs est d'aider à tracer la voie pour la future génération de cavaliers turcs. Je veux que les jeunes athlètes réalisent que concourir au plus haut niveau — aux Jeux Olympiques, aux Championnats du Monde ou en Finale Coupe du Monde — n'est pas un exploit isolé, mais un objectif accessible et réalisable régulièrement.

Si mon parcours peut inspirer ne serait-ce qu'un seul jeune cavalier à croire en lui, cela aura déjà une valeur inestimable à mes yeux. C'est une fierté de montrer qu'on peut appartenir aux meilleures pistes mondiales sans attendre la fin de sa carrière. Avec du travail, le bon entourage et de la conviction, on peut y parvenir très jeune. Si je peux leur transmettre cette confiance et cette motivation, j'en serai très honoré.

Au cours de votre carrière, vous avez couru de nombreuses Coupes des Nations. Quelle différence y a-t-il dans votre état d'esprit lorsque vous montez pour votre pays par rapport aux épreuves individuelles ?

Représenter la Turquie a toujours fait sortir le meilleur de moi-même. Chaque fois que je porte la veste de l'équipe nationale, je ressens ce supplément d'âme qui me pousse à donner le maximum. Les Coupes des Nations sont mes épreuves préférées. Si c'était possible, je les courrais toutes ! Mais mon rêve ultime n'est pas seulement d'y participer : c'est de monter sur la plus haute marche du podium avec mes coéquipiers et de faire résonner l'hymne turc. Courir pour son drapeau, son équipe et tous les supporters restés au pays donne une dimension bien plus grande à chaque parcours.

Tout cavalier traverse des moments de doute invisibles pour le public. Avez-vous déjà douté de votre carrière et comment avez-vous surmonté ces obstacles ?

Je ne dirais pas qu'il y a eu un moment où j'ai perdu la foi ou voulu tout arrêter. J'ai eu la chance d'avoir une famille extrêmement présente, ce qui m'a aidé à traverser les épreuves. Les plus grandes difficultés n'étaient pas d'ordre mental, mais liées aux moyens. Ne venant pas d'un milieu aux ressources illimitées, trouver les bons chevaux et accéder aux concours internationaux pour faire mes preuves a été le vrai défi.

Sur le plan personnel, le plus dur a été de m'adapter aux exigences de ce métier : enchaîner 6, 7 ou 8 chevaux par jour demande un mental d'acier. Quitter mon pays natal pour construire ma carrière à l'étranger a aussi été un immense sacrifice. Mais avec le recul, ces étapes m'ont renforcé. Elles ont décuplé ma détermination à saisir chaque opportunité.

Si l'on avait dit au jeune Necmi Eren lors de ses débuts internationaux qu'il monterait un jour aux Championnats du Monde à Aix-la-Chapelle, qu'aurait-il répondu ?

Pour être honnête, je ne pense pas que le jeune garçon que j'étais aurait été surpris ! Dès mon plus jeune âge, ma mère me répétait : « Tu iras concourir là-bas », ou plutôt « Nous irons concourir là-bas ». Nous regardions le CHIO d'Aix-la-Chapelle ensemble sur Eurosport, et à l'époque, être dans la même arène que ces légendes me paraissait magique.

Je me souviens quand je me suis qualifié pour les Championnats d'Europe Seniors en 2021. Au début, nous n'avions même pas réalisé. Quand ce fut officiel, j'ai demandé à ma mère : « Comment est-ce arrivé ? ». C'était irréel, mais au fond de moi, j'ai toujours su que ma place était à ce niveau. Même sur des épreuves à 1,30 m, je n'ai jamais douté. Pour moi, la question n'a jamais été de savoir si j'irais à Aix-la-Chapelle, mais quand.

Le sport de haut niveau exige des sacrifices invisibles. Quel a été votre plus grand sacrifice et estimiez-vous qu'il en valait la peine ?

Le plus grand sacrifice a été de quitter la Turquie pour m'installer à l'étranger et m'adapter à un tout nouvel environnement. Ce fut une décision difficile, mais indispensable. En dehors de cela, ce sport exige un engagement absolu : il y a des jours où j'ai à peine le temps de manger, la vie sociale est très limitée, les vacances sont rares. Je parcours 15 ou 16 pays par an : l'équitation est toute ma vie. Mais quand je repense à la chance de représenter mon pays aux Championnats du Monde, je sais que chaque sacrifice en valait la peine.

