On the Road to Aachen #27 – Giampiero Garofalo "C'est grâce à lui que je suis le cavalier, mais surtout l'homme que je suis aujourd'hui."
Français/English/Español --------------- À l’approche des Championnats du monde FEI 2026 d’Aix-la-Chapelle, Le Mag’Équestre part à la rencontre des cavaliers qui s’apprêtent à écrire une nouvelle page de l’histoire du sport équestre. À travers cette série exclusive, découvrez les parcours, les chevaux, les philosophies et les ambitions de ceux qui porteront leurs couleurs sur la mythique piste de la Soers. Des témoignages authentiques où se mêlent passion, travail, émotions et quête de performance au plus haut niveau mondial. De l’expérience des grands rendez-vous aux rêves de gloire, chaque cavalier nous ouvre les portes de son quotidien avant le grand défi d’Aachen. Bienvenue dans « On the Road to Aachen », au cœur de l’aventure des Championnats du monde 2026. Bonne Lecture !
JEUX EQUESTRES MONDIAUX D'AIX-LA-CHAPELLE 2026 !
Samuel Benibre
8/10/202625 min read
Issu d'une terre de passion et d'histoire, Giampiero Garofalo incarne avec élégance et détermination la nouvelle vague du saut d'obstacles italien. Né à Naples au sein d'une véritable famille de cavaliers, le pilote de 32 ans a rapidement compris que le chemin vers le très haut niveau exigerait des sacrifices, de la mobilité et une résilience à toute épreuve. Quittant très jeune le sud de l'Italie sous l'impulsion et le soutien indéfectible de son père Paolo, Giampiero s'est forgé au contact des meilleurs, passant notamment par la prestigieuse Young Riders Academy sous la houlette de Marco Kutscher.
Aujourd'hui basé aux Pays-Bas chez Stal Hendrix à Kessel aux côtés de son épouse Lisa Nooren, le cavalier membre de l'armée de l'air italienne (Aeronautica Militare) mène une carrière d'une régularité remarquable. Médaillé de bronze aux Jeux Méditerranéens et sélectionné pour ses premiers Championnats d'Europe à Milan en 2023 avec Max, Giampiero aborde désormais les plus grandes échéances mondiales avec Querido, un cheval d'exception façonné avec complicité et patience. Pour Le Mag'Equestre, le maestro italien se confie sur l'importance cruciale de son entourage, son respect absolu du cheval et ses ambitions pour l'avenir.

©Eva van den Adel
Giampiero, pouvez-vous vous présenter et nous retracer les grandes étapes de votre parcours équestre depuis vos débuts à Naples ?
Bonjour à tous ! Je m'appelle Giampiero Garofalo, j'ai 32 ans et je suis basé aux Pays-Bas avec mon épouse, Lisa Nooren, au sein des écuries Stal Hendrix. Je suis né à Naples dans une famille de passionnés de chevaux. J'ai deux frères aînés, Antonio et Michele. Antonio et moi partageons exactement la même passion et il mène lui aussi une très belle carrière internationale (avec des participations aux Championnats d'Europe et aux Jeux Équestres Mondiaux). Michele, de son côté, n'a rien à voir avec le monde du cheval... ce qui fait de lui le plus sage de nous trois ! (Rires)
Notre père montait également au plus haut niveau, mais à un moment donné, il a choisi de lever le pied en compétition pour pouvoir nous fournir des chevaux à mon frère et à moi. Dans le sud de l'Italie, il est un peu plus difficile d'évoluer dans le sport : les concours sont très éloignés et les coûts sont élevés. Mais mon père a tout fait pour nous permettre de grandir dans ce sport, et je pense qu'il a réussi. Très jeune, j'ai quitté Naples pour apprendre et progresser. J'ai eu la chance de croiser la route de belles personnes qui m'ont aidé à obtenir de bons résultats. Cependant, à un certain moment, j'ai ressenti le besoin d'en apprendre encore davantage : j'ai donc quitté l'Italie. En voyant où je suis aujourd'hui, je suis très heureux d'avoir fait ce choix. J'ai été extrêmement chanceux de travailler avec tant de professionnels, car chacun d'entre eux m'a transmis quelque chose de précieux.
Votre famille occupe une place centrale dans votre histoire. Quel rôle votre père Paolo et vos proches ont-ils joué dans la construction du cavalier et de l'homme que vous êtes aujourd'hui ?
