On the Road to Aachen #3 – Charlie Bays "Il faut simplement essayer d'être meilleur aujourd'hui qu'hier"
Français/English/Español --------------- À l’approche des Championnats du monde FEI 2026 d’Aix-la-Chapelle, Le Mag’Équestre part à la rencontre des cavaliers qui s’apprêtent à écrire une nouvelle page de l’histoire du sport équestre. À travers cette série exclusive, découvrez les parcours, les chevaux, les philosophies et les ambitions de ceux qui porteront leurs couleurs sur la mythique piste de la Soers. Des témoignages authentiques où se mêlent passion, travail, émotions et quête de performance au plus haut niveau mondial. De l’expérience des grands rendez-vous aux rêves de gloire, chaque cavalier nous ouvre les portes de son quotidien avant le grand défi d’Aachen. Bienvenue dans « On the Road to Aachen », au cœur de l’aventure des Championnats du monde 2026. Bonne Lecture !
JEUX EQUESTRES MONDIAUX D'AIX-LA-CHAPELLE 2026 !
Samuel Benibre
8/1/202628 min read
Après avoir rencontré Ignacio Maurin et Mark Bluman, la série « On the Road to Aachen » du Mag'Équestre poursuit son voyage à la rencontre des cavaliers qui s'apprêtent à écrire une nouvelle page de leur histoire sur la mythique piste d'Aix-la-Chapelle.
Pour ce troisième épisode, direction l'Afrique du Sud avec Charlie Bays. Installé au Brésil, le cavalier sud-africain vit actuellement une période particulièrement importante de sa carrière. Après plusieurs années de construction, de formation de chevaux et de développement de son système, il s'apprête à découvrir l'un des plus grands rendez-vous du sport équestre mondial : les Championnats du monde FEI 2026 à Aachen.
Au centre de cette aventure se trouve un cheval au parcours singulier : Ninety Stone Pullman. Un partenaire que Charlie connaît depuis ses débuts, puisqu'il l'a formé dès son débourrage jusqu'au plus haut niveau international. Une histoire fondée sur la confiance, la patience et une vision globale du cheval.
Diplômé en sciences équines de Hartpury College, cavalier, entraîneur et formateur, Charlie Bays nous ouvre les portes de son quotidien, de sa philosophie et de cette incroyable aventure qui l'emmène aujourd'hui vers le stade de la Soers.

Pour commencer cette interview, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs, nous parler de votre cheval de tête Ninety Stone Pullman, de votre piquet actuel et nous expliquer votre organisation quotidienne ?
Je m'appelle Charlie Bays. Je suis un cavalier sud-africain installé au Brésil. Actuellement, je passe six mois en Europe afin de préparer au mieux les dernières semaines avant les Championnats du monde d'Aix-la-Chapelle.
Mon cheval principal appartient à un client et ami, Alexander Schmidt. Il s'appelle Ninety Stone Pullman, mais tout le monde l'appelle simplement Ninety. Il est avec moi depuis qu'il était fraîchement débourré. J'ai réalisé ses premiers sauts avec lui, son premier concours, et j'ai eu la chance de pouvoir le former depuis le tout début.
Alex a été un partenaire et un propriétaire extraordinaire. Il m'a accordé sa confiance et m'a laissé produire Ninety comme s'il était mon propre cheval. C'est quelque chose que j'apprécie énormément.
J'ai également plusieurs chevaux qui arrivent derrière. Gallahad est un cheval que j'ai vendu peu après mon arrivée en Europe à un ami au Brésil, qui continue aujourd'hui à concourir avec lui avec beaucoup de succès. C'est également un cheval que j'avais produit depuis le début jusqu'au niveau Grand Prix.
J'ai aussi une magnifique jument alezane de huit ans, Aruba, qui appartient également à Alex, et en qui je crois énormément. J'ai également un hongre bai de sept ans qui m'appartient et qui m'enthousiasme beaucoup pour l'avenir. Derrière eux, plusieurs chevaux de cinq, six et quatre ans continuent leur progression.
Mon quotidien est extrêmement chargé. Entre la préparation et le travail de mes chevaux de compétition, l'enseignement et le suivi des chevaux de mes élèves, les journées sont très remplies.
Nous avons une équipe assez importante à gérer et cela représente beaucoup de travail au quotidien. Je suis très chanceux d'être entouré par d'excellents grooms et cavaliers qui m'accompagnent dans cette aventure.
Il y a aussi toute la partie logistique qui est énorme : organiser les déplacements, transporter les chevaux, préparer tout le matériel nécessaire pour les concours… Certains concours, nous partons avec près de 25 chevaux, avec mes élèves engagés dans différentes épreuves et mes propres chevaux de compétition également.
Vous avez raconté une anecdote amusante sur votre enfance au Brésil, liée aux fameux pantalons d'équitation serrés. Comment cette histoire familiale vous a-t-elle finalement conduit jusqu'à la préparation des Championnats du monde d'Aachen ?
Ma mère a toujours pensé que chaque enfant devait savoir faire trois choses : nager, faire du vélo et monter à cheval.