Votre récente saison a été faite de victoires éclatantes et de parcours plus difficiles. Que vous ont appris ces hauts et ces bas sur vous-même ?

Cette saison m'a énormément appris. Les victoires sont gratifiantes, mais ce sont les parcours manqués qui vous font le plus progresser. J'ai compris que le succès n'est jamais le fait d'une seule personne : c'est un travail d'équipe ultime entre le cavalier, le cheval, le groom, le propriétaire et le staff. Si un maillon manque, tout l'édifice se fragilise. J'ai aussi appris à accepter l'erreur. L'important est la façon dont on réagit : savoir analyser, remettre les compteurs à zéro et arriver au concours suivant frais et motivé.

À l'approche d'Aix-la-Chapelle, sur quels aspects techniques et mentaux portez-vous une attention particulière ?

Mon approche est simple : j'essaie de ne pas aborder cet événement différemment des autres. Je sais que mon cheval et moi sommes capables de sauter ces parcours, donc je conserve nos routines habituelles. Sur le plan mental, garder mon calme est l'une de mes plus grandes forces. Je ne me mets pas de pression inutile des semaines à l'avance. Quand j'ai des doutes, je me confie à mon entourage, en particulier à ma mère. Techniquement, la régularité du travail quotidien est la clé pour performer sous pression.

Patience, adaptabilité et contrôle émotionnel : quelle qualité vous définit le mieux en piste ?

Le contrôle émotionnel est très naturel chez moi. Je n'ai pas à me forcer à rester calme parce que j'ai une confiance absolue en mon cheval et en mes capacités. Cette sérénité vient du travail : je consacre beaucoup de temps à la préparation mentale, à la visualisation, à la méditation et à la manifestation. Mais la patience et l'adaptabilité sont tout aussi cruciales : chaque tracé et chaque cheval exigent des ajustements instantanés. C'est l'alliance de ces trois qualités qui permet d'être performant sur les parcours les plus exigeants du monde.

Que vous ont appris les chevaux sur le leadership, la confiance et la vie en général ?

Chaque cheval m'a transmis une leçon différente. Nectar des Roches m'a enseigné le leadership, tandis que PSS Levilensky m'a appris la véritable signification du mot confiance. Mon jeune étalon, Pineau, me rappelle au quotidien que construire un couple demande du temps, de la patience et du jeu — il a un caractère joueur et plein d'énergie, exactement comme moi ! (Rires) Les chevaux m'ont montré que tout repose sur le respect mutuel. Ces leçons dépassent le cadre du sport : elles s'appliquent à la vie de tous les jours.

Si tout se déroule parfaitement à Aix-la-Chapelle, que aimeriez-vous que les gens retiennent de Necmi Eren et de l'équipe de Turquie ?

J'aimerais qu'on voie cette performance comme une étape majeure vers mon plus grand rêve : les Jeux Olympiques. J'espère aussi rendre le peuple turc fier et prouver que notre pays a toute sa place parmi l'élite mondiale du saut d'obstacles. Concernant ma personne, je voudrais qu'on retienne l'image d'un athlète qui a allié le talent à un travail acharné. Rien ne m'a été donné, chaque résultat a été gagné à la force du poignet.

Pour conclure, quel message souhaitez-vous adresser à vos supporters en Turquie et aux jeunes cavaliers qui rêvent de suivre vos traces ?

À tous ceux qui me soutiennent en Turquie : un grand merci. Votre soutien me donne une force incroyable en piste. Aux jeunes cavaliers : croyez en vous, travaillez plus dur que n'importe qui et n'arrêtez jamais de rêver. Ne laissez personne vous convaincre que vos objectifs sont impossibles. N'oubliez jamais non plus que tout commence et se termine avec le cheval : aimez-les, respectez-les et faites de leur bien-être votre priorité absolue.