Mon père Paolo constitue une part immense de ma carrière, et je sais que je peux parler au nom de mon frère Antonio en disant qu'il est l'un des piliers essentiels de nos deux parcours. C'est grâce à lui que je suis le cavalier, mais surtout l'homme que je suis aujourd'hui. C'est le fruit du travail de toute ma famille, et je serai éternellement reconnaissant envers ma mère et mon père pour tout ce qu'ils ont accompli pour nous.
Vous êtes désormais installés aux Pays-Bas chez Stal Hendrix à Kessel. En quoi cette collaboration avec la famille Hendrix marque-t-elle un tournant dans votre progression ?
Cela fait maintenant deux ans que nous sommes basés chez Stal Hendrix à Kessel. Nous avons débuté cette collaboration avec Michel Hendrix, et je pense sincèrement que c'est la meilleure décision que Lisa et moi ayons prise. Avoir l'opportunité d'évoluer au quotidien aux côtés de vrais hommes de cheval comme eux est une chance incroyable pour nous permettre de continuer à progresser et à nous améliorer dans tous les aspects de notre sport.
Vous portez fièrement le maillot de l'Aeronautica Militare sur les pistes du monde entier. Que représente cette appartenance aux forces armées italiennes pour vous ?
Être membre de l'armée de l'air est un privilège immense pour moi. Représenter cet uniforme partout à travers le monde est une véritable source de fierté. À chaque fois que je pénètre en piste, je m'efforce de donner le meilleur de moi-même pour honorer l'armée de l'air italienne.
Votre passage par la Young Riders Academy semble avoir été un élément déclencheur dans votre parcours. Qu'avez-vous retiré de cette expérience, notamment aux côtés de Marco Kutscher ?
L'intégration à la Young Riders Academy a été la clé de ma progression, tant sur le plan équestre qu'humain. J'ai eu la chance de travailler aux côtés de Marco Kutscher, ce qui a eu un impact majeur sur la suite de ma carrière. Je serai éternellement reconnaissant pour les opportunités qu'Eleonora Ottaviani et toute l'équipe de la Young Riders Academy m'ont offertes et continuent de m'offrir.
En 2022, vous décrochiez une médaille de bronze par équipes aux Jeux Méditerranéens. Quel souvenir conservez-vous de cette performance collective ?
Les Jeux Méditerranéens restent un accomplissement très fort pour moi. À l'époque, nous avions une équipe très jeune et nous avons travaillé d'arrache-pied pour obtenir un bon résultat. Décrocher la médaille de bronze par équipes a été un moment magique et inoubliable.
En 2023, vous représentiez l'Italie à domicile lors des Championnats d'Europe de Milan avec Max. Comment avez-vous vécu ce tout premier grand championnat senior sous la pression du public italien ?
Représenter l'Italie est toujours un honneur immense. En 2023, nous avons eu le privilège de recevoir les Championnats d'Europe à domicile, à Milan. J'y ai été sélectionné avec mon cheval Max (appartenant à Jan Dams). C'était une expérience formidable, mais aussi mon tout premier grand championnat : j'étais donc très enthousiaste, mais forcément un peu nerveux ! Je savais que je pouvais compter sur un cheval fantastique, alors ma seule idée en tête était de monter proprement et de rester à 100 % concentré sur mon sujet.
On dit souvent qu'un cavalier n'est rien sans la structure qui l'entoure. Quelle est votre vision du travail d'équipe dans le sport de haut niveau ?
Pour réussir à se maintenir au plus haut niveau, il est indispensable de pouvoir s'appuyer sur une écurie solide et une équipe conséquente. Dans notre sport, le public ne voit que le couple formé par le cavalier et son cheval en piste, mais pour en arriver là, il faut toute une armée en coulisses. Il est crucial de s'entourer de personnes qui croient sincèrement en vous et en votre projet, car en restant isolé, on ne peut pas aller bien loin.
Votre cheval de tête, Querido, s'est imposé comme un pilier de votre piquet. Comment a débuté son histoire à vos côtés ?
Nous avons fait l'acquisition de Querido il y a un an et demi. C'est Lisa qui a commencé à le monter au tout début. Il était encore très vert dans son travail, mais on pouvait déjà deviner toute la force de son mental. J'ai pris le relais à sa monte il y a un peu plus d'un an et tout s'est enchaîné très vite. C'est un cheval qui donne 200 % de lui-même dès qu'il entre en piste, et c'est exactement ce qui le rend si génial et si spécial.
La complicité avec Querido s'est installée de manière très rapide. Comment expliquez-vous cette connexion presque immédiate ?
