On the Road to Aachen #32 – Luka Zaloznik "Le voir devenir le cheval qu'il est aujourd'hui est extrêmement gratifiant."

Français/English/Español --------------- À l’approche des Championnats du monde FEI 2026 d’Aix-la-Chapelle, Le Mag’Équestre part à la rencontre des cavaliers qui s’apprêtent à écrire une nouvelle page de l’histoire du sport équestre. À travers cette série exclusive, découvrez les parcours, les chevaux, les philosophies et les ambitions de ceux qui porteront leurs couleurs sur la mythique piste de la Soers. Des témoignages authentiques où se mêlent passion, travail, émotions et quête de performance au plus haut niveau mondial. De l’expérience des grands rendez-vous aux rêves de gloire, chaque cavalier nous ouvre les portes de son quotidien avant le grand défi d’Aachen. Bienvenue dans « On the Road to Aachen », au cœur de l’aventure des Championnats du monde 2026. Bonne Lecture !

JEUX EQUESTRES MONDIAUX D'AIX-LA-CHAPELLE 2026 !

Samuel Benibre

8/10/202629 min read

En 2018, sur la majestueuse piste de Tryon aux États-Unis, Luka Zaloznik inscrivait son nom dans les livres d'histoire en devenant le tout premier athlète à représenter la Macédoine du Nord lors des Jeux Équestres Mondiaux. Un accomplissement fondateur pour ce cavalier déterminé qui, deux ans plus tôt, faisait le choix audacieux de quitter le giron slovaque pour arborer avec fierté le drapeau d'une nation émergente sur la scène équestre internationale.

Malgré des épreuves personnelles d'une rare dureté — comme la perte tragique de son cheval d'espoir olympique Chablou en 2019 ou des fractures de côtes handicapantes en 2022 dont il conserve des séquelles physiques au quotidien —, Luka a su construire une écurie de très haut niveau à force de travail, de rigueur et d'infrastructures d'entraînement sur-mesure. Associé à son sensationnel étalon Stakkatol Blue PSZ, le pilote de 1,60 m continue d'ouvrir la voie pour toute une région et d'inspirer la jeune génération. Pour Le Mag'Equestre, Luka Zaloznik se confie avec sincérité et passion sur son parcours de pionnier et ses plus grandes ambitions.

©Collection Privée

Luka, en 2018, vous avez marqué l'histoire aux Jeux Équestres Mondiaux de Tryon en devenant le tout premier athlète de Macédoine du Nord à disputer un Championnat du Monde. Avec le recul, que représentait ce moment pionnier pour vous et votre pays ?

C'est difficile de poser des mots sur un tel moment. Représenter la Macédoine du Nord aux Jeux Équestres Mondiaux et devenir le premier athlète de mon pays à courir un Championnat du Monde a été un honneur immense et l'un des moments de plus grande fierté de ma carrière.

C'était bien plus qu'une réussite personnelle : c'était un jalon historique pour la Macédoine du Nord. Savoir que j'ai pu porter nos couleurs sur l'une des plus grandes scènes du sport mondial et écrire une petite page d'histoire est quelque chose que je chérirai toujours. J'espère que cela a prouvé que les athlètes issus de plus petites nations peuvent eux aussi rivaliser au plus haut niveau, et que cela a inspiré les jeunes chez nous à croire que tout est possible avec suffisamment de travail et de dévouement.

Vous avez pris la décision en 2016 de changer de nationalité sportive, passant de la Slovénie à la Macédoine du Nord. Qu'est-ce qui a motivé ce choix et quel sentiment cela procure-t-il d'élever à soi seul le profil du saut d'obstacles macédonien sur la scène internationale ?

La décision n'a pas été facile à prendre, car la Slovénie est mon pays natal et c'est là que j'avais obtenu d'excellents résultats en début de carrière, devenant notamment octuple champion national. Mais malgré ces résultats, je n'ai jamais ressenti un niveau de soutien ou de reconnaissance à la hauteur de mes accomplissements et de mes ambitions.

À un certain moment, j'ai réalisé que si je voulais continuer à progresser vers l'élite, j'avais besoin d'un environnement où je me sentais valorisé et où mes objectifs étaient partagés. La Macédoine du Nord m'a offert cette opportunité : ce fut une décision dictée par mon avenir d'athlète plutôt que par l'émotion.

En regardant en arrière, je n'ai aucun regret. Je suis fier de représenter la Macédoine du Nord à l'international, et c'est incroyablement gratifiant de contribuer à placer le saut d'obstacles macédonien sur la carte du monde. Si mes résultats peuvent inspirer davantage de cavaliers ou attirer l'attention sur notre sport dans le pays, c'est une immense source de fierté.

Votre étalon de tête, Stakkatol Blue PSZ, enchaîne les performances impressionnantes sur 1,55 m et 1,60 m en CSI5* et en Grand Prix CSIO. Comment décririez-vous son caractère et son potentiel alors qu'il entre dans ses meilleures années ?

« Blue » est bien plus qu'un simple cheval pour moi : c'est mon partenaire depuis les tout débuts de sa carrière. Nous avons grandi ensemble, appris ensemble et célébré chaque étape côte à côte. Dès le premier jour où je me suis assis sur son dos, j'ai senti qu'il était spécial. J'ai profondément cru qu'il avait tout ce qu'il fallait pour atteindre le sommet de notre sport.