C'est pour cette raison que nous avons commencé les cours d'équitation quand j'avais 10 ans et que mon frère en avait 8. Lui n'a finalement fait que trois mois, parce qu'il n'aimait vraiment pas l'idée de devoir porter des pantalons d'équitation serrés ! Mais il a quand même appris les bases, donc ma mère était satisfaite.
Avec le recul, c'est assez amusant de penser qu'environ 30 ans plus tard, cette même passion qui a commencé simplement avec des cours d'équitation pour enfants va aujourd'hui m'amener à entrer au galop dans le stade d'Aachen.
C'est un parcours auquel je n'aurais probablement jamais pensé à cette époque.
Que représente pour vous le fait de porter les couleurs sud-africaines dans le mythique Hauptstadion de la Soers, devant toute la communauté équestre internationale ?
J'ai toujours été fasciné par les couleurs sud-africaines et par ce qu'elles représentent.
Avoir simplement la chance de représenter l'Afrique du Sud est déjà quelque chose d'extraordinaire. Mais le faire à Aachen, lors des Championnats du monde, est encore plus incroyable. Pour être honnête, je pense que je n'ai toujours pas totalement réalisé ce qui est en train de se passer.
Je suis extrêmement heureux d'être dans cette position. C'est quelque chose qui dépasse largement mes rêves.
Je suis fier d'être Sud-Africain et je suis également très fier de faire partie de cette équipe, aux côtés de coéquipiers extraordinaires.
Ninety Stone Pullman est avec vous depuis son débourrage. Comment décririez-vous l'évolution de votre relation et de votre partenariat jusqu'au plus haut niveau mondial ?
Ninety a toujours eu un cœur plus grand que lui.
Depuis le début, j'ai toujours pensé qu'il pouvait devenir un cheval spécial. Mais dans notre sport, on ne sait jamais réellement jusqu'où un cheval peut aller tant qu'il n'est pas confronté aux plus grandes difficultés.
Depuis son premier jour, il n'a jamais cessé de progresser. Chaque année, il franchit une nouvelle étape, et même aujourd'hui, il continue encore à s'améliorer semaine après semaine.
C'est un cheval absolument exceptionnel et je suis extrêmement reconnaissant d'avoir pu partager toute cette évolution avec lui depuis ses débuts.
Vos derniers résultats en Europe, notamment vos doubles sans-faute dans la Coupe des Nations de Lisbonne (CSIO 3 étoiles) ainsi que vos performances à Sopot et Valkenswaard, confirment votre régularité sur les parcours à 1,55 m et 1,60 m. Quelle est votre approche lorsque vous évoluez à ce niveau ?
J'essaie simplement d'apprendre de chaque parcours.
Je me demande toujours ce que je peux améliorer, parce qu'il y a toujours quelque chose à travailler. Même après un bon résultat, il y a toujours des détails qui peuvent être perfectionnés.
Doda, le cavalier brésilien olympique, m'a un jour dit : « Essaie simplement d'être meilleur aujourd'hui qu'hier, et meilleur demain qu'aujourd'hui. »
Avec cet état d'esprit, je pense qu'on ne peut que continuer à progresser.
Vous êtes diplômé en sciences équines de Hartpury College et vous appliquez quotidiennement des notions de physiologie de l'effort et de biomécanique. En quoi cette approche scientifique vous aide-t-elle à maintenir Ninety Stone Pullman au meilleur niveau physique ?
Cette formation m'aide surtout à mieux comprendre comment éviter les blessures, même si, dans notre sport, cela peut malheureusement arriver à tout moment.
Au quotidien, je pense que ma manière de travailler permet justement de maintenir les chevaux en forme et en bonne santé. L'objectif est d'avoir une approche cohérente, de comprendre leurs besoins et de construire un programme adapté à chacun.
La variété dans le travail est essentielle. Je pense qu'un cheval qui est bien physiquement et mentalement est un cheval qui peut durer dans le temps.
Vous accordez une grande importance à la variété dans l'entraînement et au fait de sortir régulièrement de la carrière. Pourquoi cette philosophie est-elle si importante dans votre préparation, notamment avant un championnat majeur ?
Je pense qu'il est très important que les chevaux ne passent pas simplement leur vie dans une carrière.
Faire toujours la même chose peut devenir ennuyeux pour eux, et cela peut également augmenter les risques de blessures. La variété du travail et la diversité des sols sont fondamentales pour garder un cheval en bonne santé, aussi bien physiquement que mentalement.
À la fin, il faut se rappeler une chose essentielle : les chevaux doivent aimer ce qu'ils font.
C'est un élément très important pour moi. Un cheval heureux, motivé et qui prend du plaisir dans son travail sera toujours plus performant et plus volontaire lorsqu'il entre en piste.
©collection privée

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Quel regard portez-vous aujourd'hui sur le bien-être équin et les standards de gestion en Afrique du Sud ? Et comment votre expérience internationale influence-t-elle votre propre approche ?
L'Afrique du Sud est un pays très attaché au bien-être des chevaux.
Il y a des personnes extrêmement compétentes, passionnées et impliquées qui font avancer le sport dans la bonne direction. Ces derniers mois, j'ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec certaines d'entre elles et à apprendre à leurs côtés.
Je pense que c'est un processus permanent. Nous sommes tous dans une démarche d'apprentissage constante.