C'est une relation qui a grandi à une vitesse folle. Il faut dire que Lisa avait accompli un travail extraordinaire avec lui avant que je ne le récupère ; je n'avais donc plus qu'à apprendre à le connaître et à trouver les bons réglages. Le sentiment est venu très naturellement grâce à son mental exceptionnel et à sa générosité sans limite en piste.
Quelle est votre philosophie de formation pour amener un cheval vers le très haut niveau sans le brûler ?
Pour moi, la règle d'or est de conserver son calme, de donner au cheval le temps nécessaire pour évoluer à son rythme et de ne jamais chercher de raccourcis. Il faut faire preuve d'une patience infinie et savoir écouter ses montures. Les chevaux sont tous différents : ce sont eux qui vous indiquent lorsqu'ils sont prêts à franchir une nouvelle étape. Pour certains, le processus va très vite, tandis que pour d'autres, cela demande un peu plus de temps.

Quel regard portez-vous sur la dynamique et l'avenir de la veste bleue de l'équipe italienne de saut d'obstacles ?
Je trouve que nous avons énormément de cavaliers talentueux en Italie. Je constate que le niveau s'améliore d'année en année ; j'espère donc que d'ici quelques années, nous pourrons nous appuyer sur un réservoir encore plus vaste de très bons pilotes sur lesquels l'équipe nationale pourra compter.
Quelles sont selon vous vos plus grandes forces sur le plan mental et technique dans un paddock d'échauffement ou en piste ?
Ma force mentale a toujours été mon plus grand atout. J'essaie en permanence d'observer et d'apprendre de tout le monde, car dans notre discipline, on n'arrête jamais d'apprendre. Pouvoir concourir aux côtés des meilleurs cavaliers du monde est un privilège et une opportunité permanente de me perfectionner au contact de l'élite.
On parle souvent des grooms, propriétaires, maréchaux et vétérinaires. Quel hommage aimeriez-vous rendre à cette équipe de l'ombre ?
L'équipe en coulisses est cet élément clé que le public ne voit pas toujours. Pourtant, il y a tellement d'acteurs impliqués dans l'ombre ! C'est la qualité et la cohésion de l'équipe qui vous entoure qui font au bout du compte toute la différence au plus haut niveau.
Si vous deviez résumer en une phrase les valeurs fondamentales qui guident votre travail au quotidien avec les chevaux ?
Le respect du cheval et savoir accorder du temps à chaque individu, car chaque cheval est unique.
Quels sont vos objectifs majeurs et vos rêves sportifs pour les saisons à venir ?
En me projetant vers l'avenir, je souhaite continuer à progresser et à évoluer, tant comme cavalier que comme homme de cheval. Bien entendu, j'aimerais prendre part aux plus grands championnats et disputer les Jeux Olympiques. Je vais continuer à travailler d'arrache-pied pour tenter de concrétiser tous ces rêves.
Comment abordez-vous cette grande semaine de compétition aux Championnats du Monde d'Aix-la-Chapelle 2026 ?
Ce va être une semaine extraordinaire de très haut sport, et je vais m'efforcer de savourer chaque instant sur place !
Quels conseils donneriez-vous à un jeune cavalier qui rêve de suivre vos traces et d'atteindre le très haut niveau ?
Travailler dur sans relâche et essayer de tout apprendre de chaque personne que vous croisez. Il y aura forcément des hauts et des bas sur votre route, mais restez forts et ne laissez jamais personne vous décourager ou vous rabaisser.
Si vous pouviez revenir en arrière au tout début de votre carrière, changeriez-vous certaines décisions ou certaines étapes de votre parcours ?
Je pense que je referais exactement les mêmes choix. Chaque moment, qu'il ait été bon ou difficile, m'a façonné et m'a amené là où je suis aujourd'hui.
Si vous deviez citer les personnes qui ont eu le plus grand impact sur la réussite de votre carrière d'athlète jusqu'à aujourd'hui ?
Il y a tellement de personnes qui m'ont aidé à façonner ma carrière qu'il serait difficile de toutes les citer, et je suis reconnaissant envers chacune d'entre elles. Mais ma famille a joué un rôle primordial, et aujourd'hui mon épouse Lisa a un impact immense sur ma vie de cavalier. Le fait de partager cette même passion avec mon frère Antonio m'a également beaucoup aidé et continue de m'épauler au quotidien.
Quelle est selon vous la leçon la plus importante que les chevaux vous ont enseignée depuis vos débuts en selle ?
Être patient et chercher à comprendre chaque cheval individuellement, car ils sont tous différents et chacun d'entre eux a quelque chose de nouveau à vous enseigner.
Comment parvenez-vous à préserver le moral et le bien-être de vos chevaux de compétition en dehors des terrains de concours ?