Le voir devenir le cheval qu'il est aujourd'hui est extrêmement gratifiant. Je suis incroyablement fier de tout ce qu'il a accompli à un si jeune âge, mais ce qui me rend encore plus heureux, c'est d'être convaincu que ses meilleures années sont encore devant lui ! Il a le talent, le cœur et le mental d'un champion. Chaque fois que nous entrons en piste, il me donne absolument tout ce qu'il a. Pour moi, ce n'est que le début de quelque chose de très spécial.

Vous avez traversé des épreuves majeures dans votre carrière : la perte tragique de votre cheval olympique Chablou en 2019, puis une grave blessure aux côtes en 2022. Quel état d'esprit vous a permis de rester motivé dans ces moments sombres ?

J'ai appris que les coups durs font partie du voyage de tout athlète. Il y aura toujours des hauts et des bas, mais ce qui importe le plus, c'est la façon dont vous y réagissez. Je n'ai jamais permis aux moments difficiles de me définir ou de m'arrêter.

Perdre Chablou a été une douleur immense, et me remettre de mes fractures de côtes a mis mes limites physiques et mentales à rude épreuve. Mais j'ai toujours cru que là où il y a de la volonté, il y a un chemin. Abandonner n'a jamais été une option. Chaque épreuve est devenue une raison supplémentaire de travailler plus dur, de revenir plus fort et de savourer chaque opportunité de concourir. Ces expériences m'ont rendu plus résilient, plus patient et encore plus reconnaissant.

Vous avez concouru sur les plus belles pistes du monde, de Tryon à Saint-Tropez et Sopot. Comment adaptez-vous votre préparation entre les grands terrains en herbe et les pistes intérieures ou en sable plus réduites ?

J'ai eu la chance de créer un environnement d'entraînement idéal à la maison. Il y a quelques années, j'ai construit une carriere en herbe de très haute qualité dans mes écuries pour pouvoir entraîner spécifiquement les chevaux à ce type de sol avant les grandes échéances. Nous avons également agrandi et rénové notre carrière en sable pour avoir des conditions parfaites au quotidien toute l'année.

Au-delà de la piste, la condition physique générale est essentielle. Je passe beaucoup de temps à monter mes chevaux dans les collines environnantes pour développer leur force, leur souffle et leur endurance. Lorsque nous arrivons sur un concours, qu'il s'agisse d'un grand terrain en herbe ou d'une piste en sable plus technique, je veux que mes chevaux se sentent physiquement prêts, confiants et à l'aise.

Avec de jeunes chevaux comme Nibolensky et Echo's Way Z qui épaulent Stakkatol Blue PSZ, comment évaluez-vous la profondeur et l'avenir de votre piquet de chevaux ?

Je suis très satisfait de l'équipe de chevaux dont je dispose actuellement. Bien sûr, Stakkatol Blue PSZ est le pilier de l'écurie, mais je suis tout aussi enthousiasmé par les plus jeunes qui arrivent derrière.

Nibolensky et Echo’s Way Z ont tous deux signé des performances très prometteuses cette année sur de grands concours internationaux. Ils ont un talent énorme et un avenir brillant devant eux. Avoir un groupe de chevaux en pleine progression me donne une grande confiance pour la saison en cours comme pour les années à venir.

Représenter une nation émergente comme la Macédoine du Nord implique des défis particuliers pour accéder aux CSI5*. Quels sont les obstacles spécifiques auxquels font face les cavaliers issus de petites nations équestres ?

Les défis sont nombreux. Quand vous venez d'une petite nation équestre, vous devez être proactif pour aller chercher des opportunités au plus haut niveau. Cela signifie passer beaucoup de temps à l'étranger, concourir sur le circuit international et créer des relations solides avec des cavaliers, propriétaires, entraîneurs et organisateurs d'autres pays.

L'approche des grands championnats est également différente. En tant que cavalier individuel, vous ne bénéficiez pas de la même structure de soutien que les athlètes issus de pays dotés d'équipes fortes et bien établies. Vous devez assumer vous-même de nombreux aspects, sur le terrain comme en dehors. Mais ces difficultés vous rendent aussi plus résilient et capable de créer des opportunités au lieu de les attendre.

Vous avez représenté la Macédoine du Nord aux Championnats d'Europe de Milan en 2023 avec Columbus G. En quoi le format d'un championnat diffère-t-il mentalement et physiquement des Grands Prix 5* hebdomadaires ?

Les Championnats d'Europe sont très différents du circuit Grand Prix 5* classique. Ils n'ont lieu que tous les deux ans, donc la pression et les attentes sont naturellement bien plus élevées. C'est un rendez-vous où chaque cavalier veut briller, et on sait que les occasions sont rares dans une carrière.

Sur le plan mental, il faut rester concentré pendant plusieurs jours consécutifs et gérer la responsabilité de représenter son pays. Physiquement, le format de championnat exige une grande régularité sur plusieurs manches plutôt qu'une performance isolée sur une seule journée. Concourir à Milan avec Columbus G a été une expérience précieuse qui m'a beaucoup appris sur les exigences du très haut niveau.