Il faut toujours chercher à progresser, à comprendre davantage et à trouver de nouvelles façons de faire encore mieux pour nos chevaux.
Au-delà des données scientifiques, vous dites souvent choisir vos chevaux « avec l'œil et avec le cœur ». Qu'avez-vous vu dans les yeux de Ninety Stone Pullman lorsque vous l'avez rencontré pour la première fois ?
J'ai simplement vu un gentil géant, avec énormément d'énergie et une petite étincelle particulière dans le regard.
Un cheval de cette taille n'est normalement pas aussi léger à monter. C'est ce qui m'a immédiatement marqué chez lui.
Il avait cette combinaison très spéciale : beaucoup de présence, beaucoup de puissance, mais également une vraie facilité et une grande envie de bien faire.
Après une grande partie de votre carrière sur le circuit sud-américain, notamment au Brésil, comment avez-vous réussi à vous adapter aussi rapidement aux exigences et au rythme des concours européens ?
J'ai toujours essayé de me concentrer sur le fait d'être bien dans le temps imparti.
Je n'ai jamais vraiment eu peur d'avoir une barre parce que j'étais allé trop vite. Cette manière d'aborder les parcours m'a beaucoup aidé lorsque je suis arrivé sur les pistes européennes.
Le temps n'a jamais vraiment été un problème pour moi. Aujourd'hui, il s'agit surtout de trouver le bon équilibre et de se concentrer davantage sur les petits détails.
À ce niveau, ce sont souvent ces détails qui font la différence. Il faut continuer à être rapide, mais également précis et intelligent dans sa manière de monter.
En août 2025, vous avez confié vos propres chevaux de compétition aux jeunes cavalières sud-africaines Alexis et Kellen McLaren lors d'un événement à São Paulo. Pourquoi la transmission aux nouvelles générations vous tient-elle autant à cœur ?
J'adore travailler avec Alexis et Kellen. Ce sont deux jeunes femmes formidables.
Je pense que nous, les cavaliers, avons aussi un rôle à jouer en dehors de la compétition. Nous devons être des modèles et aider autant que possible à faire évoluer notre sport dans la bonne direction.
J'aime beaucoup être entouré de Sud-Africains. Cela me rapproche de chez moi et cela représente quelque chose de très spécial.
Nous avons passé une excellente semaine à São Paulo, nous avons beaucoup apprécié ce moment ensemble, et j'espère que nous aurons l'occasion de participer à davantage d'événements comme celui-ci à l'avenir.
La vie d'un cavalier international implique de longues périodes loin de sa famille, de ses proches et de son pays. Comment gérez-vous cette distance pendant une longue tournée européenne ?
C'est vraiment difficile d'être aussi souvent loin de chez soi et de sa famille, mais cela fait partie de la vie que nous avons choisie.
Nous échangeons énormément. Nous faisons beaucoup d'appels vidéo, ce qui permet de garder un lien malgré la distance.
Au final, ce qui nous permet d'avancer, c'est de sentir que nous progressons vers nos objectifs et que tous les efforts ont un sens.
Il serait évidemment beaucoup plus facile de rentrer chez soi, mais ce n'est pas une option pour moi. J'aime profondément ce que je fais et je profite énormément de cette expérience européenne.
J'espère simplement que nous pourrons terminer cette aventure avec la cerise sur le gâteau.
Je suis extrêmement reconnaissant envers ma famille et toute mon équipe pour le soutien qu'ils m'apportent depuis plusieurs mois. Ils ont tous été incroyables.
Je tiens particulièrement à remercier Priscilla, ma compagne, qui a été merveilleusement présente et qui me soutient énormément dans cette aventure.
L'Afrique du Sud est une nation en développement sur la scène équestre internationale. Quel message souhaitez-vous adresser aux jeunes cavaliers sud-africains qui rêvent d'atteindre le plus haut niveau ?
Travaillez dur.
Restez humbles.
Soyez ouverts aux nouvelles idées et continuez toujours à apprendre.
Il n'y a pas d'autre chemin.
Le sport de haut niveau demande du temps, de la patience et beaucoup d'investissement. Il faut accepter de progresser étape par étape et de toujours chercher à devenir meilleur.
Le stade d'Aix-la-Chapelle est connu dans le monde entier pour ses parcours immenses et son public exceptionnel de près de 40 000 spectateurs. Quelle préparation mentale mettez-vous en place pour gérer cette atmosphère unique ?
Pour être honnête, je n'y pense pas trop pour le moment.
Je pense que ce sera simplement quelque chose de magnifique à vivre. Je suis vraiment impatient d'y être.
C'est un véritable rêve.
J'essaie surtout de rester concentré sur ce que je peux contrôler. Je ne peux pas contrôler l'ambiance, le public ou tout ce qui se passera autour de moi. En revanche, je peux contrôler ma préparation, mon travail et la manière dont j'aborde cette compétition.
Pour conclure, Charlie, qu'est-ce qui ferait des Championnats du monde d'Aachen 2026 une réussite complète pour vous, votre équipe et les propriétaires qui vous accompagnent ?
C'est une question difficile.
Je veux simplement pouvoir être fier de ce que nous avons accompli dans son ensemble.
Il est très difficile de fixer des attentes précises en termes de résultats, car je n'ai jamais participé à une compétition de ce niveau auparavant. Je ne sais donc pas exactement à quoi m'attendre.