En passant autant de temps que possible à leurs côtés et en essayant de les monter un maximum en extérieur, dans les bois ou dans des environnements variés et naturels pour leur changer les idées.
Si vous deviez résumer l'essence de votre saison 2026 en un seul mot, quel serait-il ?
Je dirais la progression ; mais le plus important reste selon moi de bâtir une vraie et belle relation avec ses chevaux.
©Eva van den Adel
ENGLISH VERSION !
As the 2026 FEI World Championships in Aachen draw near, Le Mag’Équestre sits down with the riders poised to write the next chapter of equestrian history.
In this exclusive series, discover the journeys, the horses, the philosophies, and the ambitions of those set to fly their national colors on the legendary Soers arena.
These authentic accounts reveal the raw passion, unrelenting work ethic, emotion, and drive for top-tier world performance.
From seasoned championship veterans to those chasing glory, each rider opens the door to their daily life ahead of Aachen's ultimate showdown.
On the Road to Aachen #27 – Giampiero Garofalo
“It is thanks to him that I am the rider—but above all, the man—I am today.”


It is one of the most striking and moving comebacks of this 2026 season. After five years of brilliantly defending the colors of Great Britain, Sameh El Dahan once again flies the flag of his home country: Egypt. A native of Cairo trained at the Police Sports Club, the international rider makes his grand return to the pinnacle of world show jumping at the Aachen World Championships. Partnered with his exceptional Oscar-A, with whom he has formed a seasoned partnership over the past four years under the banner of Sycamore Stables, Sameh approaches the legendary turf of the Soers stadium with intact determination and a serenity forged through top-tier international success.
Winner of one of the most demanding Grands Prix on the planet—the Rolex Grand Slam of Spruce Meadows with the legendary Suma's Zorro—the Egyptian rider knows better than anyone what top-level competition requires. Co-director of the Sycamore Horse Farm structure in Northern Ireland alongside his business partner Joanne Sloan Allen, he manages young horse training, breeding, sales, and elite competition all at once. For Le Mag'Equestre, Sameh El Dahan opens up candidly about the pride of returning to the Egyptian national team, managing pressure in the Aachen arena, the deep bond he shares with Oscar-A, and the life philosophy that guides his riding.
©Eva van den Adel
Giampiero, could you introduce yourself and trace the major stages of your equestrian journey from your beginnings in Naples?
Hello everyone! My name is Giampiero Garofalo, I am 32 years old, and I am based in the Netherlands with my wife, Lisa Nooren, at the Stal Hendrix stables. I was born in Naples into a family passionate about horses. I have two older brothers, Antonio and Michele. Antonio and I share the exact same passion, and he also has a great international career (with participations in European Championships and the World Equestrian Games). Michele, on his side, has nothing to do with horses... which makes him the wisest of the three of us! (Laughs)
Our father also rode at the top level, but at a certain point, he chose to step back from competing to be able to provide horses for my brother and me. In southern Italy, it is a bit harder to evolve in the sport: shows are very far away, and costs are high. But my father did everything to allow us to grow in this sport, and I think he succeeded. At a very young age, I left Naples to learn and progress. I was lucky enough to cross paths with great people who helped me achieve good results. However, at a certain point, I felt the need to learn even more: so I left Italy. Seeing where I am today, I am very happy to have made that choice. I have been extremely fortunate to work with so many professionals, because every single one of them passed on something valuable to me.
Your family occupies a central place in your story. What role did your father Paolo and your loved ones play in shaping the rider and the man you are today?
My father Paolo is a huge part of my career, and I know I can speak on behalf of my brother Antonio when I say he is one of the essential pillars of both our journeys. It is thanks to him that I am the rider, and above all the man, I am today. It is the result of my whole family's work, and I will be eternally grateful to my mother and father for everything they accomplished for us.
You are now based in the Netherlands at Stal Hendrix in Kessel. How does this collaboration with the Hendrix family mark a turning point in your progression?
We have been based at Stal Hendrix in Kessel for two years now. We started this collaboration with Michel Hendrix, and I honestly think it's the best decision Lisa and I have ever made. Having the opportunity to evolve daily alongside true horsemen like them is an incredible chance for us to keep progressing and improving in all aspects of our sport.
You proudly wear the jacket of the Aeronautica Militare on arenas around the world. What does belonging to the Italian armed forces represent for you?
Being a member of the Air Force is an immense privilege for me. Representing this uniform all over the world is a true source of pride. Every time I enter the ring, I strive to give my best to honor the Italian Air Force.