Vous formez régulièrement de jeunes chevaux, comme Ozzy JJ chez les 6 et 7 ans. Quelles sont les qualités primordiales que vous cherchez chez un jeune espoir destiné à sauter 1,60 m ?

Pour atteindre le très haut niveau, le talent seul ne suffit pas. Pour moi, les qualités les plus importantes sont un mental d'acier et la capacité physique à encaisser les exigences du haut niveau.

Un cheval de 1,60 m doit être mentalement assez fort pour supporter l'atmosphère, la pression et la répétition des grands concours, tout en possédant la force, le respect, la trajectoire et la santé pour durer des années. Dans la formation des jeunes chevaux, je ne précipite jamais les choses : chaque cheval évolue à son rythme pour devenir un athlète complet et épanoui.

Votre ambition sportive a toujours été tournée vers les épreuves majeures et les Jeux Olympiques. Comment votre stratégie a-t-elle évolué ces dernières saisons pour atteindre ces objectifs à long terme ?

Disputer les Jeux Olympiques a toujours été l'un de mes plus grands rêves. Mais ces dernières saisons, je me suis concentré sur la construction de bases solides. Mon cheval de tête étant encore jeune, j'ai préféré privilégier le perfectionnement technique et l'expérience en piste plutôt que de courir après des résultats immédiats.

À ce stade, une excellente technique de tracé et une éducation rigoureuse sont bien plus importantes que la précipitation. En prenant le temps de bien former mon cheval aujourd'hui, je sais que nous serons dans une position bien plus forte pour rivaliser au sommet à l'avenir.

Lors d'épreuves CSIO3* comme Šamorín ou Borgo La Caccia, vous courrez fréquemment à titre individuel sans équipe nationale complète. Comment cela influence-t-il votre approche tactique du week-end ?

Sur ces concours Coupe des Nations, mon objectif principal est de me qualifier pour le Grand Prix, et courir en individuel m'oblige à adopter la meilleure stratégie pour y parvenir. Chaque week-end demande une tactique adaptée. C'est bien sûr dommage de ne pas avoir une équipe nationale complète à mes côtés, car représenter son pays en équipe est un sentiment unique. J'espère avoir plus d'opportunités de le faire à l'avenir, mais d'ici là, je me concentre à 100 % sur chaque occasion qui se présente en individuel.

Vous avez repris la compétition au plus haut niveau en avril 2022 après des mois d'arrêt dus à vos fractures de côtes. Comment cette période de rééducation a-t-elle modifié votre préparation physique et votre hygiène de vie ?

Cette blessure a totalement changé ma manière d'aborder ma carrière et ma vie quotidienne. La convalescence n'a pas été un simple épisode : c'est un travail de chaque instant, et aujourd'hui encore, je dois composer avec des douleurs au quotidien.

J'ai donc entièrement repensé ma préparation physique. Je consacre beaucoup plus de temps à ma condition, à ma renforcement musculaire et à ma mobilité pour m'assurer que mon corps peut supporter l'effort malgré la douleur. Cette épreuve m'a rendu encore plus fort mentalement et m'a appris l'importance de la discipline et du soin apporté à son corps chaque jour.

Stakkatol Blue PSZ a signé de magnifiques parcours sur des pistes 5* comme Versilia ou Saint-Tropez. Quelles qualités spécifiques font de lui un partenaire si fiable sur les tracés techniques à 1,60 m ?

Je pense que sa plus grande qualité est sa mentalité de gagnant. Il aime son métier, adore la compétition et donne toujours tout dès qu'il entre en piste. Au plus haut niveau, le talent ne suffit pas : le cheval doit avoir l'envie de se battre sur chaque obstacle et de rester confiant sous la pression. Stakkatol Blue PSZ possède ce supplément d'âme. Il a confiance en moi, j'ai une confiance aveugle en lui : cette complicité s'est bâtie avec le temps et c'est le secret de nos réussites.

En tant que pionnier des sports équestres en Macédoine du Nord, quelles étapes sont selon vous nécessaires pour développer l'infrastructure et amener plus de jeunes cavaliers de votre région sur la scène internationale ?

Il y a encore énormément de travail à accomplir. Actuellement, les infrastructures et les opportunités en Macédoine du Nord sont très limitées par rapport à d'autres pays européens. Pour former de nouveaux cavaliers internationaux, nous avons besoin de meilleures installations, d'un soutien renforcé pour les jeunes et de plus d'occasions de prendre de l'expérience sur des concours de qualité. J'essaie d'aider les cavaliers macédoniens dès que je le peux en partageant mon expérience. J'espère que mes résultats prouvent à la jeunesse locale qu'avec du travail et du soutien, réussir au niveau international est possible.

Pour conclure, quel conseil donneriez-vous à un jeune cavalier issu d'une petite nation émergente qui rêve de courir les Championnats du Monde et les Grands Prix 5* ?

Mon conseil est simple : travailler dur, rêver grand et ne jamais laisser les frontières de votre pays définir vos limites.