Enfin, je dois tout à ma mère. C'est elle qui m'a fait découvrir ce sport et qui a cru en moi avant tout le monde. Mon plus grand rêve reste à accomplir : un jour, je veux décrocher une médaille olympique pour la Turquie et la passer autour du cou de ma mère. C'est ce rêve qui me fait me lever chaque matin.

©Collection Privée

ENGLISH VERSION !


As the 2026 FEI World Championships in Aachen draw near, Le Mag’Équestre sits down with the riders poised to write the next chapter of equestrian history.

In this exclusive series, discover the journeys, the horses, the philosophies, and the ambitions of those set to fly their national colors on the legendary Soers arena.

These authentic accounts reveal the raw passion, unrelenting work ethic, emotion, and drive for top-tier world performance.

From seasoned championship veterans to those chasing glory, each rider opens the door to their daily life ahead of Aachen's ultimate showdown.

On the Road to Aachen #21 – Necmi Eren

“My goal is very clear: I’m coming to win.”

In the history of modern show jumping, some riders do not merely participate: they pave the way for an entire nation. At just 24 years old, Necmi Eren embodies Turkey's spectacular rise on the international equestrian scene. Qualified for the 2026 World Championships in Aachen, the young pilot is fulfilling a childhood dream he nurtured while watching the iconic Soers arena on television alongside his mother.

Paired with the incredible PSS Levilensky — previously produced by Chris and Gabrielle Chugg —, Necmi Eren has climbed the ranks with impressive consistency, shining in Nations Cups and on the World Cup circuit. Driven by extraordinary mental strength, a routine shaped by meditation and visualization, and a deep respect for his horses, the Turkish rider is not heading to Aachen as a mere participant: he is targeting the final and the podium. For Le Mag'Equestre, Necmi Eren delivers a vibrantly candid interview on his sacrifices, his pursuit of excellence, and his ultimate dream of placing an Olympic medal around his mother's neck.

©Collection Privée

Necmi, first of all, congratulations on qualifying for the 2026 FEI World Championships in Aachen! What does it mean for you to represent Turkey at one of the most prestigious equestrian events in the world, both as an athlete and as a person?

Thank you so much! Competing in Aachen is a dream I have carried within me since I was very young. You could say it has been my childhood dream for as long as I can remember. Having the opportunity to perform in that incredible atmosphere, in such a legendary arena, and to represent Turkey on one of the biggest stages in our sport means the world to me. It is a moment of immense pride and deep emotion, both professionally and personally.

You have steadily climbed the world rankings over recent seasons. Looking back, what were the key milestones that brought you to this stage in your career?

I truly believe I have the potential to be much higher in the world rankings. Unfortunately, I haven't always had a deep enough string of horses for Ranking classes to accumulate as many points as I would have liked, so I haven't reached my target position just yet. In our sport, as in any athletic career, things don't always go according to plan.

That said, the past two seasons have been very fruitful for me, and my horse played a massive role in this progression. Looking back, one of the main reasons for this success lies in the wonderful team around me. My mother, in particular, has been instrumental in managing my career. She carefully selected the right shows, strategically planned our calendar, and helped me find the right horses to support my progression. Combined with the dedication of my entire team, countless hours of hard work, and the partnership built with my horses, we were able to enter the right classes, maintain consistency, and secure this qualification for the World Championships. It is an important milestone, but I am convinced this is only the beginning and that I will continue to climb the global rankings.

Your partnership with PSS Levilensky has produced remarkable results, including wins and podiums in CSI3 classes and on the World Cup circuit. What makes this horse so special and how has your relationship evolved?

PSS Levilensky is a truly exceptional horse. His innate qualities, experience, and natural carefulness are the first things to highlight. I am extremely grateful to Gabrielle Chugg, from whom I acquired him. Before coming to my barn, he had already been produced up to 1.60m level by Chris and Gabrielle Chugg, which gave him an extraordinary foundation.

What makes Levilensky so special, beyond his talent, is his intelligence, kindness, and constant willingness to do well. From the very beginning, we established a very strong connection in a short amount of time. He has a genuine desire to work with me, and that mutual trust has only grown. The combination of his extraordinary potential, the groundwork done before me, and our bond has been the key to all our success.