Your time at the Young Riders Academy seems to have been a trigger in your career. What did you take away from that experience, especially alongside Marco Kutscher?
Joining the Young Riders Academy was key to my progression, both as a rider and as a person. I had the chance to work alongside Marco Kutscher, which had a major impact on the rest of my career. I will be forever grateful for the opportunities Eleonora Ottaviani and the entire Young Riders Academy team gave me and continue to offer me.
In 2022, you won a team bronze medal at the Mediterranean Games. What memories do you keep of that collective performance?
The Mediterranean Games remain a very strong achievement for me. Back then, we had a very young team, and we worked tirelessly to get a good result. Winning the team bronze medal was a magical and unforgettable moment.
In 2023, you represented Italy at home during the European Championships in Milan with Max. How did you experience this very first major senior championship under the pressure of the Italian home crowd?
Representing Italy is always an immense honor. In 2023, we had the privilege of hosting the European Championships at home in Milan. I was selected there with my horse Max (owned by Jan Dams). It was a fantastic experience, but also my very first big championship: so I was very excited, but obviously a bit nervous! I knew I could rely on a fantastic horse, so my only focus was to ride cleanly and stay 100% focused on my job.
It is often said that a rider is nothing without the structure around them. What is your vision of teamwork in high-level sport?
To succeed in maintaining yourself at the top level, it is essential to rely on a solid stable and a strong team. In our sport, the public only sees the combination of rider and horse in the arena, but to get there, you need a whole army behind the scenes. It is crucial to surround yourself with people who truly believe in you and your project, because staying isolated won't get you very far.
Your main horse, Querido, has established himself as a pillar of your string. How did his story with you begin?
We acquired Querido a year and a half ago. Lisa was the one who started riding him at first. He was still very green in his work, but you could already sense the strength of his mindset. I took over the ride just over a year ago, and everything fell into place very quickly. He is a horse that gives 200% of himself as soon as he steps into the arena, and that is exactly what makes him so awesome and special.
Your partnership with Querido developed very quickly. How do you explain this almost immediate connection?
It's a relationship that grew at incredible speed. It must be said that Lisa had done an extraordinary job with him before I took him over; so I just had to get to know him and find the right settings. The feeling came very naturally thanks to his exceptional mindset and unlimited generosity in the ring.
What is your training philosophy for bringing a horse to the top level without burning them out?
For me, the golden rule is to keep calm, give the horse the time it needs to evolve at its own pace, and never look for shortcuts. You have to show infinite patience and listen to your horses. Horses are all different: they are the ones who tell you when they are ready to take a new step. For some, the process goes very fast, while for others, it takes a bit more time.
How do you view the dynamics and future of the Italian show jumping team?
I think we have a huge number of talented riders in Italy. I notice that the level is improving year after year; so I hope that in a few years, we will be able to rely on an even broader pool of very good riders for the national team.
What do you consider your greatest mental and technical strengths in a warm-up arena or in the ring?
My mental strength has always been my greatest asset. I constantly try to observe and learn from everyone, because in our sport, you never stop learning. Being able to compete alongside the best riders in the world is a privilege and a permanent opportunity to refine myself alongside the elite.
Grooms, owners, farriers, and vets are often spoken of. What tribute would you like to pay to this team behind the scenes?
The team behind the scenes is that key element the public doesn't always see. Yet there are so many people involved in the shadows! It is the quality and cohesion of the team around you that ultimately makes all the difference at the highest level.
If you had to summarize in one sentence the core values guiding your daily work with horses?
Respect for the horse and taking time for each individual, because every horse is unique.
What are your major goals and sporting dreams for the upcoming seasons?
Looking ahead, I want to keep progressing and evolving, both as a rider and as a horseman. Of course, I would love to compete in the biggest championships and take part in the Olympic Games. I will keep working hard to try and make all these dreams come true.
How do you approach this major week of competition at the 2026 World Championships in Aachen?
It is going to be an extraordinary week of top sport, and I will make sure to savor every single moment there!
What advice would you give to a young rider dreaming of following in your footsteps and reaching the highest level?
Work hard relentlessly and try to learn everything from every person you meet. There will inevitably be ups and downs on your path, but stay strong and never let anyone discourage you or put you down.
If you could go back to the very beginning of your career, would you change certain decisions or steps in your journey?
I think I would make the exact same choices. Every moment, whether good or tough, shaped me and brought me to where I am today.
If you had to name the people who have had the greatest impact on your successful career as an athlete so far?