Si vous venez d'une nation émergente, le chemin sera plus difficile, mais vos rêves ne doivent pas être plus petits pour autant. Soyez prêts à faire des sacrifices, à voyager, à apprendre auprès des meilleurs et à saisir chaque occasion de progresser. Le succès ne vient pas du jour au lendemain : il exige des années de dévouement, de patience et de résilience. Si vous croyez profondément en vos objectifs et que vous travaillez pour eux chaque jour, tout devient possible.

©Collection Privée

ENGLISH VERSION !


As the 2026 FEI World Championships in Aachen draw near, Le Mag’Équestre sits down with the riders poised to write the next chapter of equestrian history.

In this exclusive series, discover the journeys, the horses, the philosophies, and the ambitions of those set to fly their national colors on the legendary Soers arena.

These authentic accounts reveal the raw passion, unrelenting work ethic, emotion, and drive for top-tier world performance.

From seasoned championship veterans to those chasing glory, each rider opens the door to their daily life ahead of Aachen's ultimate showdown.

On the Road to Aachen #32 – Luka Zaloznik

“Seeing him become the horse he is today is extremely rewarding.”

In 2018, on the majestic arena of Tryon in the United States, Luka Zaloznik wrote his name in the history books by becoming the very first athlete to represent North Macedonia at the World Equestrian Games. A foundational achievement for this determined rider who, two years earlier, made the bold choice to leave the Slovakian fold to proudly fly the flag of an emerging nation on the international equestrian stage.

Despite facing trials of rare severity — such as the tragic loss of his Olympic prospect Chablou in 2019 or debilitating rib fractures in 2022, the physical aftermath of which he still manages daily —, Luka has built a top-tier stable through hard work, rigor, and tailor-made training facilities. Paired with his sensational stallion Stakkatol Blue PSZ, the 1.60m pilot continues to pave the way for an entire region and inspire the younger generation. For Le Mag'Equestre, Luka Zaloznik speaks candidly and passionately about his journey as a pioneer and his highest ambitions.

©Collection Privée

Luka, in 2018, you made history at the World Equestrian Games in Tryon by becoming the first athlete from North Macedonia to compete in a World Championship. Looking back, what did that pioneering moment mean for you and your country?

It is hard to put words on such a moment. Representing North Macedonia at the World Equestrian Games and becoming the first athlete from my country to compete in a World Championship was an immense honor and one of the proudest moments of my career.

It was much more than a personal achievement: it was a historic milestone for North Macedonia. Knowing that I was able to carry our colors on one of the biggest stages in world sport and write a small page of history is something I will always treasure. I hope it proved that athletes from smaller nations can also compete at the highest level, and that it inspired young people back home to believe that anything is possible with enough hard work and dedication.

You made the decision in 2016 to change your sporting nationality, moving from Slovenia to North Macedonia. What motivated this choice, and how does it feel to single-handedly raise the profile of Macedonian show jumping on the international stage?

The decision was not an easy one to make, as Slovenia is my native country and where I achieved great results early in my career, including becoming an eight-time national champion. But despite those results, I never felt a level of support or recognition that matched my accomplishments and ambitions.

At a certain point, I realized that if I wanted to keep progressing toward the elite level, I needed an environment where I felt valued and where my goals were shared. North Macedonia offered me that opportunity: it was a decision driven by my future as an athlete rather than by emotion.

Looking back, I have no regrets. I am proud to represent North Macedonia internationally, and it is incredibly rewarding to help put Macedonian show jumping on the world map. If my results can inspire more riders or bring attention to our sport in the country, that is an immense source of pride.

Your lead stallion, Stakkatol Blue PSZ, has been delivering impressive performances at 1.55m and 1.60m in CSI5 and CSIO Grand Prix classes. How would you describe his character and potential as he enters his prime years?

"Blue" is much more than just a horse to me: he has been my partner since the very beginning of his career. We grew up together, learned together, and celebrated every milestone side by side. From the very first day I sat on his back, I felt he was special. I deeply believed he had everything it takes to reach the pinnacle of our sport.

Seeing him become the horse he is today is extremely rewarding. I am incredibly proud of everything he has accomplished at such a young age, but what makes me even happier is being convinced that his best years are still ahead of him! He has the talent, the heart, and the mindset of a champion. Every time we step into the ring, he gives me absolutely everything he has. For me, this is just the beginning of something very special.

You have faced major trials in your career: the tragic loss of your Olympic horse Chablou in 2019, followed by a severe rib injury in 2022. What mindset allowed you to stay motivated through those dark times?

I have learned that setbacks are part of any athlete's journey. There will always be ups and downs, but what matters most is how you respond to them. I have never allowed tough times to define me or stop me.

Losing Chablou was an immense heartbreak, and recovering from my rib fractures tested my physical and mental limits to the utmost. But I have always believed that where there is a will, there is a way. Giving up was never an option. Every trial became an extra reason to work harder, come back stronger, and savor every opportunity to compete. Those experiences made me more resilient, more patient, and even more grateful.

You have competed on some of the world's finest arenas, from Tryon to Saint-Tropez and Sopot. How do you adjust your preparation between large grass arenas and smaller indoor or sand arenas?

I have been fortunate to create an ideal training environment at home. A few years ago, I built a very high-quality grass arena at my stables so I could specifically train the horses on this surface before major events. We also expanded and renovated our sand arena to ensure perfect daily conditions year-round.