Aachen is unlike any other championship venue. What are your expectations for these World Championships and what would define a successful week for you?

My goal is crystal clear: I am coming to win. Every athlete dreams of competing at the World Championships, but when I step into the arena in Aachen, I don't want to be a mere participant. My primary goal is to qualify for the individual final, and once in the final, to fight for the gold medal. For me, a successful week means performing at my absolute best, reaching the final, and giving myself the opportunity to contend for the title. That is precisely the mindset with which I am approaching this event.

Turkey has made immense strides on the international show jumping scene in recent years. How do you see your role in Turkish equestrian sport, and do you feel a responsibility toward the younger generation?

One of my biggest goals is to help pave the way for the future generation of Turkish riders. I want young athletes to realize that competing at the highest level — at the Olympic Games, World Championships, or World Cup Finals — is not an isolated feat, but an accessible and regularly achievable goal.

If my journey can inspire even a single young rider to believe in themselves, it will already hold invaluable worth in my eyes. It is a matter of pride to show that you can belong in the world's top arenas without waiting until the end of your career. With hard work, the right support system, and conviction, you can achieve it at a very young age. If I can pass on that confidence and motivation, I will be deeply honored.

Throughout your career, you have ridden in numerous Nations Cups. How does your mindset differ when riding for your country compared to individual classes?

Representing Turkey has always brought out the absolute best in me. Every time I wear the national team jacket, I feel an extra spark that pushes me to give my maximum. Nations Cups are my favorite classes. If it were possible, I would ride in all of them! But my ultimate dream is not just to participate: it is to stand on the top step of the podium with my teammates and hear the Turkish national anthem play. Riding for your flag, your team, and all the supporters back home adds a whole new dimension to every round.

Every rider experiences moments of doubt unseen by the public. Have you ever doubted your career choice, and how did you overcome those obstacles?

I wouldn't say there was ever a moment where I lost faith or wanted to quit. I was fortunate to have a family that was extremely present, which helped me navigate tough times. The biggest difficulties weren't mental, but rather financial and resource-based. Coming from a background without unlimited resources, finding the right horses and accessing international shows to prove myself was the real challenge.

On a personal level, the hardest part was adapting to the demands of this profession: riding 6, 7, or 8 horses a day requires an iron mindset. Leaving my home country to build my career abroad was also an immense sacrifice. But in hindsight, those steps made me stronger. They multiplied my determination to seize every opportunity.

If someone had told a young Necmi Eren at his international debut that he would one day ride at the World Championships in Aachen, what would he have said?

To be honest, I don't think the young boy I was would have been surprised! From a very early age, my mother used to tell me: "You will compete there," or rather, "We will compete there." We used to watch CHIO Aachen together on Eurosport, and back then, being in the same arena as those legends felt magical.

I remember when I qualified for the Senior European Championships in 2021. At first, we didn't even realize it. When it became official, I asked my mother: "How did this happen?". It felt surreal, but deep down, I always knew my place was at this level. Even when jumping 1.30m classes, I never doubted. For me, the question was never whether I would go to Aachen, but when.

Top-level sport demands unseen sacrifices. What has been your greatest sacrifice, and do you feel it was worth it?

The greatest sacrifice was leaving Turkey to settle abroad and adapt to a completely new environment. It was a tough decision, but an essential one. Apart from that, this sport requires total commitment: there are days when I barely have time to eat, my social life is very limited, and holidays are rare. I travel through 15 or 16 countries a year: riding is my entire life. But when I think back to the chance of representing my country at the World Championships, I know every sacrifice was worth it.

Your recent season featured brilliant victories as well as tougher rounds. What have these ups and downs taught you about yourself?

This season taught me a tremendous amount. Victories are rewarding, but it is the missed rounds that make you grow the most. I realized that success is never the work of a single person: it is the ultimate teamwork between rider, horse, groom, owner, and staff. If one link is missing, the whole structure becomes fragile. I also learned to accept mistakes. What matters is how you react: knowing how to analyze, reset, and arrive at the next show fresh and motivated.

As Aachen approaches, what technical and mental aspects are you paying special attention to?