There are so many people who helped shape my career that it would be hard to name them all, and I am grateful to each of them. But my family played a paramount role, and today my wife Lisa has a huge impact on my life as a rider. Sharing this same passion with my brother Antonio has also helped me a lot and continues to support me daily.
What do you think is the most important lesson horses have taught you since your early days in the saddle?
To be patient and seek to understand each horse individually, because they are all different and every single one has something new to teach you.
How do you manage to preserve the morale and well-being of your competition horses outside of showgrounds?
By spending as much time as possible by their side and trying to ride them outdoors as much as possible, in the woods or in varied, natural environments to clear their minds.
If you had to summarize the essence of your 2026 season in a single word, what would it be?
I would say progress; but the most important thing for me remains building a real and beautiful relationship with your horses.
Versión En Español
A medida que se aproximan los Campeonatos del Mundo FEI 2026 de Aquisgrán, Le Mag’Équestre conversa con los jinetes preparados para escribir el próximo capítulo en la historia del deporte ecuestre.
En esta serie exclusiva, descubra los recorridos, los caballos, las filosofías y las ambiciones de quienes se disponen a defender los colores de sus países en el legendario estadio de Soers.
Relatos auténticos donde se entrelazan la pasión pura, la disciplina inquebrantable, las emociones y la búsqueda del máximo rendimiento mundial.
Desde consagrados veteranos de grandes campeonatos hasta quienes persiguen su sueño de gloria, cada jinete nos abre las puertas de su día a día antes del desafío definitivo en Aquisgrán.
On the Road to Aachen #27 – Giampiero Garofalo
"Gracias a él soy el jinete, pero sobre todo el hombre que soy hoy."


Procedente de una tierra de pasión e historia, Giampiero Garofalo encarna con elegancia y determinación la nueva ola del salto de obstáculos italiano. Nacido en Nápoles en el seno de una verdadera familia de jinetes, el piloto de 32 años comprendió rápidamente que el camino hacia el máximo nivel exigiría sacrificios, movilidad y una resiliencia a toda prueba. Dejando muy joven el sur de Italia impulsado por el apoyo incondicional de su padre Paolo, Giampiero se forjó en contacto con los mejores, pasando especialmente por la prestigiosa Young Riders Academy de la mano de Marco Kutscher.
Hoy instalado en los Países Bajos en Stal Hendrix (Kessel) junto a su esposa Lisa Nooren, el jinete miembro del ejército del aire italiano (Aeronautica Militare) mantiene una carrera de una regularidad destacable. Medallista de bronce en los Juegos Mediterráneos y seleccionado para sus primeros Campeonatos de Europa en Milán en 2023 con Max, Giampiero afronta ahora las grandes citas mundiales con Querido, un caballo excepcional construido con complicidad y paciencia. Para Le Mag'Equestre, el maestro italiano se sincera sobre la importancia crucial de su entorno, su respeto absoluto por el caballo y sus ambiciones de futuro.
©Mark Spowart & Mette Holm
Giampiero, ¿puede presentarse y repasarnos las grandes etapas de su trayectoria hípica desde sus inicios en Nápoles?
¡Hola a todos! Me llamo Giampiero Garofalo, tengo 32 años y estoy afincado en los Países Bajos con mi esposa, Lisa Nooren, en la cuadra Stal Hendrix. Nací en Nápoles en una familia apasionada por los caballos. Tengo dos hermanos mayores, Antonio y Michele. Antonio y yo compartimos exactamente la misma pasión y él también lleva una gran carrera internacional (con participaciones en Campeonatos de Europa y Juegos Ecuestres Mundiales). Michele, por su parte, no tiene nada que ver con el mundo del caballo... ¡lo que lo convierte en el más sensato de los tres! (Risas)
Nuestro padre también montaba al máximo nivel, pero en un momento dado decidió bajar el ritmo en competición para poder facilitarnos caballos a mi hermano y a mí. En el sur de Italia es algo más difícil evolucionar en el deporte: los concursos están muy lejos y los costes son elevados. Pero mi padre hizo todo lo posible para permitirnos crecer en este deporte, y creo que lo consiguió. Muy joven dejé Nápoles para aprender y progresar. Tuve la suerte de cruzarme con grandes personas que me ayudaron a obtener buenos resultados. Sin embargo, en un momento dado sentí la necesidad de aprender aún más, así que dejé Italia. Viendo dónde estoy hoy, estoy muy feliz de haber tomado esa decisión. He sido extremadamente afortunado de trabajar con tantos profesionales, ya que cada uno de ellos me transmitió algo valioso.