Beyond the arena, general physical fitness is essential. I spend a lot of time riding my horses in the surrounding hills to build their strength, wind, and stamina. When we arrive at a show, whether it is a massive grass field or a more technical sand ring, I want my horses to feel physically ready, confident, and comfortable.

With young horses like Nibolensky and Echo's Way Z supporting Stakkatol Blue PSZ, how do you assess the depth and future of your string of horses?

I am very pleased with the team of horses I currently have. Of course, Stakkatol Blue PSZ is the pillar of the barn, but I am just as excited about the younger ones coming up behind him.

Nibolensky and Echo’s Way Z have both delivered very promising performances this year at major international shows. They possess tremendous talent and a bright future ahead of them. Having a group of horses in full progression gives me great confidence for both the current season and the years to come.

Representing an emerging nation like North Macedonia brings unique challenges in gaining access to CSI5 events. What specific hurdles do riders from smaller equestrian nations face?

The challenges are numerous. When you come from a small equestrian nation, you have to be proactive to go out and seek opportunities at the highest level. That means spending a lot of time abroad, competing on the international circuit, and building strong relationships with riders, owners, trainers, and organizers from other countries.

Approaching major championships is also different. As an individual rider, you don't benefit from the same support system as athletes from countries with strong, well-established teams. You have to handle many aspects yourself, both in and out of the ring. But those difficulties also make you more resilient and capable of creating opportunities instead of waiting for them.

You represented North Macedonia at the 2023 European Championships in Milan with Columbus G. How does the format of a championship differ mentally and physically from weekly 5 Grand Prix competitions?

European Championships are very different from the standard 5* Grand Prix circuit. They only happen every two years, so the pressure and expectations are naturally much higher. It is an event where every rider wants to shine, and you know opportunities like this are rare in a career.

Mentally, you have to stay locked in over several consecutive days and manage the responsibility of representing your country. Physically, the championship format demands great consistency over multiple rounds rather than a single standalone performance on one day. Competing in Milan with Columbus G was a valuable experience that taught me a lot about the demands of the absolute highest level.

You regularly develop young horses, such as Ozzy JJ in the 6- and 7-year-old divisions. What primary qualities do you look for in a young prospect destined to jump 1.60m?

To reach the very highest level, talent alone is not enough. For me, the most crucial qualities are a mind of steel and the physical capability to withstand the demands of top-level sport.

A 1.60m horse must be mentally strong enough to handle the atmosphere, the pressure, and the repetition of major shows, while possessing the power, carefulness, scope, and soundness to last for years. In developing young horses, I never rush things: every horse progresses at their own pace to become a well-rounded and fulfilled athlete.

Your sporting ambitions have always been aimed at major events and the Olympic Games. How has your strategy evolved over recent seasons to achieve these long-term goals?

Competing in the Olympic Games has always been one of my biggest dreams. But over the past few seasons, I have focused on building solid foundations. Since my top horse was still young, I preferred to prioritize technical refinement and ring experience rather than chasing immediate results.

At this stage, excellent course-riding technique and rigorous schooling are far more important than rushing. By taking the time to produce my horse properly today, I know we will be in a much stronger position to contend at the top in the future.

At CSIO3 events like Šamorín or Borgo La Caccia, you frequently ride as an individual without a full national team. How does this influence your tactical approach to the weekend?

At these Nations Cup shows, my main goal is to qualify for the Grand Prix, and riding as an individual forces me to adopt the best strategy to achieve that. Every weekend requires an adapted tactic. It is certainly a pity not to have a full national team beside me, as representing your country as a team is a unique feeling. I hope to have more opportunities to do so in the future, but until then, I focus 100% on every chance that presents itself individually.

You returned to top-level competition in April 2022 after months on the sidelines due to your rib fractures. How did that rehabilitation period reshape your physical preparation and lifestyle?

That injury completely altered the way I approach my career and my daily life. Recovery was not just a temporary phase: it is a constant effort, and even today, I have to deal with daily pain.

As a result, I completely overhauled my physical preparation. I spend far more time on my fitness, core strength, and mobility to ensure my body can endure the workload despite the pain. That ordeal made me mentally stronger and taught me the vital importance of discipline and taking care of my body every single day.

Stakkatol Blue PSZ has posted magnificent rounds in 5 arenas such as Versilia and Saint-Tropez. What specific qualities make him such a reliable partner over technical 1.60m courses?

I believe his greatest quality is his winning mindset. He loves his job, loves to compete, and always gives his all from the moment he enters the ring. At the top level, talent isn't enough: the horse must have the desire to fight over every fence and stay confident under pressure. Stakkatol Blue PSZ has that extra spark. He trusts me, and I have blind trust in him: that partnership was built over time, and it is the secret to our success.

As a pioneer of equestrian sports in North Macedonia, what steps do you believe are necessary to develop the infrastructure and bring more young riders from your region onto the international stage?

There is still an enormous amount of work to be done. Currently, the infrastructure and opportunities in North Macedonia are very limited compared to other European countries. To develop new international riders, we need better facilities, stronger support for youth, and more opportunities to gain experience at quality shows. I try to help Macedonian riders whenever I can by sharing my experience. I hope my results prove to the local youth that with hard work and support, succeeding at the international level is possible.