My approach is simple: I try not to treat this event any differently than others. I know my horse and I are capable of jumping these courses, so I stick to our usual routines. Mentally, keeping my composure is one of my greatest strengths. I don't put unnecessary pressure on myself weeks in advance. When I have doubts, I confide in my team, especially my mother. Technically, the consistency of daily work is key to performing under pressure.

Patience, adaptability, and emotional control: which quality defines you best in the ring?

Emotional control comes very naturally to me. I don't have to force myself to stay calm because I have absolute confidence in my horse and in my abilities. That serenity stems from preparation: I dedicate a lot of time to mental training, visualization, meditation, and manifestation. But patience and adaptability are equally crucial: every track and every horse demand instant adjustments. It is the combination of these three qualities that allows you to perform on the world's most demanding courses.

What have horses taught you about leadership, trust, and life in general?

Every horse has taught me a different lesson. Nectar des Roches taught me leadership, while PSS Levilensky taught me the true meaning of trust. My young stallion, Pineau, reminds me daily that building a partnership takes time, patience, and playfulness — he has a playful character full of energy, just like me! (Laughs) Horses have shown me that everything relies on mutual respect. These lessons go far beyond sports: they apply to everyday life.

If everything goes perfectly in Aachen, what would you like people to remember about Necmi Eren and Team Turkey?

I would like people to see this performance as a major stepping stone toward my ultimate dream: the Olympic Games. I also hope to make the Turkish people proud and prove that our country fully belongs among the world's show jumping elite. As for myself, I want to be remembered as an athlete who combined talent with relentless hard work. Nothing was handed to me; every result was earned through sheer determination.

To conclude, what message would you like to send to your supporters in Turkey and to young riders dreaming of following in your footsteps?

To everyone supporting me in Turkey: thank you so much. Your support gives me incredible strength in the ring. To young riders: believe in yourselves, work harder than anyone else, and never stop dreaming. Never let anyone convince you that your goals are impossible. Never forget that everything begins and ends with the horse: love them, respect them, and make their well-being your top priority.

Finally, I owe everything to my mother. She introduced me to this sport and believed in me before anyone else did. My biggest dream is yet to be fulfilled: one day, I want to win an Olympic medal for Turkey and place it around my mother's neck. That is the dream that gets me out of bed every morning.

Versión En Español

A medida que se aproximan los Campeonatos del Mundo FEI 2026 de Aquisgrán, Le Mag’Équestre conversa con los jinetes preparados para escribir el próximo capítulo en la historia del deporte ecuestre.

En esta serie exclusiva, descubra los recorridos, los caballos, las filosofías y las ambiciones de quienes se disponen a defender los colores de sus países en el legendario estadio de Soers.

Relatos auténticos donde se entrelazan la pasión pura, la disciplina inquebrantable, las emociones y la búsqueda del máximo rendimiento mundial.

Desde consagrados veteranos de grandes campeonatos hasta quienes persiguen su sueño de gloria, cada jinete nos abre las puertas de su día a día antes del desafío definitivo en Aquisgrán.

On the Road to Aachen #21 – Necmi Eren

"Mi objetivo es muy claro: estoy aquí para ganar."

En la historia del salto de obstáculos moderno, algunos jinetes no se limitan a participar: abren el camino a toda una nación. Con solo 24 años, Necmi Eren encarna el espectacular ascenso de Turquía en la escena hípica internacional. Clasificado para los Campeonatos del Mundo de 2026 en Aquisgrán, el joven piloto materializa un sueño que cultivaba desde niño mientras contemplaba la mítica pista de la Soers en la televisión junto a su madre.

Junto al increíble PSS Levilensky —formado previamente por Chris y Gabrielle Chugg—, Necmi Eren ha ido superando etapas con una regularidad impresionante, brillando en Copas de Naciones y en el circuito Copa del Mundo. Impulsado por una fuerza mental fuera de lo común, una rutina marcada por la meditación y la visualización, y un respeto profundo por sus monturas, el jinete turco no afronta Aquisgrán como un mero participante: busca la final y el podio. Para Le Mag'Equestre, Necmi Eren ofrece una entrevista de una sincera vibración sobre sus sacrificios, su búsqueda de la excelencia y su sueño último de ofrecer una medalla olímpica a su madre.