Su familia ocupa un lugar central en su historia. ¿Qué papel jugaron su padre Paolo y sus allegados en la construcción del jinete y del hombre que es hoy?
Mi padre Paolo representa una parte enorme de mi carrera, y sé que puedo hablar en nombre de mi hermano Antonio al decir que es uno de los pilares esenciales de nuestras dos trayectorias. Es gracias a él que soy el jinete, pero sobre todo el hombre que soy hoy. Es el fruto del trabajo de toda mi familia, y estaré eternamente agradecido a mi madre y a mi padre por todo lo que hicieron por nosotros.
Actualmente están instalados en los Países Bajos en Stal Hendrix (Kessel). ¿En qué medida esta colaboración con la familia Hendrix marca un punto de inflexión en su progresión?
Ya llevamos dos años afincados en Stal Hendrix, en Kessel. Comenzamos esta colaboración con Michel Hendrix y creo sinceramente que es la mejor decisión que Lisa y yo hemos tomado. Tener la oportunidad de evolucionar a diario junto a verdaderos hombres de campo como ellos es una suerte increíble para seguir progresando y mejorando en todos los aspectos de nuestro deporte.
Luce con orgullo la chaqueta de la Aeronautica Militare en las pistas de todo el mundo. ¿Qué representa para usted pertenecer a las fuerzas armadas italianas?
Ser miembro del ejército del aire es un privilegio inmenso para mí. Representar a este uniforme en todo el mundo es un verdadero motivo de orgullo. Cada vez que entro en pista, me esfuerzo por dar lo mejor de mí para honrar al ejército del aire italiano.
Su paso por la Young Riders Academy parece haber sido un detonante en su trayectoria. ¿Qué extrajo de esa experiencia, especialmente al lado de Marco Kutscher?
La incorporación a la Young Riders Academy fue la clave de mi progresión, tanto a nivel hípico como humano. Tuve la suerte de trabajar al lado de Marco Kutscher, lo que tuvo un impacto mayor en el resto de mi carrera. Estaré eternamente agradecido por las oportunidades que Eleonora Ottaviani y todo el equipo de la Young Riders Academy me dieron y continúan ofreciéndome.
En 2022 logró una medalla de bronce por equipos en los Juegos Mediterráneos. ¿Qué recuerdo conserva de esa actuación colectiva?
Giampiero Garofalo: Los Juegos Mediterráneos siguen siendo un logro muy fuerte para mí. Por aquel entonces teníamos un equipo muy joven y trabajamos duramente para obtener un buen resultado. Lograr la medalla de bronce por equipos fue un momento mágico e inolvidable.
En 2023 representó a Italia en casa durante los Campeonatos de Europa de Milán con Max. ¿Cómo vivió ese primer gran campeonato sénior bajo la presión del público italiano?
Representar a Italia es siempre un honor inmenso. En 2023 tuvimos el privilegio de acoger los Campeonatos de Europa en casa, en Milán. Fui seleccionado allí con mi caballo Max (propiedad de Jan Dams). Fue una experiencia fantástica, pero también mi primer gran campeonato, ¡así que estaba muy entusiasmado, pero inevitablemente un poco nervioso! Sabía que podía contar con un caballo fantástico, por lo que mi única idea en mente era montar limpio y mantener la concentración al 100 %.
Se dice a menudo que un jinete no es nada sin la estructura que lo rodea. ¿Cuál es su visión del trabajo en equipo en el deporte de alto nivel?
Para lograr mantenerse al máximo nivel, es indispensable poder apoyarse en una cuadra sólida y un equipo amplio. En nuestro deporte, el público solo ve al binomio formado por el jinete y su caballo en pista, pero para llegar hasta ahí hace falta todo un ejército entre bambalinas. Es crucial rodearse de personas que crean sinceramente en ti y en tu proyecto, porque estando aislado no se llega muy lejos.
Su caballo principal, Querido, se ha consolidado como un pilar de su cuadra. ¿Cómo comenzó su historia a su lado?
Adquirimos a Querido hace un año y medio. Fue Lisa quien empezó a montarlo al principio. Aún estaba muy verde en su trabajo, pero ya se podía adivinar la fuerza de su cabeza. Tomé el relevo a su monta hace poco más de un año y todo se desarrolló muy rápido. Es un caballo que da el 200 % de sí mismo en cuanto entra en pista, y eso es exactamente lo que lo hace tan genial y especial.
La complicidad con Querido se estableció de forma muy rápida. ¿Cómo explica esa conexión casi inmediata?