Ce dont je suis fier, c'est de toute la préparation réalisée au cours des dernières années et des derniers mois. Tout le travail accompli nous a amenés jusqu'ici.
Maintenant, je suis simplement impatient d'aller à Aachen, de profiter de cette expérience exceptionnelle et de donner le meilleur de moi-même.
©Collection Privée
ENGLISH VERSION !
As the 2026 FEI World Championships in Aachen draw near, Le Mag’Équestre sits down with the riders poised to write the next chapter of equestrian history.
In this exclusive series, discover the journeys, the horses, the philosophies, and the ambitions of those set to fly their national colors on the legendary Soers arena.
These authentic accounts reveal the raw passion, unrelenting work ethic, emotion, and drive for top-tier world performance.
From seasoned championship veterans to those chasing glory, each rider opens the door to their daily life ahead of Aachen's ultimate showdown.
On the Road to Aachen #3 – Charlie Bays
“You just have to try to be better today than you were yesterday.”


Following encounters with Ignacio Maurin and Mark Bluman, Le Mag'Équestre’s "On the Road to Aachen" series continues its journey to meet the riders preparing to write a new chapter in their careers on the legendary grounds of Aix-la-Chapelle.
For this third installment, we head to South Africa via Brazil with Charlie Bays. Now based in South America, the South African show jumper is navigating a pivotal chapter in his career. After years of building, developing young prospects, and fine-tuning his system, he is preparing to step onto one of the sport’s ultimate stages: the FEI World Championships 2026 in Aachen.
At the heart of this adventure lies a horse with a singular trajectory: Ninety Stone Pullman. Charlie has been in his corner from day one, backing him as a youngster and bringing him all the way to the top tier of international sport. It is a story built on trust, patience, and a holistic approach to horse management.
Holding a degree in Equine Science from Hartpury College, Bays—a rider, coach, and producer of young horses—opened his doors to share his daily routine, his philosophy, and the remarkable journey leading him to the iconic Soers arena.
©Collection Privée
To kick off, could you introduce yourself to our readers, tell us about your lead horse Ninety Stone Pullman, your current string, and how your daily setup operates?
My name is Charlie Bays. I’m a South African rider based in Brazil, currently spending six months in Europe to put the finishing touches on our preparations ahead of the World Championships in Aachen.
My main horse belongs to a client and close friend, Alexander Schmidt. His name is Ninety Stone Pullman, but everyone knows him simply as Ninety. He’s been with me since he was freshly backed. I gave him his very first jumps, took him to his first show, and I’ve had the privilege of producing him from the ground up.
Alex has been an extraordinary partner and owner. He trusted me completely and let me develop Ninety as if he were my own. That’s something I appreciate immensely.
I also have some fantastic horses coming through the ranks. Gallahad is a horse I sold shortly after arriving in Europe to a friend in Brazil, who is still competing him with great success. He’s another one I produced from the start up to Grand Prix level.
Then there’s a stunning eight-year-old chestnut mare, Aruba, also owned by Alex, who I believe in enormously. I also have a seven-year-old bay gelding of my own that I’m incredibly excited about for the future. Behind them, several five-, six-, and four-year-olds are making steady progress.
My daily schedule is extremely intense. Between training my own competition horses, coaching, and managing my students' horses, the days are packed.
We run a fairly large operation, which demands a huge amount of day-to-day work. I’m very lucky to be surrounded by top-class grooms and riders who support me on this journey.
The logistics alone are massive—organizing travel, hauling horses, packing all the gear required for show circuits... For some events, we hit the road with nearly 25 horses, balancing my students' entries across different divisions alongside my own string.
You shared an amusing story from your childhood in Brazil regarding tight riding breeches. How did that family moment ultimately set you on the path toward preparing for the Aachen World Championships?
My mother always believed that every child should know how to do three things: swim, ride a bike, and ride a horse.
That’s why we started riding lessons when I was 10 and my brother was 8. He only lasted three months, mostly because he couldn't stand the idea of wearing tight breeches! But he learned the basics, so my mother was satisfied.
Looking back, it’s funny to think that nearly 30 years later, that very same passion—which began with simple childhood riding lessons—is leading me to canter into the stadium at Aachen.
It’s a journey I could never have imagined back then.
What does it mean to you to wear the South African colors in the iconic Hauptstadion at the Soers, in front of the global equestrian community?
I’ve always been captivated by the South African colors and what they represent.
Simply having the opportunity to represent South Africa is extraordinary in itself. But to do so at Aachen, during the World Championships, is on another level entirely. To be honest, I don't think it has fully sunk in yet.
I feel incredibly fortunate to be in this position. It goes far beyond anything I ever dreamed of.
I’m immensely proud to be South African, and equally proud to stand alongside such fantastic teammates.
Ninety Stone Pullman has been with you since he was backed. How would you describe the evolution of your partnership up to the highest level of international sport?
Ninety is a horse that has always jumped with his whole heart.
From the beginning, I knew he had the potential to be special. But in our sport, you never truly know how far a horse can go until they face the biggest questions.
Since day one, he has never stopped stepping up. Year after year, he rises to the occasion, and even today, he continues to improve week after week.