©Collection Privée

Necmi, en primer lugar, ¡enhorabuena por su clasificación para los Campeonatos del Mundo FEI 2026 en Aquisgrán! ¿Qué representa para usted representar a Turquía en uno de los eventos hípicos más prestigiosos del mundo, tanto como atleta como hombre?

¡Muchísimas gracias! Competir en Aquisgrán es un sueño que llevo conmigo desde muy pequeño. Se podría decir que es mi sueño de la infancia desde que tengo uso de razón. Tener la oportunidad de evolucionar en esa atmósfera increíble, en una pista tan mítica, y representar a Turquía en uno de los escenarios más grandes de nuestro deporte significa muchísimo para mí. Es un momento de gran orgullo y muy emotivo, tanto en el plano deportivo como en el personal.

Ha progresado con regularidad en el ranking mundial durante las últimas temporadas. Mirando hacia atrás, ¿cuáles han sido las etapas clave que le han llevado a este nivel de su carrera?

Creo sinceramente que tengo el potencial para estar mucho más arriba en la clasificación mundial. Desgraciadamente, no siempre he contado con una cuadra lo suficientemente amplia en pruebas Ranking para sumar tantos puntos como me hubiera gustado, por lo que aún no he alcanzado la posición deseada. En nuestro deporte, como en cualquier carrera atlética, no todo sale siempre como se planea.

Dicho esto, las dos últimas temporadas han sido muy fructíferas para mí, y mi caballo ha jugado un papel fundamental en esta progresión. Mirando hacia atrás, una de las razones principales de este éxito reside en el equipo fantástico que me rodea. Mi madre, en particular, ha sido determinante en la gestión de mi carrera. Seleccionó cuidadosamente los concursos adecuados, planificó nuestro calendario estratégicamente y me ayudó a encontrar los caballos idóneos para respaldar mi progresión. Sumado a la dedicación de todo mi equipo, a innumerables horas de trabajo y a la complicidad desarrollada con mis caballos, pudimos abordar las pruebas correctas, mantener la regularidad y lograr esta clasificación para los Campeonatos del Mundo. Es un paso importante, pero estoy convencido de que es solo el principio y que seguiré escalando en la jerarquía mundial.

Su binomio con PSS Levilensky ha dado resultados extraordinarios, incluyendo victorias y podios en CSI3 y en el circuito Copa del Mundo. ¿Qué hace a este caballo tan especial y cómo ha evolucionado su relación?

PSS Levilensky es un caballo verdaderamente excepcional. Sus cualidades intrínsecas, su experiencia y su cuidado natural son elementos que hay que destacar en primer lugar. Estoy extremadamente agradecido a Gabrielle Chugg, a quien se lo adquirí. Antes de llegar a mis cuadras, ya había sido formado hasta el nivel 1,60 m por Chris y Gabrielle Chugg, lo que le dio unas bases extraordinarias.

Lo que hace a Levilensky tan especial, más allá de su talento, es su inteligencia, su nobleza y su voluntad permanente de hacerlo bien. Desde el principio creamos una conexión muy fuerte en poco tiempo. Tiene un deseo sincero de trabajar conmigo, y esa confianza mutua no ha hecho más que crecer. La combinación de su potencial fuera de serie, el trabajo realizado previamente y nuestra complicidad ha sido la clave de todos nuestros éxitos.

Aquisgrán no se parece a ningún otro escenario de campeonato. ¿Cuáles son sus expectativas para estos Campeonatos del Mundo y qué definiría una semana exitosa para usted?

Mi objetivo es cristalino: vengo a ganar. Todo atleta sueña con correr los Campeonatos del Mundo, pero cuando pise la pista de Aquisgrán, no quiero ser un mero participante. Mi primer objetivo es clasificarme para la final individual, y una vez en la final, luchar por la medalla de oro. Para mí, una semana exitosa significa rendir a mi máximo nivel, alcanzar la final y darme los medios para pelear por el título. Ese es exactamente el estado de ánimo con el que afronto este evento.