Es una relación que creció a una velocidad enorme. Hay que decir que Lisa había realizado un trabajo extraordinario con él antes de que yo lo tomara; así que solo me quedaba conocerlo y encontrar los ajustes adecuados. La sensación llegó de forma muy natural gracias a su mentalidad excepcional y a su generosidad sin límites en pista.
¿Cuál es su filosofía de formación para llevar a un caballo al máximo nivel sin quemarlo?
Para mí, la regla de oro es mantener la calma, darle al caballo el tiempo necesario para evolucionar a su ritmo y no buscar nunca atajos. Hay que armarse de una paciencia infinita y saber escuchar a los caballos. Todos son diferentes: son ellos quienes te indican cuándo están listos para dar un nuevo paso. Para algunos el proceso va muy rápido, mientras que para otros requiere un poco más de tiempo.
¿Qué mirada dedica a la dinámica y al futuro del equipo italiano de salto de obstáculos?
Encuentro que tenemos muchísimo talento entre los jinetes italianos. Veo que el nivel mejora año tras año; así que espero que dentro de unos años podamos contar con una cantera aún más amplia de grandes pilotos con los que pueda contar el equipo nacional.
¿Cuáles considera que son sus mayores fortalezas en el plano mental y técnico en el ensayo o en pista?
Mi fuerza mental ha sido siempre mi mayor baza. Intento constantemente observar y aprender de todo el mundo, porque en nuestra disciplina nunca se deja de aprender. Poder competir al lado de los mejores jinetes del mundo es un privilegio y una oportunidad permanente de perfeccionarme en contacto con la élite.
Se habla a menudo de los mozos, propietarios, herradores y veterinarios. ¿Qué homenaje le gustaría rendir a ese equipo en la sombra?
El equipo tras las bambalinas es ese elemento clave que el público no siempre ve. Sin embargo, ¡hay tantos actores implicados en la sombra! Es la calidad y la cohesión del equipo que te rodea lo que al final marca toda la diferencia al máximo nivel.
Si tuviera que resumir en una frase los valores fundamentales que guían su trabajo diario con los caballos...
El respeto por el caballo y saber conceder tiempo a cada individuo, porque cada caballo es único.
¿Cuáles son sus principales objetivos y sueños deportivos para las próximas temporadas?
Proyectándome hacia el futuro, deseo seguir progresando y evolucionando, tanto como jinete como hombre de campo. Por supuesto, me gustaría formar parte de los grandes campeonatos y disputar los Juegos Olímpicos. Seguiré trabajando duramente para intentar hacer realidad todos esos sueños.
¿Cómo afronta esta gran semana de competición en los Campeonatos del Mundo de Aquisgrán 2026?
¡Va a ser una semana extraordinaria de altísimo deporte, y me esforzaré por saborear cada instante allí!
¿Qué consejo daría a un joven jinete que sueña con seguir sus pasos y alcanzar el máximo nivel?
Trabajar duro sin descanso e intentar aprenderlo todo de cada persona que se cruce en su camino. Inevitablemente habrá altibajos en el recorrido, pero hay que mantenerse fuerte y no dejar nunca que nadie te desanime o te desvalorice.
Si pudiera volver atrás al inicio de su carrera, ¿cambiaría algunas decisiones o etapas de su trayectoria?
Creo que tomaría exactamente las mismas decisiones. Cada momento, ya fuera bueno o difícil, me ha moldeado y me ha traído hasta donde estoy hoy.
Si tuviera que citar a las personas que han tenido el mayor impacto en el éxito de su carrera como atleta hasta hoy...
Hay tantas personas que me han ayudado a moldear mi carrera que sería difícil citarlas a todas, y estoy agradecido a cada una de ellas. Pero mi familia jugó un papel primordial, y hoy mi esposa Lisa tiene un impacto enorme en mi vida como jinete. Compartir esta misma pasión con mi hermano Antonio también me ha ayudado mucho y me sigue apoyando a diario.
¿Cuál considera que es la lección más importante que le han enseñado los caballos desde sus inicios en la montura?
Tener paciencia y buscar comprender a cada caballo individualmente, porque todos son diferentes y cada uno de ellos tiene algo nuevo que enseñarte.
¿Cómo logra preservar la moral y el bienestar de sus caballos de competición fuera de las pistas de concurso?
Pasando el mayor tiempo posible a su lado e intentando montarlos al máximo en el exterior, en el bosque o en entornos variados y naturales para despejarles la mente.
Si tuviera que resumir la esencia de su temporada 2026 en una sola palabra, ¿cuál sería?
Diría progresión; pero lo más importante a mi juicio sigue siendo construir una verdadera y bonita relación con tus caballos.