In conclusion, what advice would you give to a young rider from an emerging nation who dreams of competing in World Championships and 5 Grand Prix classes?

My advice is simple: work hard, dream big, and never let your country's borders define your limits.

If you come from an emerging nation, the path will be harder, but your dreams shouldn't be any smaller because of it. Be prepared to make sacrifices, to travel, to learn from the best, and to seize every opportunity to improve. Success doesn't happen overnight: it requires years of dedication, patience, and resilience. If you deeply believe in your goals and work for them every day, anything becomes possible.

Versión En Español

A medida que se aproximan los Campeonatos del Mundo FEI 2026 de Aquisgrán, Le Mag’Équestre conversa con los jinetes preparados para escribir el próximo capítulo en la historia del deporte ecuestre.

En esta serie exclusiva, descubra los recorridos, los caballos, las filosofías y las ambiciones de quienes se disponen a defender los colores de sus países en el legendario estadio de Soers.

Relatos auténticos donde se entrelazan la pasión pura, la disciplina inquebrantable, las emociones y la búsqueda del máximo rendimiento mundial.

Desde consagrados veteranos de grandes campeonatos hasta quienes persiguen su sueño de gloria, cada jinete nos abre las puertas de su día a día antes del desafío definitivo en Aquisgrán.

On the Road to Aachen #32 – Luka Zaloznik

"Ver cómo se ha convertido en el caballo que es hoy es sumamente gratificante."

En 2018, en la majestuosa pista de Tryon en Estados Unidos, Luka Zaloznik inscribió su nombre en los libros de historia al convertirse en el primer atleta en representar a Macedonia del Norte en los Juegos Ecuestres Mundiales. Un logro fundador para este jinete determinado que, dos años antes, tomó la audaz decisión de dejar la disciplina eslovaca para lucir con orgullo la bandera de una nación emergente en la escena hípica internacional.

A pesar de haber atravesado pruebas personales de una dureza extraordinaria —como la trágica pérdida de su caballo de esperanza olímpica Chablou en 2019 o fracturas de costillas incapacitantes en 2022 de las que guarda secuelas físicas a diario—, Luka ha sabido construir una cuadra de altísimo nivel a fuerza de trabajo, rigor e infraestructuras de entrenamiento a medida. Junto a su sensacional semental Stakkatol Blue PSZ, el piloto de 1,60 m continúa abriendo camino para toda una región e inspirando a la joven generación. Para Le Mag'Equestre, Luka Zaloznik se sincera con pasión sobre su recorrido de pionero y sus más grandes ambiciones.

©Collection Privée

Luka, en 2018 hizo historia en los Juegos Ecuestres Mundiales de Tryon al convertirse en el primer atleta de Macedonia del Norte en disputar un Campeonato del Mundo. Con la perspectiva del tiempo, ¿qué representó ese momento pionero para usted y para su país?

Es difícil expresar con palabras un momento así. Representar a Macedonia del Norte en los Juegos Ecuestres Mundiales y ser el primer atleta de mi país en correr un Campeonato del Mundo fue un honor inmenso y uno de los momentos de mayor orgullo de mi carrera.

Fue mucho más que un logro personal: fue un hito histórico para Macedonia del Norte. Saber que pude llevar nuestros colores a uno de los escenarios más grandes del deporte mundial y escribir una pequeña página de historia es algo que guardaré siempre como un tesoro. Espero haber demostrado que los atletas de naciones más pequeñas también pueden competir al máximo nivel, y haber inspirado a los jóvenes de nuestro país a creer que todo es posible con suficiente trabajo y dedicación.

En 2016 tomó la decisión de cambiar de nacionalidad deportiva, pasando de Eslovenia a Macedonia del Norte. ¿Qué motivó esta elección y qué sentimiento le produce elevar por sí solo el perfil del salto de obstáculos macedonio en la escena internacional?

No fue una decisión fácil, ya que Eslovenia es mi país natal y donde logré excelentes resultados al principio de mi carrera, convirtiéndome en octacampeón nacional. Sin embargo, a pesar de esos resultados, nunca sentí un nivel de apoyo o reconocimiento a la altura de mis logros y ambiciones.

En un momento dado, me di cuenta de que si quería seguir avanzando hacia la élite, necesitaba un entorno en el que me sintiera valorado y donde mis objetivos fueran compartidos. Macedonia del Norte me ofreció esa oportunidad: fue una decisión dictada por mi futuro como atleta más que por la emoción.

Mirando hacia atrás, no me arrepiento de nada. Estoy orgulloso de representar a Macedonia del Norte internacionalmente, y es increíblemente gratificante contribuir a situar el salto macedonio en el mapa mundial. Si mis resultados pueden inspirar a más jinetes o atraer atención hacia nuestro deporte en el país, es una inmensa fuente de orgullo.

Su semental estrella, Stakkatol Blue PSZ, encadena actuaciones impresionantes sobre 1,55 m y 1,60 m en CSI5 y Grandes Premios CSIO. ¿Cómo describiría su carácter y su potencial ahora que entra en sus mejores años?