He’s an absolute powerhouse of a horse, and I’m deeply grateful to have shared this entire journey with him from the very start.
Your recent European results—notably your double-clear in the Nations Cup of Lisbon (CSIO 3*) as well as strong performances in Sopot and Valkenswaard—confirm your consistency over 1.55m and 1.60m tracks. What is your mindset when competing at this level?
I just try to learn from every single round.
I’m always asking myself what can be improved, because there is always room for growth. Even after a great result, there are minor details that can be refined.
Doda, the Brazilian Olympic rider, once told me: "Just try to be better today than you were yesterday, and better tomorrow than you are today."
With that mindset, I believe progress is inevitable.
You hold a degree in Equine Science from Hartpury College and apply exercise physiology and biomechanics to your daily work. How does this scientific background help keep Ninety Stone Pullman at peak physical condition?
That education primarily helps me understand how to minimize the risk of injury—though, in our sport, management can only do so much, and setbacks can still happen.
On a daily basis, I believe my system helps keep the horses fit, sound, and happy. The goal is to maintain a consistent approach, understand their individual needs, and tailor a program specific to each horse.
Variety in their work is essential. I firmly believe that a horse that is sound both physically and mentally is a horse that will enjoy longevity in the sport.
You place a strong emphasis on varied training routines, including plenty of work outside the arena. Why is this philosophy so central to your preparation, especially heading into a major championship?
I think it’s crucial that horses don’t spend their entire lives inside an arena.
Doing the exact same routine day in and day out becomes mind-numbing for them, and it can also increase the risk of repetitive strain injuries. Varying their work and exposing them to different surfaces is fundamental to keeping a horse healthy, both in body and mind.
At the end of the day, we have to remember one key thing: horses need to enjoy what they do.
That’s a top priority for me. A happy, motivated horse that genuinely enjoys its work will always give you that extra effort when they enter the ring.
How do you view horse welfare and management standards in South Africa today? And how has your international experience shaped your own approach?
South Africa is a country deeply committed to equine welfare.
There are exceptionally talented, passionate, and dedicated people working hard to move the sport in the right direction. Over the past few months, I’ve had the absolute pleasure of collaborating with and learning from some of them.
It’s an ongoing process. We are all on a continuous learning curve.
You must always strive to evolve, deepen your understanding, and find better ways to care for your horses.
Beyond scientific data, you often mention selecting horses "with the eye and with the heart." What did you see in Ninety Stone Pullman’s eyes when you first met him?
I saw a gentle giant with immense energy and a very distinct spark in his eye.
A horse of his frame usually isn't that light or athletic to ride. That was the first thing that struck me about him.
He had this very special combination: huge presence, incredible power, yet he felt effortlessly light and had an overwhelming desire to please.
Having built much of your career on the South American circuit, particularly in Brazil, how did you adapt so quickly to the pace and demands of European competition?
I’ve always focused on being comfortable within the allowed time.
I was never afraid of knocking a rail down just because I was traveling at speed. That approach served me well when I stepped onto the European circuit.
Time was never really an issue for me. Nowadays, it’s all about finding the right balance and fine-tuning the finer details.
At this level, those micro-adjustments make all the difference. You have to stay fast, but you also need to be precise and tactically smart.
In August 2025, you entrusted your own competition horses to young South African riders Alexis and Kellen McLaren during an event in São Paulo. Why is mentoring the next generation so important to you?
I love working with Alexis and Kellen. They are two fantastic young athletes.
I believe that as riders, our responsibility extends beyond the arena. We have a duty to be role models and help steer our sport in the right direction.
I also thoroughly enjoy being surrounded by fellow South Africans—it brings a piece of home to where I am, which feels very special.
We had a fantastic week in São Paulo, enjoyed every moment together, and I truly hope we get to do more events like that in the future.
The life of an international rider involves extended periods away from family, loved ones, and home. How do you manage that distance during a long European tour?
It’s genuinely tough being away from home and family for so long, but it’s the trade-off for the life we’ve chosen.
We stay in constant contact. Video calls help bridge the gap, even with the distance.
Ultimately, what keeps you going is seeing progress toward your goals and knowing that the sacrifices have a purpose.
It would certainly be easier to go back home, but that’s not an option for me right now. I deeply love what I do, and I’m making the absolute most of this European chapter.
I just hope we can cap off this journey with the icing on the cake.
I’m immensely grateful to my family and my entire team for their unwavering support over the past few months. They’ve been incredible.
A very special thanks goes to my partner, Priscilla, who has been an amazing source of strength throughout this entire journey.
South Africa is a developing nation on the global equestrian stage. What advice would you give to young South African riders aspiring to reach the top level?
Work hard.
Stay humble.
Keep an open mind and never stop learning.
There are no shortcuts.
Top-level sport demands time, patience, and absolute dedication. You have to accept that progress happens step by step, and focus entirely on self-improvement.
The Aachen stadium is renowned worldwide for its massive tracks and an electric crowd of nearly 40,000 spectators. How are you mentally preparing for that atmosphere?
To be honest, I try not to overthink it right now.
I think it’s going to be an unforgettable experience, and I honestly can’t wait. It’s a dream come true.