Turquía ha logrado inmensos avances en la escena internacional del salto de obstáculos en los últimos años. ¿Cómo percibe su papel en el deporte hípico turco y siente una responsabilidad respecto a la joven generación?

Uno de mis mayores objetivos es ayudar a trazar el camino para la futura generación de jinetes turcos. Quiero que los jóvenes atletas se den cuenta de que competir al máximo nivel —en los Juegos Olímpicos, Campeonatos del Mundo o Finales de la Copa del Mundo— no es una hazaña aislada, sino un objetivo accesible y alcanzable con regularidad.

Si mi trayectoria puede inspirar aunque sea a un solo joven jinete a creer en sí mismo, ya tendrá un valor incalculable para mí. Es un motivo de orgullo demostrar que se puede pertenecer a las mejores pistas del mundo sin esperar al final de la carrera. Con trabajo, el entorno adecuado y convicción, se puede lograr siendo muy joven. Si puedo transmitirles esa confianza y motivación, será un gran honor para mí.

A lo largo de su carrera ha corrido numerosas Copas de Naciones. ¿Qué diferencia hay en su estado de ánimo cuando monta para su país en comparación con las pruebas individuales?

Representar a Turquía siempre ha sacado lo mejor de mí. Cada vez que me pongo la chaqueta del equipo nacional, siento ese impulso extra que me empuja a dar el máximo. Las Copas de Naciones son mis pruebas favoritas. ¡Si fuera posible, las correría todas! Pero mi sueño último no es solo participar: es subir a lo más alto del podio con mis compañeros y hacer sonar el himno turco. Correr por tu bandera, tu equipo y todos los aficionados que se han quedado en casa le da una dimensión mucho mayor a cada recorrido.

Todo jinete atraviesa momentos de duda invisibles para el público. ¿Ha dudado alguna vez de su carrera y cómo ha superado esos obstáculos?

No diría que haya habido un momento en el que perdiera la fe o quisiera dejarlo todo. He tenido la suerte de contar con una familia extremadamente presente, lo que me ayudó a superar las dificultades. Los mayores obstáculos no eran de índole mental, sino de recursos. Al no proceder de un entorno con medios ilimitados, encontrar los caballos adecuados y acceder a los concursos internacionales para demostrar mi valía fue el verdadero reto.

En el plano personal, lo más duro fue adaptarme a las exigencias de este oficio: montar 6, 7 u 8 caballos al día exige una mentalidad de hierro. Dejar mi país natal para construir mi carrera en el extranjero fue también un sacrificio enorme. Pero visto en perspectiva, esas etapas me fortalecieron. Multiplicaron mi determinación para aprovechar cada oportunidad.

Si le hubieran dicho al joven Necmi Eren en sus inicios internacionales que algún día montaría en los Campeonatos del Mundo en Aquisgrán, ¿qué habría respondido?

Para ser sincero, ¡no creo que al niño que era le hubiera sorprendido! Desde muy pequeño, mi madre me repetía: «Irás a competir allí», o mejor dicho, «Iremos a competir allí». Veíamos el CHIO de Aquisgrán juntos en Eurosport y, en aquel momento, estar en la misma pista que esas leyendas me parecía mágico.

Recuerdo cuando me clasifiqué para los Campeonatos de Europa Senior en 2021. Al principio ni siquiera nos dimos cuenta. Cuando se hizo oficial, le pregunté a mi madre: «¿Cómo ha pasado esto?». Era irreal, pero en el fondo siempre supe que mi lugar estaba a este nivel. Incluso en pruebas de 1,30 m, nunca dudé. Para mí, la cuestión nunca fue si iría a Aquisgrán, sino cuándo.

El deporte de alto nivel exige sacrificios invisibles. ¿Cuál ha sido su mayor sacrificio y considera que ha valido la pena?

El mayor sacrificio fue dejar Turquía para instalarme en el extranjero y adaptarme a un entorno completamente nuevo. Fue una decisión difícil, pero indispensable. Aparte de eso, este deporte exige un compromiso absoluto: hay días en los que apenas tengo tiempo para comer, la vida social es muy limitada, las vacaciones son raras. Recorro 15 o 16 países al año: la equitación es toda mi vida. Pero cuando pienso en la oportunidad de representar a mi país en los Campeonatos del Mundo, sé que cada sacrificio ha valido la pena.