«Blue» es mucho más que un simple caballo para mí: es mi compañero desde los inicios de su carrera. Hemos crecido juntos, aprendido juntos y celebrado cada etapa codo con codo. Desde el primer día que me senté en su lomo, sentí que era especial. Creí profundamente que tenía todo lo necesario para llegar a la cima de nuestro deporte.

Verlo convertirse en el caballo que es hoy resulta extremadamente gratificante. Estoy increíblemente orgulloso de todo lo que ha logrado a una edad tan temprana, pero lo que me hace aún más feliz es estar convencido de que sus mejores años aún están por llegar. Tiene el talento, el corazón y la mentalidad de un campeón. Cada vez que entramos en pista, me da absolutamente todo lo que tiene. Para mí, esto es solo el comienzo de algo muy especial.

Ha atravesado pruebas cruciales en su carrera: la trágica pérdida de su caballo olímpico Chablou en 2019 y una grave lesión de costillas en 2022. ¿Qué mentalidad le permitió mantenerse motivado en esos momentos oscuros?

He aprendido que los golpes duros forman parte del viaje de todo atleta. Siempre habrá altibajos, pero lo que más importa es cómo reaccionas ante ellos. Nunca he permitido que los momentos difíciles me definan o me detengan.

Perder a Chablou fue un dolor inmenso, y recuperarme de mis fracturas de costillas puso a prueba mis límites físicos y mentales. Pero siempre he creído que donde hay voluntad, hay un camino. Rendirse nunca fue una opción. Cada prueba se convirtió en una razón adicional para trabajar más duro, volver más fuerte y saborear cada oportunidad de competir. Esas experiencias me han hecho más resiliente, más paciente y aún más agradecido.

Ha competido en las mejores pistas del mundo, desde Tryon hasta Saint-Tropez y Sopot. ¿Cómo adapta su preparación entre las grandes pistas de hierba y las pistas cubiertas o de arena más reducidas?

He tenido la suerte de crear un entorno de entrenamiento ideal en casa. Hace unos años, construí una pista de hierba de gran calidad en mis cuadras para poder entrenar específicamente a los caballos en esta superficie antes de las grandes citas. También ampliamos y renovamos nuestra pista de arena para tener condiciones perfectas a diario durante todo el año.

Más allá de la pista, la condición física general es esencial. Paso mucho tiempo montando a mis caballos por las colinas circundantes para desarrollar su fuerza, su fondo y su resistencia. Cuando llegamos a un concurso, ya sea una gran pista de hierba o un trazado de arena más técnico, quiero que mis caballos se sientan físicamente preparados, confiados y cómodos.

Con caballos jóvenes como Nibolensky y Echo's Way Z respaldando a Stakkatol Blue PSZ, ¿cómo evalúa la solidez y el futuro de su cuadra?

Estoy muy satisfecho con el equipo de caballos del que dispongo actualmente. Por supuesto, Stakkatol Blue PSZ es el pilar de la cuadra, pero me entusiasman de igual modo los más jóvenes que vienen por detrás.

Nibolensky y Echo’s Way Z han firmado actuaciones muy prometedoras este año en grandes concursos internacionales. Tienen un talento enorme y un futuro brillante por delante. Contar con un grupo de caballos en plena progresión me da una gran confianza tanto para la temporada en curso como para los próximos años.

Representar a una nación emergente como Macedonia del Norte implica desafíos particulares para acceder a los CSI5. ¿A qué obstáculos específicos se enfrentan los jinetes de pequeñas naciones ecuestres?

Los desafíos son numerosos. Cuando vienes de una nación ecuestre pequeña, tienes que ser proactivo para ir a buscar oportunidades al más alto nivel. Eso significa pasar mucho tiempo en el extranjero, competir en el circuito internacional y crear relaciones sólidas con jinetes, propietarios, entrenadores u organizadores de otros países.

El enfoque de los grandes campeonatos también es diferente. Como jinete individual, no te beneficias de la misma estructura de apoyo que los atletas procedentes de países con equipos fuertes y consolidados. Tienes que asumir tú mismo muchos aspectos, tanto dentro como fuera de la pista. Pero estas dificultades también te hacen más resiliente y capaz de crear oportunidades en lugar de esperarlas.

Representó a Macedonia del Norte en el Campeonato de Europa de Milán en 2023 con Columbus G. ¿En qué se diferencia el formato de un campeonato, mental y físicamente, de los Grandes Premios 5 semanales?

El Campeonato de Europa es muy diferente del circuito habitual de Grandes Premios 5*. Solo se celebra cada dos años, por lo que la presión y las expectativas son naturalmente mucho más altas. Es una cita en la que todo jinete quiere brillar, y se sabe que las ocasiones son raras en una carrera.

En el plano mental, hay que mantener la concentración durante varios días consecutivos y gestionar la responsabilidad de representar a tu país. Físicamente, el formato de campeonato exige una gran regularidad a lo largo de varias mangas, en lugar de una actuación aislada en un solo día. Competir en Milán con Columbus G fue una experiencia valiosa que me enseñó mucho sobre las exigencias del máximo nivel.