My focus is strictly on controlling the controllables. I can’t control the atmosphere, the crowd, or the pressure. What I can control is my preparation, my routine, and how I execute my plan.
To wrap things up, Charlie, what would make the 2026 Aachen World Championships a complete success for you, your team, and your owners?
That’s a tough question.
Ultimately, I just want to be proud of the collective journey and everything we’ve built.
It’s hard to set concrete numerical goals because I’ve never competed at a World Championship before, so I don't fully know what to expect.
What I am already proud of is the preparation over the past few years and months. Every ounce of work has brought us to this moment.
Now, I’m just excited to get to Aachen, absorb the experience, and give it everything we’ve got.
Versión En Español
A medida que se aproximan los Campeonatos del Mundo FEI 2026 de Aquisgrán, Le Mag’Équestre conversa con los jinetes preparados para escribir el próximo capítulo en la historia del deporte ecuestre.
En esta serie exclusiva, descubra los recorridos, los caballos, las filosofías y las ambiciones de quienes se disponen a defender los colores de sus países en el legendario estadio de Soers.
Relatos auténticos donde se entrelazan la pasión pura, la disciplina inquebrantable, las emociones y la búsqueda del máximo rendimiento mundial.
Desde consagrados veteranos de grandes campeonatos hasta quienes persiguen su sueño de gloria, cada jinete nos abre las puertas de su día a día antes del desafío definitivo en Aquisgrán.
On the Road to Aachen #3 – Charlie Bays
"Solo hay que intentar ser mejor hoy de lo que fuiste ayer."


Tras las entrevistas con Ignacio Maurin y Mark Bluman, la serie "On the Road to Aachen" de Le Mag'Équestre continúa su recorrido al encuentro de los jinetes que se disponen a escribir una nueva página de su historia en la mítica pista de Aquisgrán.
Para este tercer episodio nos trasladamos a Sudáfrica, con escala en Brasil, de la mano de Charlie Bays. Afincado en territorio sudamericano, el jinete sudafricano atraviesa un momento crucial en su carrera. Tras años de trabajo constante, formación de caballos y consolidación de su sistema, se prepara para debutar en una de las grandes citas del hípico mundial: el Campeonato del Mundo FEI 2026 en Aachen.
En el centro de esta aventura se encuentra un caballo de trayectoria singular: Ninety Stone Pullman. Un compañero al que Charlie conoce desde sus inicios, habiéndolo trabajado desde el momento de su doma hasta el máximo nivel internacional. Una historia fundamentada en la confianza, la paciencia y una visión integral del bienestar equino.
Graduado en Ciencias Equinas por el Hartpury College, jinete, entrenador y formador, Charlie Bays nos abre las puertas de su día a día, su filosofía de trabajo y esta extraordinaria trayectoria que hoy lo conduce al emblemático estadio de La Soers.
©Collection Privée
Para comenzar esta entrevista, ¿podría presentarse a nuestros lectores, hablarnos de su caballo principal Ninety Stone Pullman, de su cuadra actual y de cómo organiza su trabajo diario?
Me llamo Charlie Bays. Soy un jinete sudafricano afincado en Brasil y actualmente me encuentro pasando seis meses en Europa para ultimar los preparativos de cara al Campeonato del Mundo de Aachen.
Mi caballo principal pertenece a un cliente y gran amigo, Alexander Schmidt. Se llama Ninety Stone Pullman, aunque todo el mundo lo conoce simplemente como Ninety. Lleva conmigo desde que estaba recién domado. Hice con él sus primeros saltos, su primer concurso y he tenido la suerte de poder formarlo desde el principio.
Alex ha sido un propietario y un socio extraordinario. Confió en mí plenamente y me dejó desarrollar a Ninety como si fuera mi propio caballo. Es algo que valoro enormemente.
Cuento también con varios caballos jóvenes muy prometedores en la recámara. Gallahad es un caballo que vendí poco después de mi llegada a Europa a un amigo en Brasil, quien sigue compitiéndolo hoy con muchísimo éxito. También fue un caballo al que formé desde sus inicios hasta el nivel Gran Premio.
Tengo además una yegua alazana de ocho años espectacular, Aruba, también propiedad de Alex, en la que tengo muchísima fe. Asimismo, cuento con un castrado castaño de siete años de mi propiedad que me ilusiona enormemente de cara al futuro. Por detrás, varios caballos de cinco, seis y cuatro años continúan su proceso de formación.
Mi día a día es sumamente intenso. Entre el trabajo de mis caballos de competición, las clases y el seguimiento de los caballos de mis alumnos, las jornadas son maratónicas.
Gestionamos una estructura importante y eso implica un volumen de trabajo diario enorme. Tengo la suerte de estar rodeado de mozos y jinetes de primer nivel que me acompañan en esta aventura.
A esto se suma una logística monumental: organizar los desplazamientos, el transporte de los caballos, preparar todo el material para los concursos... En algunas citas nos desplazamos con casi 25 caballos, compaginando las pruebas de mis alumnos con mis propios caballos de competición.
Ha contado una divertida anécdota de su infancia en Brasil relacionada con los pantalones de montar ajustados. ¿Cómo lo llevó finalmente aquella historia familiar a preparar un Campeonato del Mundo en Aachen?