Su reciente temporada ha estado compuesta por victorias brillantes y recorridos más difíciles. ¿Qué le han enseñado estos altibajos sobre sí mismo?

Esta temporada me ha enseñado muchísimo. Las victorias son gratificantes, pero son los recorridos fallidos los que más te hacen progresar. Comprendí que el éxito nunca es mérito de una sola persona: es un trabajo de equipo definitivo entre el jinete, el caballo, el mozo, el propietario y el personal. Si falta un eslabón, toda la estructura se debilita. También aprendí a aceptar el error. Lo importante es cómo se reacciona: saber analizar, poner el contador a cero y llegar al siguiente concurso fresco y motivado.

Ante la proximidad de Aquisgrán, ¿en qué aspectos técnicos y mentales está prestando especial atención?

Mi enfoque es sencillo: intento no afrontar este evento de forma diferente a los demás. Sé que mi caballo y yo somos capaces de saltar estos recorridos, así que mantengo nuestras rutinas habituales. En el plano mental, mantener la calma es una de mis mayores fortalezas. No me pongo presión innecesaria con semanas de antelación. Cuando tengo dudas, me confío a mi entorno, en particular a mi madre. Técnicamente, la regularidad del trabajo diario es la clave para rendir bajo presión.

Paciencia, adaptabilidad y control emocional: ¿qué cualidad le define mejor en pista?

El control emocional es algo muy natural en mí. No tengo que forzarme a mantener la calma porque tengo una confianza absoluta en mi caballo y en mis capacidades. Esa serenidad proviene del trabajo: dedico mucho tiempo a la preparación mental, a la visualización, a la meditación y a la manifestación. Pero la paciencia y la adaptabilidad son igualmente cruciales: cada trazado y cada caballo exigen ajustes instantáneos. Es la combinación de estas tres cualidades lo que permite rendir en los recorridos más exigentes del mundo.

¿Qué le han enseñado los caballos sobre liderazgo, confianza y la vida en general?

Cada caballo me ha transmitido una lección diferente. Nectar des Roches me enseñó liderazgo, mientras que PSS Levilensky me enseñó el verdadero significado de la palabra confianza. Mi joven semental, Pineau, me recuerda a diario que construir un binomio requiere tiempo, paciencia y juego (¡tiene un carácter juguetón y lleno de energía, exactamente igual que yo! - Risas). Los caballos me han demostrado que todo se basa en el respeto mutuo. Estas lecciones van más allá del deporte: se aplican a la vida cotidiana.

Si todo sale a pedir de boca en Aquisgrán, ¿qué le gustaría que la gente recordara de Necmi Eren y del equipo de Turquía?

Me gustaría que esta actuación se viera como un paso definitivo hacia mi mayor sueño: los Juegos Olímpicos. También espero hacer sentir orgulloso al pueblo turco y demostrar que nuestro país tiene todo el derecho a estar entre la élite mundial del salto de obstáculos. Respecto a mi persona, me gustaría que se recordara la imagen de un atleta que ha combinado el talento con un trabajo incansable. Nadie me ha regalado nada; cada resultado se ha ganado a pulso.

Para concluir, ¿qué mensaje le gustaría enviar a sus aficionados en Turquía y a los jóvenes jinetes que sueñan con seguir sus pasos?

A todos los que me apoyan en Turquía: muchísimas gracias. Su apoyo me da una fuerza increíble en pista. A los jóvenes jinetes: crean en ustedes mismos, trabajen más duro que nadie y no dejen nunca de soñar. No permitan que nadie les convenza de que sus objetivos son imposibles. Tampoco olviden nunca que todo empieza y termina con el caballo: ámenlos, respétenlos y hagan de su bienestar su prioridad absoluta.

Por último, se lo debo todo a mi madre. Ella fue quien me descubrió este deporte y quien creyó en mí antes que nadie. Mi mayor sueño está aún por cumplir: algún día quiero ganar una medalla olímpica para Turquía y colgársela del cuello a mi madre. Ese es el sueño que me hace levantarme cada mañana.

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Samuel Benibre