Forma con frecuencia a caballos jóvenes, como Ozzy JJ en las categorías de 6 y 7 años. ¿Cuáles son las cualidades primordiales que busca en un joven prospecto destinado a saltar 1,60 m?

Para alcanzar el más alto nivel, el talento por sí solo no basta. Para mí, las cualidades más importantes son una mentalidad de hierro y la capacidad física para soportar las exigencias del alto rendimiento.

Un caballo de 1,60 m debe ser mentalmente lo bastante fuerte para aguantar la atmósfera, la presión y la repetición de los grandes concursos, conservando al mismo tiempo la fuerza, el respeto, la trayectoria y la salud para durar años. En la formación de caballos jóvenes nunca precipito las cosas: cada caballo evoluciona a su ritmo para convertirse en un atleta completo y realizado.

Su ambición deportiva siempre ha estado orientada hacia las grandes citas y los Juegos Olímpicos. ¿Cómo ha evolucionado su estrategia en las últimas temporadas para alcanzar estos objetivos a largo plazo?

Disputar los Juegos Olímpicos siempre ha sido uno de mis mayores sueños. Pero en las últimas temporadas me he centrado en construir bases sólidas. Dado que mi caballo principal era aún joven, preferí priorizar el perfeccionamiento técnico y la experiencia en pista antes que perseguir resultados inmediatos.

En este punto, una excelente técnica de trazado y una educación rigurosa son mucho más importantes que las prisas. Al tomarme el tiempo para formar bien a mi caballo hoy, sé que estaremos en una posición mucho más fuerte para competir en la cima en el futuro.

En citas CSIO3 como Šamorín o Borgo La Caccia, compite con frecuencia a título individual sin un equipo nacional completo. ¿Cómo influye esto en su enfoque táctico del fin de semana?

En estos concursos de Copa de Naciones, mi objetivo principal es clasificarme para el Gran Premio, y competir de forma individual me obliga a adoptar la mejor estrategia para lograrlo. Cada fin de semana exige una táctica adaptada. Por supuesto, es una pena no contar con un equipo nacional completo a mi lado, ya que representar a tu país en equipo es un sentimiento único. Espero tener más oportunidades de hacerlo en el futuro, pero mientras tanto me concentro al 100 % en cada ocasión que se presenta de manera individual.

Reapareció en la competición al más alto nivel en abril de 2022 tras meses de parón por sus fracturas de costillas. ¿Cómo modificó ese periodo de rehabilitación su preparación física y su estilo de vida?

Esa lesión cambió por completo mi forma de afrontar mi carrera y mi vida cotidiana. La convalecencia no fue un simple episodio: es un trabajo de cada instante, y todavía hoy debo convivir con dolores a diario.

Por ello, replanteé totalmente mi preparación física. Dedico mucho más tiempo a mi condición, al fortalecimiento muscular y a la movilidad para asegurarme de que mi cuerpo pueda soportar el esfuerzo a pesar del dolor. Esta prueba me ha hecho aún más fuerte mentalmente y me ha enseñado la importancia de la disciplina y del cuidado corporal diario.

Stakkatol Blue PSZ ha firmado magníficos recorridos en pistas 5 como Versilia o Saint-Tropez. ¿Qué cualidades específicas hacen de él un compañero tan fiable en trazados técnicos de 1,60 m?

Luka Zaloznik: Creo que su mayor cualidad es su mentalidad ganadora. Le encanta su trabajo, adora la competición y siempre lo da todo en cuanto entra en pista. Al más alto nivel, el talento no basta: el caballo debe tener las ganas de luchar en cada obstáculo y mantenerse confiado bajo presión. Stakkatol Blue PSZ posee ese impulso extra. Él confía en mí y yo tengo una confianza ciega en él: esa complicidad se ha construido con el tiempo y es el secreto de nuestros éxitos.

Como pionero de los deportes ecuestres en Macedonia del Norte, ¿qué pasos considera necesarios para desarrollar la infraestructura y llevar a más jóvenes jinetes de su región a la escena internacional?

Queda muchísimo trabajo por hacer. Actualmente, las infraestructuras y oportunidades en Macedonia del Norte son muy limitadas en comparación con otros países europeos. Para formar a nuevos jinetes internacionales necesitamos mejores instalaciones, un mayor apoyo para los jóvenes y más ocasiones de adquirir experiencia en concursos de calidad. Intento ayudar a los jinetes macedonios siempre que puedo compartiendo mi experiencia. Espero que mis resultados demuestren a la juventud local que, con trabajo y apoyo, triunfar a nivel internacional es posible.

Para concluir, ¿qué consejo daría a un joven jinete de una nación emergente que sueña con correr Campeonatos del Mundo y Grandes Premios 5?

Mi consejo es sencillo: trabaja duro, sueña en grande y no dejes nunca que las fronteras de tu país definan tus límites.

Si vienes de una nación emergente, el camino será más difícil, pero tus sueños no tienen por qué ser más pequeños. Estate dispuesto a hacer sacrificios, a viajar, a aprender de los mejores y a aprovechar cada oportunidad para progresar. El éxito no llega de la noche a la mañana: exige años de dedicación, paciencia y resiliencia. Si crees profundamente en tus objetivos y trabajas por ellos cada día, todo se vuelve posible.

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Samuel Benibre