Mi madre siempre sostuvo que todo niño debía saber hacer tres cosas: nadar, andar en bicicleta y montar a caballo.
Por esa razón empezamos a tomar clases de equitación cuando yo tenía 10 años y mi hermano 8. Él solo duró tres meses, ¡básicamente porque odiaba la idea de tener que llevar pantalones ajustados! Pero al menos aprendió los conceptos básicos, así que mi madre quedó satisfecha.
Mirando hacia atrás, resulta curioso pensar que, casi 30 años después, esa misma pasión que empezó con unas simples clases infantiles me vaya a llevar hoy a entrar al galope en el estadio de Aachen.
Es un recorrido que jamás habría imaginado en aquel momento.
¿Qué significa para usted defender los colores de Sudáfrica en el mítico Hauptstadion de La Soers, ante toda la comunidad hípica internacional?
Siempre me han fascinado los colores de Sudáfrica y todo lo que representan.
Tener la oportunidad de representar a mi país ya es algo extraordinario de por sí. Pero hacerlo en Aachen, en todo un Campeonato del Mundo, escala a otro nivel. Para ser honesto, creo que todavía no he asimilado del todo lo que está pasando.
Me siento enormemente afortunado de estar en esta posición. Supera con creces cualquier sueño que haya podido tener.
Estoy muy orgulloso de ser sudafricano y profundamente honrado de formar parte de este equipo junto a compañeros tan extraordinarios.
Ninety Stone Pullman está con usted desde su doma. ¿Cómo describiría la evolución de su relación y de su binomio hasta llegar a la élite mundial?
Ninety es un caballo que siempre ha saltado con el corazón.
Desde el principio supe que podía llegar a ser un caballo especial. Sin embargo, en nuestro deporte nunca sabes realmente hasta dónde puede llegar un caballo hasta que no se enfrenta a las máximas exigencias.
Desde el primer día no ha dejado de evolucionar. Año tras año ha ido superando escalones y, aún hoy, sigue mejorando semana tras semana.
Es un caballo fuera de serie y me siento profundamente agradecido de haber podido compartir toda esta evolución con él desde sus inicios.
Sus últimos resultados en Europa, especialmente sus dobles ceros en la Copa de Naciones de Lisboa (CSIO 3*), así como sus actuaciones en Sopot y Valkenswaard, confirman su regularidad en alturas de 1,55 m y 1,60 m. ¿Cuál es su enfoque cuando compite a este nivel?
Intento simplemente aprender de cada recorrido.
Me pregunto constantemente qué puedo mejorar, porque siempre hay margen de evolución. Incluso tras un buen resultado, siempre existen pequeños detalles pulibles.
Doda, el jinete olímpico brasileño, me dijo en una ocasión: "Intenta ser mejor hoy de lo que fuiste ayer, y mejor mañana de lo que eres hoy".
Con esa mentalidad, creo que el progreso es inevitable.
Es usted graduado en Ciencias Equinas por el Hartpury College y aplica a diario conceptos de fisiología del esfuerzo y biomecánica. ¿De qué manera le ayuda este bagaje científico a mantener a Ninety Stone Pullman en su máximo nivel físico?
Esa formación me ayuda sobre todo a entender cómo minimizar el riesgo de lesiones, aunque en este deporte sabemos que los imprevistos siempre pueden ocurrir.
En el trabajo diario, considero que mi metodología permite mantener a los caballos en forma, sanos y motivados. El objetivo es mantener un enfoque coherente, comprender sus necesidades individuales y diseñar un programa a medida para cada uno.
La variedad en el trabajo es fundamental. Estoy convencido de que un caballo que se encuentra bien física y mentalmente es un caballo con mayor longevidad deportiva.
Concede gran importancia a la variedad en el entrenamiento y a salir con frecuencia de la pista. ¿Por qué es tan decisiva esta filosofía en su preparación, especialmente antes de un gran campeonato?
Considero fundamental que los caballos no pasen su vida encerrados en una pista de entrenamiento.
Hacer siempre lo mismo resulta monótono para ellos y puede incrementar el riesgo de lesiones por sobrecarga. La variedad en el trabajo y la diversidad de terrenos son pilares básicos para mantener a un caballo sano, tanto en lo físico como en lo mental.
Al final, no debemos olvidar algo esencial: los caballos tienen que disfrutar con lo que hacen.
Es una prioridad absoluta para mí. Un caballo feliz, motivado y que disfruta de su trabajo siempre dará ese plus de entrega cuando salga a la pista.
¿Qué lectura hace hoy del bienestar equino y de los estándares de manejo en Sudáfrica? ¿Y cómo influye su experiencia internacional en su propio planteamiento?
Sudáfrica es un país profundamente comprometido con el bienestar del caballo.
Hay profesionales extraordinariamente capacitados, apasionados e implicados que están haciendo avanzar el deporte en la dirección correcta. Durante los últimos meses he tenido el enorme placer de trabajar y aprender junto a varios de ellos.
Es un proceso de aprendizaje continuo. Todos estamos en constante evolución.
Hay que buscar siempre mejorar, profundizar en el conocimiento y encontrar nuevas formas de optimizar el cuidado de nuestros caballos.
Más allá de los datos científicos, suele comentar que selecciona sus caballos "con el ojo y con el corazón". ¿Qué vio en la mirada de Ninety Stone Pullman cuando lo conoció por primera vez?
Vi sencillamente a un gigante noble, con una energía descomunal y una chispa muy especial en la mirada.
Un caballo de su envergadura no suele ser tan ligero ni tan fácil de conducir. Fue lo primero que me impactó de él.
Tenía una combinación idónea: muchísima presencia, una potencia enorme y, al mismo tiempo, una fluidez natural y una entrega absoluta por hacer las cosas bien.
Tras desarrollar gran parte de su carrera en el circuito sudamericano, especialmente en Brasil, ¿cómo ha logrado adaptarse tan rápido a la exigencia y al ritmo de los concursos europeos?
Siempre me he enfocado en sentirme cómodo dentro del tiempo permitido.
Nunca me ha dado miedo arriesgar un derribo por ir a buen ritmo. Esa forma de abordar los recorridos me facilitó mucho las cosas al dar el salto a las pistas europeas.
El tiempo jamás ha sido un obstáculo para mí. Hoy en día se trata más bien de encontrar el equilibrio adecuado y afinar los pequeños detalles.
A este nivel, son esos matices los que marcan la diferencia. Hay que seguir siendo rápido, pero combinándolo con máxima precisión y estrategia.
En agosto de 2025 confió sus propios caballos de competición a las jóvenes amazonas sudafricanas Alexis y Kellen McLaren durante un evento en São Paulo. ¿Por qué le resulta tan importante la transmisión de experiencia a los más jóvenes?
Me encanta trabajar con Alexis y Kellen. Son dos jóvenes talentos excepcionales.
Creo que los jinetes tenemos una responsabilidad que va más allá de la competición. Debemos ser referentes y contribuir en todo lo posible a que nuestro deporte evolucione en la dirección correcta.
Disfruto mucho estando rodeado de compatriotas sudafricanos; me acerca a mis raíces y tiene un significado muy especial para mí.
Pasamos una semana fantástica en São Paulo, disfrutamos muchísimo de la experiencia y espero de corazón que tengamos la oportunidad de repetir iniciativas como esta en el futuro.
La vida de un jinete internacional implica largas temporadas lejos de la familia, los seres queridos y el país de origen. ¿Cómo gestiona esa distancia durante una gira europea prolongada?
Es realmente duro estar separado de los tuyos durante tanto tiempo, pero forma parte del camino que hemos elegido.
Mantenemos un contacto constante. Las videollamadas ayudan a acortar distancias y a sentirnos cerca a pesar de los kilómetros.
Al final, lo que te impulsa a seguir adelante es ver cómo avanzas hacia tus objetivos y sentir que todo el esfuerzo cobra sentido.
Sería mucho más fácil volver a casa, pero no es una opción para mí en este momento. Amo profundamente lo que hago y estoy aprovechando al máximo esta etapa europea.
Solo espero que podamos rematar esta aventura con la guinda del pastel.
Estoy infinitamente agradecido a mi familia y a todo mi equipo por el respaldo incondicional que me han brindado durante todos estos meses. Han estado increíbles.
Quiero agradecer especialmente a Priscilla, mi pareja, que ha sido un pilar fundamental y un apoyo constante en todo este trayecto.
Sudáfrica es una nación en pleno desarrollo dentro del panorama hípico internacional. ¿Qué mensaje le gustaría enviar a los jóvenes jinetes sudafricanos que sueñan con alcanzar la élite mundial?
Trabajen duro.
Mantengan la humildad.
Tengan la mente abierta a nuevas ideas y no dejen nunca de aprender.
No existen los atajos.
El deporte de alto rendimiento exige tiempo, paciencia y una dedicación absoluta. Hay que aceptar el proceso paso a paso y centrarse en ser cada día un poco mejor.
El estadio de Aquisgrán es famoso mundialmente por sus imponentes recorridos y su entregada afición de casi 40.000 espectadores. ¿Qué preparación mental lleva a cabo para gestionar una atmósfera tan única?
Para ser sincero, procuro no darle demasiadas vueltas de momento.
Sé que será una experiencia maravillosa y me emociona mucho la idea de vivirla. Es un verdadero sueño hecho realidad.
Intento concentrarme exclusivamente en lo que está bajo mi control. No puedo controlar el ambiente, el público ni la presión exterior. Lo que sí puedo controlar es mi preparación, mi trabajo diario y la manera de abordar la competición.
Para concluir, Charlie, ¿qué tendría que ocurrir para que el Campeonato del Mundo de Aachen 2026 fuera un éxito rotundo para usted, su equipo y los propietarios que lo respaldan?
Es una pregunta compleja.
Sencillamente quiero poder sentirme orgulloso de todo el camino recorrido y del trabajo realizado en conjunto.
Es muy difícil fijar expectativas objetivas en cuanto a resultados, ya que jamás he competido en un evento de esta magnitud y no sé exactamente qué me voy a encontrar.
De lo que sí me siento orgulloso es de toda la preparación acumulada durante los últimos años y meses. Cada hora de trabajo nos ha traído hasta aquí.
Ahora solo tengo ganas de llegar a Aachen, disfrutar de esta experiencia única y dar lo mejor de nosotros mismos en la pista.
